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Votre campus ou votre association étudiante a initié une action qui mérite de figurer sur cette page ?
N'hésitez pas : envoyez-nous un bref descriptif de votre initiative !

Attention: la section "Actualités" de notre site est en chantier permanent, elle est mise à jour régulièrement. Pensez à revenir la consulter!

Colloque international de recherche, de réflexion et d'échange : « Le développement durable de l’école élémentaire au campus : enjeux pédagogiques et pratiques sociales dans les établissements d’enseignement ».
Les 25, 26 et 27 juin 2008 se tiendra, au centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean-François CHAMPOLLION à Albi, un colloque international sur l'éducation au développement durable qui aura pour enjeu de renforcer les savoirs et savoir-faire pour performer les dispositifs existants, faire émerger de nouveaux questionnements pour la Recherche et créer un espace de rencontre pour les différents acteurs (enseignants, chercheurs, institutionnels, associations) impliqués ou concernés par la promotion du développement durable dans les établissements d’enseignement. Pour en savoir plus : http://delecoleaucampus-albi.com/

Le Comité 21 édite un répertoire des associations DD de l'école au campus
Plus de 200 établissements scolaires, de l'école au campus, sont déjà engagés dans des démarches de développement durable (Agenda 21 scolaire ou E3D). Pour soutenir leur mise en oeuvre, le comité 21 a réalisé une base de données-ressources identifiant par région les accompagnateurs et les formateurs de démarches Agenda 21 scolaires (www.comite21.org - rubrique EDD - Agenda 21 scolaires).

Trophées Planet-D pour le développement durable : jusqu'à 5 000 € à gagner
Vous êtes étudiant, vous avez un projet de développement durable sur votre campus, mais vous manquez de fonds et vous ne savez pas bien comment-vous y prendre... L'association Planet D organise un concours qui récompense les meilleures initiatives étudiantes. Soumettez votre projet avant le 30 avril 2008, et vous serez peut-être les heureux élus de prix qui peuvent aller jusqu'à 5 000 €. Et en prime, un accompagnement tout au long de votre projet. Toutes les informations sont sur : www.planetd.fr

Le covoiturage pour réduire les émissions de CO2 des étudiants franciliens
Depuis le 5 février, les étudiants d'Ile-de-France disposent d'un service de covoiturage qui leur est spécifiquement dédié. En tout c'est 350 000 étudiants qui sont concernés par ce nouveau dispositif (Cergy, Ecole centrale de Paris, ENS Cachan, ESSEC, Evry, HEC, INRIA, Institut Supérieur de l'Environnement, la Bergerie, Paris I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, Polytehcnique, Supélec, TECOMAH, UMLV, UVSQ, Véolia). Coordonnée par Fondaterra, la création de cette plate-forme découle du projet de recherche-action : « Amélioration de l'efficacité énergétique et réduction des émissions de CO2 dans les campus d'Île-de-France ». Développé par Green Cove Ingénierie (leader dans le domaine du covoiturage)et SFR et en partenariat avec l'ADEME, ce service est accessible depuis le site web T.éco et sur les mobiles.
De nouveaux services viendront progressivement enrichir l'offre avec l'accès aux informations sur les horaires de transports en commun, un service d'autopartage, des stages d'éco-conduite, etc. La plateforme de service visera également à valoriser les émissions de CO2 évitées. Dans un premier temps, mis en place pour les usagers des campus universitaires franciliens, ce projet a vocation à se déployer très rapidement au niveau national.

Enquête Energie Climat
Les attentes des étudiants en matière de formation au développement durable sont de plus en plus prononcées, mais comment leurs permettre de les exprimer pour mieux les prendre en compte ? C'est ce que propose la consultation nationale lancée par Avenir Climatique sur les attentes des étudiants en matière de formation pour faire face aux enjeux climatiques et énergétiques. Conçue à la fois comme une évaluation des connaisssances des étudiants, la consultation leur offre aussi un réel espace d'expression. 14 000 étudiants ont déjà réaliser à cette enquête, mais pour des résultats encore plus exhaustifs, n'hésitez pas à la(re)diffuser. L'enquête se déroule exclusivement sur internet à l'adresse suivante :www.avenirclimatique.org/enquete

Magazine Durabilis : Appel à témoignages
Votre établissement (Université, Grande Ecole) a engagé des démarches particulières dans le domaine du développement durable ? Vous êtes un étudiant et vous militez pour un campus plus responsable ? Le magazine Durabilis vous donne l'occasion de vous exprimer et de faire entendre votre voix dans un dossier à paraître en janvier 2008. La date limite d'envoi de votre article est fixée au 10 décembre 2007. Des questions ont été formulées afin de guider votre réflexion : "Etablissements de formation et “Campus durables”… est-ce possible ? A quelles conditions, sous quels délais, pour quels résultats ?Au-delà de la dimension environnementale ou écologique, ce sont des questions de modes de management humain et organisationnel qui se posent…" Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site du magazine Durabilis.

Elyo (Suez) et Fondaterra s'associent pour réduire la consommation énergétique des campus
Une convention de partenariat a en effet été signée à l'occasion du Salon professionnel international "Ecobuilding Performance" qui s'est déroulé du 18 au 20 septembre à Paris. Ce projet concerne dans un premier temps l'ensemble des campus d'Ile de France. En effet, sont associés à ce projet la Région Ile de France mais aussi l'ADEME et la Conférence des Présidents d'Université. Elyo interviendra particulièrement sur le mode d'un soutien technique à l’élaboration d’une stratégie globale d’amélioration de la gestion et du mix énergétique des bâtiments. Le communiqué de presse sur Enviro2B.

Création du REFEDD - Réseau français des étudiants pour le développement durable
Le REFEDD sera la première structure nationale de coordination et de promotion des initiatives étudiantes comprises dans le domaine du développement durable (société, environnement, culture) et de représentation internationale de la voix étudiante française sur les thématiques de développement durable.
Les principes fondateurs sont la neutralité politique, l’innovation et l’entreprenariat.
Cette structure, dont le site internet opérationnel en octobre sera un portail incontournable pour les étudiants et leurs projets, rassemble l’ensemble des acteurs - associations et réseaux étudiants - qui œuvrent pour un avenir plus responsable en faisant la promotion du développement durable. Les organismes qui s’investissent ou adhèrent au REFEDD ne perdent pas leur identité, bien au contraire, car le REFEDD est là pour promouvoir leurs actions vers les étudiants, institutions et entreprises au niveau national. Le REFEDD ressemblera en quelque sorte à l’association L’Alliance pour les ONG environnementales. La naissance officielle du REFEDD, soutenue activement par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), se fera le 24 Octobre à Paris lors d’une journée nationale destinée aux étudiants d’Ecoles et d’Universités.
Les organismes/institutions qui soutiennent le REFEDD sont entre autres Animafac, Avenir Climatique, Etudiants & Développement, la CGE ou encore Campus Responsables. L’équipe de travail, qui se réunit tous les dix jours sur Paris, est composée actuellement de 30 personnes et attend vos questions, avis, et attentes ou même votre aide si ce projet vous intéresse et que vous bénéficiez d’une certaine expertise sur le sujet ou sur la création d’une structure nationale. Contactez Antoine par téléphone au 06 26 30 67 21/06 09 12 35 97 ou par mail : antoine.miche@neuf.fr.

