| Colloque
international de recherche, de réflexion et d'échange
: « Le développement durable de l’école
élémentaire au campus : enjeux pédagogiques
et pratiques sociales dans les établissements d’enseignement
».
Les 25, 26 et 27 juin 2008
se tiendra, au centre Universitaire de Formation et de Recherche
Jean-François CHAMPOLLION à Albi,
un colloque international sur l'éducation au développement
durable qui aura pour enjeu de renforcer les savoirs
et savoir-faire pour performer les dispositifs existants,
faire émerger de nouveaux questionnements pour
la Recherche et créer un espace de rencontre
pour les différents acteurs (enseignants, chercheurs,
institutionnels, associations) impliqués ou concernés
par la promotion du développement durable dans les
établissements d’enseignement. Pour en savoir
plus : http://delecoleaucampus-albi.com/
Le Comité 21 édite
un répertoire des associations DD de l'école
au campus
Plus de 200 établissements
scolaires, de l'école au campus, sont déjà
engagés dans des démarches de développement
durable (Agenda 21 scolaire ou E3D). Pour soutenir leur mise
en oeuvre, le comité 21 a réalisé une
base de données-ressources identifiant par
région les accompagnateurs et les formateurs de démarches
Agenda 21 scolaires (www.comite21.org
- rubrique EDD - Agenda 21 scolaires).
Trophées Planet-D
pour le développement durable : jusqu'à 5 000
€ à gagner
Vous êtes étudiant, vous
avez un projet de développement durable sur votre campus,
mais vous manquez de fonds et vous ne savez pas bien comment-vous
y prendre... L'association Planet D organise un concours qui
récompense les meilleures initiatives étudiantes.
Soumettez votre projet avant le 30 avril 2008, et vous serez
peut-être les heureux élus de prix qui peuvent
aller jusqu'à 5 000 €. Et en prime, un accompagnement
tout au long de votre projet. Toutes les informations sont
sur : www.planetd.fr
Le covoiturage pour réduire
les émissions de CO2 des étudiants franciliens
Depuis le 5 février,
les étudiants d'Ile-de-France disposent d'un service
de covoiturage qui leur est spécifiquement
dédié. En tout c'est 350 000 étudiants
qui sont concernés par ce nouveau dispositif (Cergy,
Ecole centrale de Paris, ENS Cachan, ESSEC, Evry, HEC, INRIA,
Institut Supérieur de l'Environnement, la Bergerie,
Paris I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII,
Polytehcnique, Supélec, TECOMAH, UMLV, UVSQ, Véolia).
Coordonnée par Fondaterra,
la création de cette plate-forme découle du
projet de recherche-action : « Amélioration
de l'efficacité énergétique et réduction
des émissions de CO2 dans les campus d'Île-de-France
». Développé par Green
Cove Ingénierie (leader dans le domaine du covoiturage)et
SFR et en partenariat avec l'ADEME, ce service est accessible
depuis le site web T.éco
et sur les mobiles.
De nouveaux services viendront progressivement enrichir
l'offre avec l'accès aux informations sur
les horaires de transports en commun, un service d'autopartage,
des stages d'éco-conduite, etc. La plateforme de service
visera également à valoriser les émissions
de CO2 évitées. Dans un premier temps, mis en
place pour les usagers des campus universitaires franciliens,
ce projet a vocation à se déployer très
rapidement au niveau national.
Enquête Energie
Climat
Les attentes des étudiants
en matière de formation au développement durable
sont de plus en plus prononcées, mais comment leurs
permettre de les exprimer pour mieux les prendre en compte
? C'est ce que propose la consultation nationale
lancée par Avenir Climatique sur les attentes des étudiants
en matière de formation pour faire face aux enjeux
climatiques et énergétiques. Conçue à
la fois comme une évaluation des connaisssances des
étudiants, la consultation leur offre aussi un réel
espace d'expression. 14 000 étudiants ont déjà
réaliser à cette enquête, mais pour des
résultats encore plus exhaustifs, n'hésitez
pas à la(re)diffuser. L'enquête se déroule
exclusivement sur internet à l'adresse suivante :www.avenirclimatique.org/enquete
Magazine Durabilis :
Appel à témoignages
Votre établissement (Université,
Grande Ecole) a engagé des démarches particulières
dans le domaine du développement durable ? Vous êtes
un étudiant et vous militez pour un campus plus responsable
? Le magazine Durabilis vous donne l'occasion de vous exprimer
et de faire entendre votre voix dans un dossier à paraître
en janvier 2008. La date limite d'envoi de votre article est
fixée au 10 décembre 2007. Des questions ont
été formulées afin de guider votre réflexion
: "Etablissements de formation et “Campus
durables”… est-ce possible ? A quelles conditions,
sous quels délais, pour quels résultats ?Au-delà
de la dimension environnementale ou écologique, ce
sont des questions de modes de management humain et organisationnel
qui se posent…" Pour plus de renseignements,
rendez-vous sur le site du magazine Durabilis.
Elyo (Suez) et Fondaterra
s'associent pour réduire la consommation énergétique
des campus
Une convention de partenariat a en effet
été signée à l'occasion du Salon
professionnel international "Ecobuilding Performance"
qui s'est déroulé du 18 au 20 septembre à
Paris. Ce projet concerne dans un premier temps l'ensemble
des campus d'Ile de France. En effet, sont associés
à ce projet la Région Ile de France mais aussi
l'ADEME et la Conférence des Présidents d'Université.
Elyo interviendra particulièrement sur le mode d'un
soutien technique à l’élaboration d’une
stratégie globale d’amélioration de la
gestion et du mix énergétique des bâtiments.
Le
communiqué de presse sur Enviro2B.
Création du REFEDD
- Réseau français des étudiants pour
le développement durable
Le REFEDD sera la première structure
nationale de coordination et de promotion des initiatives
étudiantes comprises dans le domaine du développement
durable (société, environnement, culture) et
de représentation internationale de la voix étudiante
française sur les thématiques de développement
durable.
Les principes fondateurs sont la neutralité politique,
l’innovation et l’entreprenariat.
Cette structure, dont le site internet opérationnel
en octobre sera un portail incontournable pour les étudiants
et leurs projets, rassemble l’ensemble des acteurs -
associations et réseaux étudiants - qui œuvrent
pour un avenir plus responsable en faisant la promotion du
développement durable. Les organismes qui s’investissent
ou adhèrent au REFEDD ne perdent pas leur identité,
bien au contraire, car le REFEDD est là pour promouvoir
leurs actions vers les étudiants, institutions et entreprises
au niveau national. Le REFEDD ressemblera