Le phénomène des campus responsables dans les colonnes du Time et de Newsweek
Dans la rubrique consacrée à l’éducation, les deux hebdomadaires américains ont publié un article sur le développement durable dans les campus. « De plus en plus d’Universités américaines prennent très au sérieux leur engagement pour le développement durable » souligne Newsweek, constatant notamment la prise en compte de la construction durable, de l’alimentation bio, de la neutralité carbone ou encore de l’intégration des enjeux du développement durable dans les cours, tout cela étant possible grâce à une participation active d’étudiants. De son côté, Time remarque que « le développement durable s’inscrit comme un pilier majeur dans les missions institutionnelles » et que « parce qu’il marque une rupture avec l’enseignement académique traditionnel, il est un vrai facteur de différenciation pouvant attirer de nombreux étudiants ». Pour lire l'intégralité des articles, consultez le site du Time et de Newsweek.

Le PNUE propose un Cd-rom à l’attention des enseignants en marketing et publicité
Le PNUE (Programme des Nations-Unies pour l’Environnement) met à la disposition des enseignants un Cd-rom riche en ressources pour un enseignement plus responsable en marketing et en publicité. L'objectif principal est de démontrer que le développement durable est un concept essentiel à maîtriser face à la multiplication des stratégies marketing et des communications. Cet outil complet et interactif, qui permettra aux futurs professionnels de la communication et du marketing de jouer un rôle clé en conciliant les nouvelles demandes environnementales des consommateurs et l'offre de produits et services correspondants à cette attente, propose de nombreuses synthéses, étude de cas, exercices, bibliographies ainsi que plus de 300 documents et liens internet. Le contenu est librement téléchargeable sur Internet.
Pour plus d’informations et accéder aux téléchargements, consultez le site internet du PNUE. Vous pouvez également envoyer un mail au responsable de cette initiative, M. Gleyzes.

Greening of the Campus VII : rencontre entre acteurs de l’intégration du développement durable dans les campus
Du 6 au 8 septembre prochain, l’Université américaine Ball State, dans l’Indiana, propose son septième rassemblement des acteurs de l’intégration du développement durable sur les campus. Vous êtes enseignants, membres de l’administration ou de la Direction, étudiants, ou vous avez un poste dédié à la mise en place d’actions de développement durable sur votre campus ? Vous pouvez donc participer à cet événement - et même y présenter les bonnes pratiques de votre établissement - qui rassemblera principalement les acteurs des campus pionniers américains et canadiens. Parmi les sujets abordés: la place du social dans les trois piliers du développement durable, financer le développement durable, planifier la neutralité carbone de son campus, les outils à développer pour passer à l’action ou encore communiquer le développement durable aux non-engagés. De nombreux intervenants partageront leurs bonnes pratiques lors des séances plénières et des différents ateliers. La deadline pour les inscriptions est fixée au 17 août.
Pour plus d’informations et pour vous inscrire, consultez le site internet de l’Université de Ball State ou envoyez un mail directement à l’organisatrice.

Étudiants, enseignants : participez à l’enquête de l’association Avenir Climatique !
Avenir Climatique, association citoyenne créée en 2007 par Jean-Marc Jancovici, a pour objectif de contribuer à faire des enjeux énergétiques et climatiques une priorité nationale en agissant au niveau des établissements d’enseignement supérieur et de leurs étudiants. Elle met en ligne un questionnaire visant à mieux connaître les attentes des étudiants (les enseignants sont également les bienvenus) de l'enseignement supérieur français en matière de sensibilisation aux enjeux énergétiques et climatiques.
Les réponses seront analysées, et une synthèse sera restituée par Avenir climatique lors de la conférence 'Grenelle de l'environnement' prévue pour le mois d'octobre 2007. Comptez environ 15 minutes pour obtenir votre mot de passe, remplir le questionnaire et compléter votre profil, et rejoindre ainsi les quelques 1050 participants. Pour y participer rendez-vous sur le site d'Avenir Climatique.

Le Maroc veut introduire le développement durable dans les cursus de formation
Un «Forum national de validation de la Stratégie nationale d'éducation et de sensibilisation à l'environnement» s'est déroulé à Rabat du 17 au 19 juin. L'objectif était "de poser les bases d'un cadre fédérateur, (...) qui permette avant tout aux acteurs institutionnels, associatifs, des médias, du secteur privé et académique, de mutualiser leurs compétences et savoir-faire dans les domaines de l'éducation et de la sensibilisation à l'environnement et donc, au développement durable» selon le coordinateur de l'association Enda Maghreb au Maroc, Magdi Ibrahim. Le projet de cette stratégie nationale peut être considéré comme une initiative pilote de la Stratégie méditerranéenne de développement durable, à laquelle le Maroc a adhéré, une stratégie qui met l'accent sur l'importance d'introduire le développement durable dans les cursus de formation, depuis l'école primaire jusqu'aux universités et grandes écoles, et de contribuer à la mise en oeuvre au niveau méditerranéen de la Déclaration de la conférence UNESCO de Thessalonique de 1997. Le forum était assorti d'une exposition présentant des outils, matériels didactiques, ouvrages, dessins et photos relatifs au thème de cette rencontre. Financé par l'UE et organisé en partenariat avec les instance du ministère de l'aménagement du territoire, de l'eau et de l'environnement, du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieure, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, du Secrétariat d'état chargé de la jeunesse, du ministère de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes et du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, ce forum est un signal fort du Maroc dans son engagement en faveur d'une éducation au développement durable. Plus d'infos sur le site d'informations Al Bayane.

Objectif zéro-émission pour plus de 280 Universités américaines
"The American College & University Presidents Climate Commitment", qui à ce jour rassemble 284 signatures et qui devrait approcher les 1000 en 2009, a pour objectif de pousser les Universités membres à devenir neutre en émissions de gaz à effet de serre (GES), mais également à intégrer les enjeux du développement durable dans leur programme pédagogique et de recherche. Trois étapes marquent l'engagement des Universités: elles disposent de deux mois pour constituer un groupe de travail, d'un an pour faire l'inventaire des toutes les sources émettrices de GES (électricité, chauffage, transport routier et aérien) et de deux ans pour dresser un plan d'action. Pour atteindre cet objectif de neutralité carbone, les Universités devront au moins utiliser deux leviers parmi lesquels :construire tout nouveau bâtiment selon le standard LEED (l'équivalent de la norme HQE en France), utiliser des produits certifiés ENERGY STAR, développer une politique de transport "vert" pour tous les acteurs des campus ou encore s'assurer qu'au moins 15% de l'électricité est issue d'énergies renouvelables. Plus d'infos sur le site "The American College & University Presidents Climate Commitment".

Des Campus Euro-méditerranéens pour l’Environnement et le Développement durable
Le Groupement européens des Campus (GEC) propose à des étudiants et des jeunes professionnels des pays d'Europe et du pourtour méditerranéen de participer à des études de terrain au service de projets de territoires.
- Les campus « Jeunes Européens Acteurs du Monde Rural » sont destinés à des étudiants et des jeunes professionnels européens, et offrent la possibilité d’intégrer des projets de développement local dans 7 territoires ruraux européens, en France, Grèce et Ecosse.
- Les campus euro-méditerranéens du Développement Durable du GEC sont proposés également à des étudiants et des jeunes professionnels ; ces ateliers d’étude de terrain permettent aux participants de s’impliquer localement, en France et au Maroc, dans des projets locaux dans les domaines de la prévention des risques, de l’écotourisme et de la création culturelle. Plus d'infos sur le site des Campus Euro-Méditerranéens.

L’Université de Hampshire s’approvisionne en énergie verte dont il stabilise les prix pour 15ans
En passant un contrat spécifique avec le fournisseur d'éléctricité PPM Energy, l'Université de Hampshire s'approvisionnera désormais en énergie verte afin de compenser ses émissions de carbone estimées à 11 400 tonnes par an.
Mieux: ce partenariat durable permet au fournisseur de fidéliser un client qui en retour se protége de la volatilité des prix pendant 15 ans. Ainsi, le prix est fixé à 7.6 cents (dollars) par kilowatt heure (kWh), pour une consommation annuelle d'environ 15 millions de kWh. Plus d'infos sur le site de l'Université de Hampshire.

L’Université de Washington récupère et valorise ses déchets « E-Media »
Début mai, l'initiative "E-Media" à été lancée à travers tout le campus. L'objectif: grâce à la pose de 24 nouvelles poubelles, les étudiants et leurs professeurs peuvent désormais jeter leurs dvd, cd, vieilles cassettes vidéos ou encore leurs télephones portables. Un exemple d'éco-efficacité proposé par l'Université de Washington car les premiers déchets éléctroniques cités sont rachetés par des entreprises spécialisées dans le recyclage et les téléphones portables par leurs fabricants. Plus d'infos sur le site du journal The Daily.

Les étudiants et professeurs de Sciences-Po Paris peuvent désormais compenser leurs émissions carbone
Le collectif Ecocampus, qui regroupe des associations et syndicats de Sciences-Po (Jeunes Verts, PlanetD, P.A.V.é.S, UNEF), a lançé l' opération "Réduisons - Compensons" ; l' objectif est de permettre à un maximum d'étudiants et de professeurs de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
Une campagne innovante qui s’appuie sur deux méthodes, favorisant aussi les petits porte-monnaie:
- par achat de permis sur le marché des permis d’émission européens (période 2005-07), à partir de 1€ la tonne ;
- par la subvention de projets de développement propre dans des pays du Sud (15€ la tonne dont 10€ déductibles des impôts)
Pour en savoir plus : Une initiative concrète que vous retrouverez en détail dans le communiqué de presse. N'hésitez pas à visiter le site d'Ecocampus ou à leur envoyer un mail : collectif.ecocampus@gmail.com
Et si vous voulez personnellement réduire vos émissions de GES, allez faire un tour sur le site de Climat Mundi.

Les résultats d’une étude répondant à la question « Comment les écoles et les universités intègrent-elles les enjeux du développement durable et de la RSE à leurs enseignements ? » présentés lors d'un séminaire organisé par l'Observatoire des Cadres de la CFDT
Pour tenter de répondre à cette question, deux chercheurs de l'université catholique de Lille ont étudié la manière dont le développement durable - dans ses aspects économiques, sociaux et environnementaux - imprègne les formations supérieures. 40 formations (30 formations dans le Nord-Pas-de-Calais et 10 formations internationales) ont été auditées. Une méthode certes non exhaustive, mais qui offre une bonne image de l'approche française. Deux constats émergent de cette étude. Tout d’abord, l'intégration de la RSE est très variable d'une formation à l'autre. En effet, elle dépend des motivations des responsables: éthiques, pédagogiques (développer des savoirs transdisciplinaires), commerciale (attirer des étudiants), ou institutionnelles (pression extérieure). Enfin, la France est à la traîne par rapport aux Allemands ou aux Anglo-saxons.
4 modèles d'intégration de la RSE ont également été relevés:
- Pour 7% des formations étudiées : une ignorance ou une vive critique de la RSE:
Ces cursus ne proposent aucun enseignement liés au développement durable et n'abordent pas ces problématiques dans les cours.
- Pour 33% des formations : la RSE comme "supplément d'âme":
La RSE est considérée comme un enseignement d'appoint, déconnectée du projet pédagogique. Le ou les cours sont souvent optionnels, concernent peu d'étudiants, et abordent un aspect partiel de la RSE (par exemple: l'environnement).
-Pour 26% des formations : une approche de culture générale :
Des cours spécifiques permettent à tous les étudiants de développer une vision globale de la RSE: repères historiques, terminologiques et juridiques. Le concept reste toutefois abordé avec précaution, et n'est pas mis en avant dans la formation.
- Enfin, pour 33% des formations : une vraie approche professionnelle:
La RSE est un fil conducteur de la pédagogie. Ses enjeux traversent presque toutes les disciplines, et sont abordés avec une vraie volonté opérationnelle. Il s'agit ici de fournir aux étudiants des outils directement utiles pour appliquer la RSE dans leur future activité.
Pour plus d’informations, téléchargez l’étude complète ou sa synthèse. Vous pouvez également téléchargez les actes du séminaire « RSE et formation des futurs cadres » du 6 avril 2007.

Solar Generation lance une nouvelle sélection d'associations étudiantes
Si vous souhaitez mobiliser votre campus dans la lutte contre le réchauffement climatique, contre le gaspillage énergétique et pour les énergies renouvelables, Solar Generation propose de vous aider à monter un projet concret pour changer les pratiques énergétiques sur votre campus. Impliquez-vous dans le projet Solar Generation en devenant une association membre du réseau . Greenpeace organise en ce moment même une nouvelle sélection d’associations étudiantes : c’est le moment de vous lancer! Pour participer à cette sélection, vous devez impérativement remplir le dossier de présentation et le renvoyer avant le 1er juillet 2007 par la poste (cachet de la poste faisant foi), à Héloïse – Greenpeace France – 22 rue des Rasselins – 75020 Paris ou par mail à heloise.fernandez@fr.greenpeace.org. Pour plus d'informations sur cette campagne de sélection, téléchargez la présentation en version pdf.

Le décathlon solaire : un défi énergétique et esthétique pour 20 équipes issues de 20 universités différentes
Issues d’universités du Canada, des Etats-Unis mais également d’Allemagne et d’Espagne, les 20 équipes doivent chacune dessiner, construire et optimiser une maison solaire.
Chaque maison doit être originale d’un point de vue esthétique, mais également être peu consommatrice d’énergie et avoir recours au solaire pour produire de quoi répondre aux besoins en électricité, chauffage et eau chaude. Chaque équipe doit être également capable de produire suffisamment d’électricité pour faire fonctionner une voiture électrique.
Au bout d’environ deux ans de travail, les maisons seront regroupées du 12 au 20 octobre 2007 à Washignton où elles seront testées pour vérifier qu’elles sont capables de répondre à tous les besoins quotidiens. Le but de ce décathlon solaire est de montrer, tant aux étudiants qu’aux visiteurs de l’exposition, les bénéfices de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, de montrer l’impact de l’énergie au quotidien mais également d’aider au développement des ces technologies.
Pour en savoir plus : www.eere.energy.gov/solar_decathlon

Dans le cadre de sa campagne Campus Vert, Greepeace lance le mardi 13 mars 2007 la première journée nationale de chasse au gaspillage sur les campus - « Just a Clic »
Le principe de l’opération « Just a Clic » est d’engager les campus à réduire leurs consommations d’énergie pendant 24 heures. La consommation d’énergie sera ainsi mesurée pendant ce laps de temps sur 10 campus représentatifs et comparée avec la consommation d’une journée témoin. Par cette action Greenpeace veut mettre en avant le potentiel d’économie, et montrer qu’avec de simples gestes gratuits, il est possible de faire la différence! L’action du 13 mars précèdera la diffusion d’une lettre aux candidats aux élections présidentielles, pour impulser un engagement politique fort et concret dans la lutte contre le réchauffement climatique, sur le terrain des campus. Les demandes de Greenpeace sont ainsi l’imposition de normes thermiques pour les bâtiments des établissements d’enseignement supérieur ainsi que le développement des énergies renouvelables sur les campusSi vous souhaitez vous inscrire dans cette démarche, envoyez très rapidement un mail à Héloïse heloise.fernandez@fr.greenpeace.org pour nous le signaler. Vous recevrez les affiches et les tracts de l'opération.
Plus d’informations sur le site Solar Generation de Greenpeace

Le Comité 21, partenaire de Campus Responsables, publie un guide méthodologique de l'Agenda 21 scolaire
Intitulé "De l’école au campus, agir ensemble pour le développement durable", ce guide méthodologique de l’Agenda 21 scolaire se découpe en trois parties et propose ainsi un état des lieux de la planète, des exemples de réponses apportées aux niveaux local et planétaire, une méthodologie pour conduire une démarche d’Agenda 21 au sein des établissements (illustrée par de nombreux exemples issus surtout du primaire et du secondaire) et enfin un panorama de l’engagement des jeunes en France et à l’international en faveur de la solidarité et de l’environnement. L’initiative Campus Responsables est ainsi répertoriée dans ce guide pratique. Pour 16 euros et en 104 pages, cet ouvrage concis offre même une base de données et des documents disponibles sur les nombreux enjeux qu’il traite.
Plus d’informations : www.comite21.org
Pour commander ce guide, contacter Claire Sehier du Comité 21 par téléphone (01 55 34 75 26) ou par mail

Capital E, société américaine de conseil spécialisée dans les énergies propres, publie un rapport sur les coûts et af American Scientists), et l'U.S. Green Building Council, compare les coûts de construction et les coûts de fonctionnement (eau, énergie) de 30 écoles construites selon les principes de haute qualité environnementale à ceux des écoles conventionnelles.
En moyenne, le surcoût des écoles vertes est évalué à moins de 2%, soit environ 33 dollars de plus par m2 selon les chiffres communiqués par les architectes et elles consomment, en moyenne, 33% moins d'énergie. Sur 20 ans cela pourrait représenter une économie directe de 67 dollars/m2 auxquels les auteurs ont ajouté 33 dollars/m2 d'économies indirectes dues à une baisse des prix du marché (la réduction de la consommation d'énergie des écoles entraînera une baisse de la demande qui devrait diminuer les prix sur le marché de l'énergie), soit, au total, 100 dollars d'économie par m2 en ne prenant en compte que l'énergie.
Outre les économies d'énergie et d'eaux, les écoles vertes présentent également une meilleure qualité d'air, un meilleur contrôle de la température, du taux d'humidité, de l'acoustique et de la luminosité. Tous ces facteurs ont un impact sur la santé, le bien-être et les performances des élèves et des enseignants. Plusieurs études citées dans ce rapport montrent que les élèves transférés d'une école conventionnelle à une école verte font preuve de moins d'absentéisme et améliorent leurs notes (les auteurs du rapport ont estimé une amélioration des capacités d'apprentissage de 3 à 5%). Ces écoles sont également plus attractives pour les enseignants et projettent une meilleure image à la communauté.
Tout ceci peut se traduire en avantages économiques : diminution des coûts de remplacement des enseignants, que ce soit pour cause de maladie ou de départ, réduction des dépenses santé (diminution de l'occurrence de l'asthme notamment)... Les auteurs ont évalué que sur 20 ans pour un coût additionnel de 33 dollars/m2, les écoles vertes permettaient de créer une valeur totale de 822 dollars/m2 soit un bénéfice net de 790 dollars/m2, dont 544 dollars/m2 imputés aux salaires plus importants des élèves sortants de ces écoles. Si ce dernier chiffre, ainsi que d'autres évoqués dans le rapport, peuvent paraître moins pertinents pour un directeur d'école soucieux de rentabilité, les bienfaits en termes d'économie d'énergie et d'eau et d'amélioration des performances devraient le convaincre.
Téléchargez le rapport "Greening America's Schools Costs and Benefits", 2006, Capital E (format PDF - en anglais)

La très prestigieuse Oxford University s’engage dans la neutralité carbone et le commerce équitable au sein du Linacre College
En s’attaquant à deux problèmes fondamentaux du XXIe siècle, le changement climatique et les inégalités de développement entre le Nord et le Sud, le Linacre College dévoile une nouvelle image de la réputée traditionaliste Oxford University.
Le Linacre College a ainsi obtenu la certification « Fairtrade Status » par le label de commerce équitable Max Havelaar. Des produits issus du commerce équitable sont en effet disponibles dans tous les bars et cafétérias du campus.
Parallèlement, les étudiants ont réussi à rendre le Linacre College neutre en CO2 depuis septembre 2005. Mais par quels moyens? Tout d’abord, le Linacre College s’est engagé à réduire au maximum les émissions de CO2 du campus à l’aide de l’entreprise spécialisée Carbon Trust. Puis, pour compenser les émissions de CO2 irréductibles, le campus a fait appel à la société Climate Care qui finance des projets dans des pays en voie de développement qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Enfin, l’engagement des étudiants a été primordial pour convaincre Oxford de s’engager dans cette démarche. La manifestation de ces étudiants du 8 mars 2006 en réaction à la volonté d’Oxford de ne pas renouveler un contrat d’achat d’énergie « verte » a obligé l’Université à faire marche arrière. Cet événement a ainsi révélé leur intérêt pour les problèmes environnementaux de même que leur volonté d’engager leur campus dans la voie d’un développement durable.
Plus d’informations sur ces initiatives sur les sites du Linacre College, de Carbon Trust, de Climate Care
Si votre campus est intéressé par la compensation de ces émissions de CO2, consultez le site du prestataire français Climat Mundi, partenaire de la campagne Campus Responsables

Le site de la semaine étudiante du commerce équitable de Max Havelaar, qui aura lieu début mars 2007, est en ligne !
Guide d’actions, informations, jeux, bons de commande pour des kits d’action gratuits… l’outil central de la campagne de la semaine étudiante du commerce équitable de Max Havelaar qui aura lieu du 12 au 18 mars 2007 est en place ! Durant cette semaine, Max Havelaar propose ainsi à chaque étudiant d’engager son CROUS, son campus, son bar et même son club de sport sur la voie des produits issus du commerce équitable. Rappelons que l’an dernier, les Français n'ont dépensé en moyenne que 2 € en produits équitables contre 22 € pour les Suisses ! Alors, sensibilisez votre entourage et mobilisez vous pour ce rendez-vous désormais incontournable pour les jeunes, les étudiants et les campus.
Plus d’informations sur le site www.capasseparmoi.org
Contact Max Havelaar : sece@maxhavelaarfrance.org

L’institut américain Sustainable Endowments publie un rapport sur les pratiques de développement durable d’Universités canadiennes et américaines
L’Institut Sustainable Endowments vient de publier un rapport sur les politiques de développement durables des Universités (College Sustainability Report Card). Ce dernier évalue 100 grandes Universités canadiennes et américaines sur leurs pratiques en matière de développement durable et d’investissement. L’ensemble de ces universités représente plus de 2,3 millions d’étudiants et près de 258 milliards de dollars de dotations financières (soit 75% du total des dotations consacrées à l’enseignement supérieur dans ces deux pays). Ce rapport attribue ainsi une lettre, allant de A à F (A étant le maximum) pour chacun des domaines suivants :
- Administration
- Changement climatique et énergie
- Alimentation et recyclage
- Constructions durables
- Transparence sur l’utilisation des dotations financières attribuées
- Priorités d’investissement
- L’engagement des actionnaires
Puis, une note globale est attribuée. 4 écoles ont obtenu la lettre « A », 22 la lettre « B », 54 la lettre « C », et 20 la lettre « D ». Harvard, Stanford, Darmouth College et Williams College se partagent le haut du classement avec la lettre A. Pour autant, certaines écoles, en dépit d’une note globale moyenne, obtiennent de bonnes évaluations dans certaines catégories. Les meilleures pratiques pour chaque domaine sont ainsi citées en exemple. On trouve donc dans ce rapport des modèles inspirants, des bonnes pratiques, mais également des politiques à améliorer !
Pour en savoir plus, téléchargez l'intégralité du rapport "College Sustainability Report Card" en version PDF, ou son résumé, et connectez-vous sur le site Internet de l’Institut Sustainable Endowments (les rapports détaillés par établissement disponibles en ligne).

Le CROUS d’Aix-Marseille organise du 14 au 18 mai 2007 une Semaine de l’Environnement artistique et surprenante
Théâtre, alimentation bio, arts plastiques, scénographie, chocs visuels et auditifs, théâtre, stands d’information sur l’environnement et autres surprises, voici le cocktail étonnant que propose le service culturel du CROUS AIX MARSEILLE pour sa Semaine de l’Environnement. Cet événement a ainsi pour but de sensibiliser un public étudiant difficile à intéresser aux problèmes environnementaux. Un appel à projet artistique est également lancé : étudiants, à vos pinceaux, pots de peintures et bouteilles en plastique ! Sculptures, dessins, photographies… toutes les formes d’art sont permises si elles respectent ces deux conditions : intégrer le recyclage dans les œuvres (utilisation de journaux, cartons…) mais également composer sur les thèmes de cette exposition à savoir la nature préservée ou la destruction de l’environnement. Les projets sont à remettre avant la mi-mars.
Cet événement aura lieu du 14 au 18 mai 2007 dans le restaurant et la cafétéria universitaires des Gazelles à Aix en Provence… transformés pour l’occasion ! Une réunion d’informations sera organisée fin février avec les étudiants souhaitant participer à la manifestation. Pour cela prenez contact dès maintenant avec le service culturel :
Dorothée ALAUZET
Service Culturel, Cité U les Gazelles,
13621 Aix en Provence cedex 1
Tél : 04.42.93.75.00
Email : dorothee.alauzet@crous-aix-marseille.fr
Site internet du CROUS : www.crous-aix-marseille.fr

Un lycée pionnier en région Provence-Alpes-Côte d'Azur composte ses déchets alimentaires
Une solution au gaspillage des restaurants scolaires et universitaires ? C’est ce que propose l’association GESPER (GEStion de Proximité de l'Environnement en Région). En effet, celle-ci a mis en place en mai 2004 un système d’origine suédoise de compostage des restes de la cantine du lycée Pierre de Gennes à Dignes, producteur de près de 150 kilos de déchets alimentaires par jour. Construit en 1985, le lycée s'est lancé depuis maintenant quelques années dans une politique volontariste en faveur de l'environnement. Cet engagement s'est d'abord concrétisé par la mise en place du tri sélectif des papiers dans les bureaux puis par une attention particulière aux effluents dangereux produits par les laboratoire de chimie. Un suivi des consommations énergétiques a également été mis en place. Après une première action de tri des déchets alimentaires (tri la source, collecte et traitement par compostage hors site), le projet de traitement sur place s'est concrétisé fin 2004, profitant d'un projet de réhabilitation de la cuisine avec l'implantation d'un composteur électro-mécanique. Depuis la rentrée 2005, le compostage est opérationnel : les 700 à 1000 repas servis tous les jours produisent environ 100/150 kg de déchets alimentaires. Ces déchets sont principalement des retours de salle ou des repas non servis. Leur composition est donc très variable : elle dépend logiqement desmenus et et de la façon dont ils sont appréciés par les élèves ! En pratique, on y trouve de la viande et du poisson en sauce, des légumes mais aussi beaucoup de pain.
Une pratique innovante qui promeut l’éducation à l’éco-citoyenneté, pourvu que celle-ci soit appropriée et bien comprise par tous les usagers. L’extension de ce projet à neuf autres lycées de la région Provence Alpes Côtes d’Azur (PACA) est à l’étude actuellement.
Pour en savoir plus, consultez le site de l’association GESPER ou téléchargez une présentation Powerpoint (au format PDF) de l'initiative.

USA : Southface Energy Institute, un think-tank de promotion de l'architecture écologique, consacre un numéro de sa revue trimestrielle aux campus et écoles "vertes"
Créé en 1978 pour promouvoir l'énergie solaire, le Southface Energy Institute a depuis élargi son champ d'intervention à l'ensemble des sujets liés de près ou de loin à l'architecture écologique. Basé à Atlanta, l'institut propose aux professionnels mais aussi aux particuliers locaux un grand nombre de produits de conseil, d'information et de formation. En particulier, l'institut publie le Southface Journal of Sustainable Building, un trimestriel thématique consacré à des retours d'expérience de bâtiments innovants, à des solutions en matière d'éco-construction, etc. Le numéro d'automne 2006 est ainsi intégralement consacré aux "green schools", avec
notamment un article riche en exemples locaux de bâtiments scolaires et universitaires exemplaires, intitulé "Buildings that teach" (littéralement : des bâtiments pédagogiques).
Consultez directement en ligne le numéro d'automne 2006 du Southface Journal of Sustainable Building consacré aux "green schools"

Canada : l 'Université de British Columbia (UBC) montre la voie avec un site internet très riche !
UBC fait partie des centaines d'universités à avoir signé la déclaration de Talloires dans les années 90. Elle est aussi devenue, en 1997, la première université canadienne à avoir adopté une stratégie formalisée de développement durable, puis, un an plus tard, la première aussi à créer un département Développement Durable au sein de l'administration. Depuis, ses initiatives exemplaires dans la gestion du campus (son tout nouveau bâtiment des Sciences de la Vie s'est vu décerner le meilleur niveau de la certification américaine LEED) autant que dans ses programmes pédagogiques (plus de 300 cours liés au développement durable y sont proposés) et dans la transparence de la démarche (elle publie un rapport de développement durable depuis 2002) lui ont valu de recevoir le grand prix des Campus Verts décerné par l'ONG américaine National Wildlife Federation en 2003 puis 2005.
Depuis Septembre 2006, UBC peut aussi se targuer d'avoir l'un des sites internet dédiés les plus complets… et les plus inspirants, avec de multiples documents à télécharger (la stratégie développement durable de UBC, ses rapports annuels sur le sujet depuis 2002, quelques documents utilisés pour sensibiliser les élèves, etc.) et un étonnant calculateur en temps réel des consommations (papier, électricité, eau) du campus depuis la mise en ligne du site (1er septembre 2006) mais aussi des économies réalisées (papier, électricité, eau, CO2, dollars) grâce aux initiatives mises en place depuis le 1er avril 1999. Convaincant !

www.sustain.ubc.ca

La Conférence des Grandes Ecoles signe le Global Compact à l'occasion de son congrès annuel 2006
La Conférence des Grandes Ecoles, association loi 1901 qui regroupe 200 directeurs de Grandes Ecoles françaises (formant près de 40% des diplômés bac+5 en France), a organisé les 5 et 6 octobre 2006 à Brest, son congrès annuel sur le thème « Grandes Ecoles et Responsabilité Globale». Ce fut l’occasion de rappeler que l’association a publié en mai 2003 une charte de la Conférence des Grandes Ecoles pour le développement durable, avec un certain nombre de recommandations aux membres et un engagement de l’association à évaluer régulièrement les progrès accomplis et à rendre des comptes sur le sujet. L’association, qui publie régulièrement des études sur l’égalité hommes-femmes ou l’origine sociale des élèves dans les Grandes Ecoles, en a profité pour ajouter un étage à son engagement en profitant de l’occasion pour signer le Pacte Mondial (Global Compact) des Nations-Unies. Divers ateliers et tables-rondes se sont déroulés sur les deux jours, pour aborder notamment les aspects méthodologiques et stratégiques d’une démarche de développement durable ainsi que les questions d’évaluation et de reporting sur ces questions. Elisabeth Laville, initiatrice de la campagne Campus Responsables, a notamment participé à un atelier sur les meilleures pratiques et les expériences des écoles à l’étranger.
La charte est téléchargeable sur le site de la CGE.
Et le programme du congrès 2006 sur le thème "Grandes Ecoles et Responsabilité globale" également.

L'Alliance analyse l'intégration de la RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise) dans les formations des Universités et Grandes Ecoles
Une étude a été publiée en avril 2006 par l'association Alliances, basée dans le Nord, sur la façon dont les Universités et les Grandes Ecoles de la région contribuent, par leurs activités de recherche et d’enseignement, à la diffusion des enjeux de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Ce "Diagnostic pour une formation de décideurs socialement responsables" a été réalisé pour Alliances par le CREE (Centre de Recherche en Ethique Economique, Université catholique de Lille), sur un échantillon de 30 formations et filières proposées par des écoles de management, d'ingénieurs et par des universités, qui ont été comparées à un échantillon de référence composé de dix formations françaises et internationales réputées (Essec, London Businesss School, Indian Institute of Technology, etc), et fondé sur 70 entretiens auprès de directeurs d'établissements, directeurs des études et d'enseignants.
Conclusions principales de l’étude : d’abord la RSE est trop faiblement intégrée dans les enseignements, de manière inégale et souvent optionnelle, et ensuite la recherche appliquée doit être renforcée si l'Enseignement supérieur veut assumer des responsabilités sociétales à la hauteur de son pouvoir. Aujourd'hui, l’enseignement de la RSE varie avec les motivations des établissements, qui oscillent entre convictions éthiques de quelques enseignants militants, stratégie de positionnement un rien opportuniste sur le marché de la formation, et réponse à la demande des entreprises aux prises avec les nouvelles normes sociales et environnementales. Et si 44 % des établissements proposent un ou plusieurs cours spécialisés sur une thématique particulière, le sujet est souvent traité par le biais de témoignages de représentants d'entreprises. Pour Dominique Greiner, directeur du Centre de recherches en éthique économique (CREE), trois chantiers doivent être lancés de manière prioritaire : une meilleure intégration des enseignements de RSE aux matières fondamentales ; une mise en pratique de la responsabilité sociale dans la gestion des campus ; enfin, un renforcement de la recherche appliquée, en matière d'interdisciplinarité et d'analyse des pratiques concrètes.
Alliances travaille désormais à la création d'un observatoire des pratiques, structure d'échanges entre chercheurs et entreprises, avec un congrès en vue pour 2008. En attendant, Alliances met à disposition sa méthodologie pour le cas où d'autres régions seraient intéressées par une étude similaire.
Téléchargez la version PDF de l'étude, ou la synthèse avec les principales conclusions (également en version PDF). Vous pouvez aussi lire en ligne les résultats de l'étude sur le site de l'Alliance des Organisations Citoyennes.

La rentrée est plus verte dans le primaire et le seconde… avec les éco-écoles !
Dans le cadre d'un programme international proposé par la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, le label Eco-Ecole est décerné aux établissements du primaire et du secondaire qui souhaitent intégrer les aspects environnementaux au sein de la vie scolaire : collecte sélective des déchets, réduction des consommations d’eau ou d’énergie (grâce par exemple aux ampoules basse consommation ou à une meilleure isolation) , utilisation de produits d’entretien écologiques, … Pour obtenir le label, l’administration, le personnel, les enseignants et bien sûr les élèves d’un établissement doivent s’engager à travailler pendant trois années sur quatre thèmes : l’eau, l’énergie, les déchets et depuis la rentrée 2006 l’alimentation, avec un programme de travail organisé en sept étapes (dont la création d’un comité de pilotage, un diagnostic initial, l’élaboration d’un plan d’action mais aussi un travail pour intégrer l’environnement aux programmes scolaires – toutes ces étapes sont détaillées dans un manuel d’accompagnement téléchargeable sur le site de l’initiative). Après ces trois ans, le label Eco-Ecole est attribué et l’établissement peut rejoindre le réseau international des « eco-schools » (14 000 établissements dans 37 pays) et élargir sa réflexion à de nouveaux thèmes comme les transports, la solidarité, etc. Un réseau au sein duquel ne dépareillerait pas la petite école primaire de Meare Village, dans la province anglaise du Somerset, qui a récemment gagné le prix « éthique » organisé par le quotidien anglais The Observer avec le leader des détergents écologiques Ecover : l’école a commencé par organiser un « pédibus » pour lutter contre le changement climatique (des parents accompagnent à pied les enfants, avec des arrêts pré-programmés à certains endroits pour récupérer d’autres enfants, comme un bus classique) puis a mis en place un jumelage avec une école au Kenya (avec de nombreux projets sur l’eau, les déchets ou le commerce équitable proposés aux enfants), avant de s’intéresser à la réduction des « kilomètres alimentaires » en privilégiant la nourriture locale à la cantine.
www.eco-ecole.org et www.eco-schools.org (pour la campagne internationale)
http://www.mearevillageprimary.ik.org/

Le bio révolutionne les cantines…
A l’heure où l’on s’alarme tout à la fois des OGM, de la vache folle et de l’obésité infantile, le bio séduit de plus en plus les familles : rien d’étonnant à ce qu’il force désormais les portes des cantines scolaires, par ailleurs sous le feu des projecteurs pour leur impact sur la nutrition et la santé des enfants (voir le succès récent du documentaire diffusé sur M6 : "Vive la cantine !"). Découverte des saveurs, pédagogie d’une alimentation de qualité, variée et saine, nouvelle approche de la santé et de l’environnement : les enfants ont tout à gagner aux cantines bio. Dans le Gard, département leader du bio en France, l’opération "Manger bio" est née en 1993 de la rencontre d’un responsable de cantine scolaire et d’une association loi 1901, le centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM). Aujourd’hui, ce sont plus de 300 000 repas bio qui sont servis par an dans le département. La réussite tient aussi à la démarche pédagogique développée autour du projet : jardins à l’école, journées à la ferme et cours sur la nutrition pour les enfants, journées d’information et rencontres avec les producteurs locaux pour les parents, formation des instituteurs et du personnel de restauration. Du coup, dans toute la région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA), plusieurs cantines se sont mises au bio (par exemple à Rouret, Bédarieux, Gardanne, …) et les grosses entreprises de restauration collective comme la SOGERES prennent désormais part au projet.
L’expérience montre même que le "bien manger" est financièrement accessible à tous, contrairement aux idées reçues : ainsi, à Rasteau en PACA, le repas bio est 7% seulement plus cher qu’un repas normal (la différence est prise en charge par la commune), grâce à quelques choix judicieux : une collaboration privilégiée avec les producteurs locaux qui minimise les coûts de transport, des légumes de saison qui sont aussi meilleur marché, et un repas végétarien moins cher, qui est proposé une fois par semaine. L’idée a donc fait école : de nombreuses autres villes, de Lorient à Paris, se sont mises à proposer des repas bio, régulièrement, dans les cantines scolaires. Une idée qui devrait plaire à la star des chefs britanniques, le jeune Jamie Oliver, qui s’est lui aussi mis en tête de révolutionner les cantines outre-Manche et a obtenu un soutien budgétaire de Tony Blair : "Ce que mangent les élèves est devenu inacceptable. On sert des repas sans aucune valeur nutritive !"
Pour en savoir plus :
CIVAM du Gard - Domaine de Puechlong, 30610 St-Nazaire-des-Gardies -
Tel : 04 66 77 11 12 - email : fd-civam-gard@wanadoo.fr
L’association Un Plus Bio (Unis à Plusieurs vers la Bio), qui a initié le concept "Manger bio", accompagne les personnes et les structures souhaitant introduire une alimentation bio en restauration collective (scolaire, entreprise…) : www.unplusbio.org

Signalons aussi le projet "Le bio dans les cantines scolaires" lancé par l'Alliance - le rassemblement des ONG environnementales, sanitaires, de défense du consommateur,… créé en 2005 par WWF et d'autres grandes associations.

La première promotion ZEP de Sciences Po montre la voie en matière d’égalité des chances (source : Le Monde, 21/06/06)
La première promotion de lycéens issus de zone d'éducation prioritaire (ZEP) admise à Sciences Po a célébré le 16 juin dernier ses cinq années d’études. Depuis ces quinze pionniers, 189 étudiants ont été recrutés par cette voie, dont 57 en 2005. Un succès pour cette initiative lancée en février 2001 par Richard Descoings, directeur de l'institut d’études politiques (IEP) de Paris, à une époque où l'égalité des chances était moins politiquement correcte, de sorte qu’il a fallu convaincre beaucoup de monde, y compris les enseignants des banlieues défavorisées puis les intéressés eux-mêmes, plutôt hostiles au départ. Les mêmes exigences, pas de traitement de faveur mais du tutorat et des stages d'intégration qui ont d’ailleurs été élargis à d’autres publics depuis : bref, « le droit à l’indifférence » est le mot d’ordre de cette scolarité qui a, selon le Monde, « apporté un bol d'air à la vénérable institution, en lui faisant prendre conscience des carences de son système ». Pour mémoire, les conventions éducation prioritaire ont été passées avec 33 lycées à ce jour et 13 nouveaux lycées devraient entrer dans le système prochainement. Par ailleurs entre 50 % et 70 % des élèves admis par ce biais sont des enfants de chômeurs, d'ouvriers ou d'employés, les trois quarts étant boursiers et les deux tiers ayant au moins un parent né hors de France. Un exemple à suivre pour faire face au défi de l’intégration et de l’égalité des chances, détaillé début 2006 dans un rapport de l’Institut Montaigne sur ce sujet (et selon lequel les élèves de « milieux modestes » 20 fois moins de chances d’intégrer des grandes écoles que les fils et filles de « milieux supérieurs », leur représentation ne cessant de baisser depuis 30 ans).
Pour en savoir plus, téléchargez directement le rapport de l'Institut Montaigne en version PDF

L’initiative « Green Campus » de Harvard organise, avec des étudiants, la première grande conférence consacrée aux démarches de campus responsables à l’Ecole
La conférence "Harvard Vision 2020: A Bridge to Campus Sustainability" s’est tenue sur le campus de Harvard, sur 3 jours complets, fin avril 2006, organisée par les membres de l’initiative « Green Campus » de l’Ecole (créée en 2001 par des professeurs et des étudiants, avec un financement de l’administration) et quelques associations étudiantes. Plus de 500 personnes (étudiants, anciens élèves, experts, enseignants et membres de l’administration) au total ont assisté aux sessions plénières et aux ateliers permettant d’approfondir la réflexion sur ce que pourrait être un campus responsable à Harvard à l’horizon 2020 mais aussi sur le rôle de leader que l’école entend jouer au niveau international sur ces questions. Au programme : un certain nombre d’experts reconnus comme Hunter Lovins, co-fondatrice du Rocky Mountain Institute et co-auteur de « Facteur 4 » ou de « Natural Capitalism» (non-encore traduit en français), mais aussi Robert Kennedy Jr ou le Maire de Boston…
Chose rare qui confirme le leadership de Harvard : l’ensemble des interventions est disponible sur le site dédié de l’initiative « Green Campus », dans différents formats (le plus impressionnant est la vidéo des intervenants avec défilement synchronisé de leurs présentations, mais les interventions sont aussi consultables en vidéo simple, audio simple ou simples présentations à télécharger en version PDF).
Pour en savoir plus : consultez les vidéos ou le site de la Harvard Green Campus Initiative

Bordeaux EM en partenariat avec la Caisse d'Epargne pour des programmes d'enseignement et de recherche sur le thème "Développement Durable & Responsabilité Globale des Organisations"
Bordeaux Ecole de Management et la Caisse d'Epargne viennent d'annoncer un accord concrétisant plusieurs années de partenariat consacrées à la formation de "managers responsables". La Caisse d'Epargne s'engage ainsi à nouveau pour trois ans dans :
- Le parrainage (soutien de l'équipe pédagogique, encouragement à l'intervention de personnalités …) et le financement de la Chaire "Management Ethique et Responsabilité Globale" de Bordeaux Ecole de Management qui accueille chaque année une trentaine d'étudiants.
- La poursuite du programme de recherche et développement comprenant la conception d’un nouveau cas pédagogique "Caisse d'Epargne et Responsabilité Globale", ainsi que la création d’un Doctorat professionnel (DBA) visant à faire travailler des cadres d'entreprise sur des projets de responsabilité globale au sein de leur organisation,
- L'animation de groupes de réflexion avec les responsables de la formation de la Caisse d’Epargne sur le thème : "quelle approche de la responsabilité globale de l'entreprise dans la formation executive", dans la perspective de l’ébauche de sa future université d'entreprise.
Rappelons que Bordeaux Ecole de Management et la Caisse d'Epargne Nord Aquitaine ont des relations étroites depuis juin 2004, date à laquelle elles ont formé l'un des 13 binômes Ecoles/Entreprises sélectionnés par l'ONU pour devenir des établissements pilotes en matière de responsabilité globale, dans le cadre du programme "globally responsible leaders".
Contact : guillaume.barbat@bordeaux-bs.edu ou par tel. : 33 (0)5 56 84 22 32

Un groupe scolaire du Val-de-Marne se lance le défi énergétique zéro énergie
En septembre 2007, un groupe scolaire situé à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) se lance le défi énergétique de produire autant d'énergie, voire plus, qu'il n’en consomme. Ce groupe scolaire français "zéro énergie" devra pour cela produire son énergie mais surtout réduire ses consommations de façon drastique. Parmi les projets : renforcement de l'isolation des salles de classes et suppression des ponts thermiques, installation d'eau chaude solaire (couvrant les 3/4 des besoins), mise en place d'une pompe à chaleur, révision de l'éclairage du bâtiment avec priorité à la lumière naturelle, cellules et graduateurs adaptant l'éclairage à l'intensité lumineuse selon les moments de la journée, etc. L'initiative reste locale et "c'est le projet le plus avancé en France", selon Alain Bornarel, du bureau d'études techniques Tribu, spécialisé en haute qualité environnementale (HQE). "Cette réalisation fera date. Ce sera une référence", renchérit Hubert Pénicaud, architecte, ingénieur, spécialiste des problèmes d'énergie. Le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol, espère pour sa part que l’école fabriquera plus d’énergie qu’elle en consomme et qu’elle sera bénéficiaire. En effet, EDF sera tenue de lui racheter le kW/h à 15 euros alors qu'elle le lui vendra à 6 centimes. Le gain devrait atteindre 6 000 euros par an. En dépit de ce bénéfice, la commune ne s'enrichira pas pour autant car l’investissement nécessaire pour construire une telle école représente un coût considérable. En effet, les seules photopiles et leur installation coûteront 350 000 euros. Le coût des travaux tournera autour des 5 millions d'euros dont 1,6 million de surcoût par rapport à un bâtiment normal.
source : www.actualites-news-environnement.com/20060421-ecole-zero-energie.php

L'Institut Montaigne publie un rapport iconoclaste intitulé "Ouvrir les grandes écoles à la diversité"
« Frotter et limer sa cervelle à celled’autrui », disait Montaigne. Aujourd’hui, rares sont les élèves de « milieux modestes » à pouvoir mettre en pratique cette recommandation au sein de nos grandes écoles. Intégrer ces établissements prestigieux relève pour eux aujourd’hui sinon de l’exploit, au moins de l’exception. Ils ont en tout cas 20 fois moins de chances d’y parvenir que les fils et filles de « milieux supérieurs », et leur représentation ne cesse de baisser depuis 30 ans. Cette situation bafoue la promesse républicaine d’égalité des chances et illustre jusqu’à la caricature la panne de l’ascenseur social. Pour faire sauter le verrou social qui existe à l’entrée de ces « fabriques » à élites, le groupe de travail « Diversité des grandes écoles » de l’Institut Montaigne a formulé dans ce rapport, publié début 2006, une série de propositions concrètes. Avec un seul objectif : favoriser des recrutements plus diversifiés, mais toujours méritocratiques.
Pour en savoir plus, connectez-vous au site de l'Institut Montaigne ou téléchargez directement le rapport en version PDF.

L'EFMD publie un rapport "Globally Responsible Leadership : a call for action"
L'organisme international d'accréditation des business schools EFMD (European Foundation for Management Development, qui a notamment développé la certification EQUIS - European Quality Improvement System) a publié fin 2005 un rapport dans le cadre de son initiative Globally Responsible Leaders, lancée en 2004 avec un certain nombre d'entreprises et d'écoles, parmi lesquelles Bordeaux Ecole de Management, l'INSEAD ou l'ESSEC pour les campus situés en France. Pour mémoire, l'objectif de l'initiative, menée avec le soutien du Pacte Mondial des Nations-Unies, est notamment d'étudier comment la responsabilité globale peut devenir à terme un critère d'accréditation pour les écoles de commerce, mais aussi de faire échanger les entreprises (certaines, comme Lafarge ou Caisse d'Epargne, font également partie du projet) et les grandes écoles sur la façon de former les dirigeants responsables de demain.
Pour en savoir plus, téléchargez la version PDF du rapport "Globally responsible leadership - a call for action", connectez-vous sur www.globallyresponsibleleaders.org et téléchargez le dossier de presse réalisé par Bordeaux EM pour annoncer leur participation à l'initiative.

Avec Génération Solaire, Greenpeace mobilise les universités sur l'efficacité énergétique
Lancée par Greenpeace en 2005, l’opération Campus Vert vise à transformer les universités en modèles de bonne gestion énergétique - dans le cadre de la campagne internationale Solar Génération qui a pour but depuis 2003 la sensibilisation des étudiants aux énergies renouvelables et est déjà active en Allemagne, en Suisse, en Californie, aux Philippines, en Inde, en Chine et aux Pays-Bas. En 2004, un tour de France du bar « Solar Génération » - buvette gratuite, alimentée par photovoltaïque et baptisée "le soleil paye sa tournée" pour souligner la gratuité de l'énergie solaire - a constitué une première étape de sensibilisation.
L’objectif est désormais d’aller au-delà pour réduire au minimum l’impact du campus sur le climat - avec des actions portant aussi bien sur l’utilisation de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) pour la construction ou la rénovation des bâtiments, le recours à l’éolien ou à la cogénération, la mise en place du tri sélectif, l’utilisation de papier recyclé, ainsi que la promotion de gestes individuels comme éteindre les lumières en sortant d’un amphi ou éviter les gobelets jetables. "Ce sont les étudiants qui se mobilisent et créent la demande, en exerçant une pression, soit auprès de leur directeur d’école soit auprès de leur président d’université" précise Laetitia de Marez, responsable du programme climat chez Greenpeace. Sur le campus du Mont Saint-Aignan, à Rouen, l’installation, en avril 2005, d’une ferme éolienne s’est déroulée en présence du président de l’Université. A Rennes, l’association étudiante Ar Vuez, après une première rencontre avec la direction du site de Beaulieu, est désormais en relation avec les responsables eau, électricité et chauffage du service technique immobilier (STI). Mi-décembre 2005, dix sites "pilotes" vont être sélectionnés : ils bénéficieront d'un suivi et d'un soutien privilégiés. Elle consistera à "les faire profiter du maximum de moyens, matériels et équipements conçus pour cette campagne. D’autres seront fabriqués à la demande. Et des rendez-vous réguliers seront de plus programmés toutes les six semaines, afin de favoriser l'échange d'expériences, les bonnes pratiques entre campus lauréats. Le premier prévu est un séminaire "d’intégration" des 10 représentants étudiants, organisé fin janvier 2006.
Pour en savoir plus : www.solargeneration.fr

Le Comité 21 lance un programme Agenda 21 scolaires
Le Comité 21 accompagne depuis dix ans les démarches Agenda 21 des collectivités (Agenda 21 local), plans d’action pour le développement durable à l’échelle d’un territoire (environ 120 actuellement en France, du local au régional). Il souhaite désormais mobiliser sur une démarche similaire des établissements scolaires, de l’école au campus universitaire, en mobilisant l’ensemble des acteurs qui partagent un même lieu de vie et interagissent sur son évolution : élèves et leurs parents pour les plus jeunes, communauté éducative et représentants de l’Etat, collectivités territoriales, personnel et entreprises qui interviennent sur le site…
Concrètement, le Comité 21 propose depuis fin 2005 un programme d’expérimentations sur la démarche Agenda 21 scolaires, avec un appui méthodologique à une dizaine d’expérimentations, sur la période 2005-2006, sur la base d’une démarche volontaire portée à la fois par les établissements, les Académies et les collectivités, et d’un « échantillon » le plus représentatif possible : écoles, collèges et lycées, sites urbains et péri-urbains, établissements généralistes et professionnels…Parmi les établissements candidats à l’expérimentation, on compte notamment HEC et Bordeaux Ecole de Management, qui sont aussi engagés dans la campagne Campus Responsables et depuis peu membres du Comité 21, mais aussi plusieurs lycées (Lycée et Collège Bergson à Paris 19ème, Lycée Modeste Leroy à Evreux, Lycée Guy de Maupassant de Fécamp, etc.) et même l’Ecole Primaire Quinet-Rollin à Lille
Pour en savoir plus, téléchargez la présentation du programme Agenda 21 scolaires ou www.comite21.org

Le campus de Luminy se met au covoiture (source : Metro, 28/10/05)
A Marseille et dans les environs, la grève des traminots de la RTM favorise le développement du covoiturage. Ainsi, Voiture & co, une association créée en 1995 sur le campus de Nanterre (à l'occasion d'une grève de la RATP !) et désormais installée sur le campus de Luminy, en profite pour encourager le covoiturage. Un moyen de transport économique puisqu’on partage les frais de carburant, selon son responsable marseillais Léandre Gautier, mais surtout "un excellent moyen de faire connaissance avec d'autres étudiants." Après avoir travaillé sur la mise en relation d'une cinquantaine d’étudiants intéressés par cette formule, son association a inauguré en octobre une Maison des transports située en face du restaurant universitaire et qui propose notamment des locations de vélo. Et Voiture & co envisage en 2006 d’étendre son action aux autres campus de la ville.
Renseignements : 04 91 26 21 80 ou maisondestransports.org

Audencia Nantes publie un premier rapport sur ses engagements Global Compact
Audencia Nantes, qui est comme quelques établissements français signataire du Pacte Mondial des Nations-Unies (ou Global Compact), a publié en juin 2005 un premier rapport sur les initiatives prises pour faire face à ces engagements et a créé un blog sur cette thématique.
Le rapport : http://resgloblog.typepad.com/audencia/2005/06/premier_rapport.html
ou à télécharger en version PDF ici.
Le blog : http://resgloglog.typepad.com/audencia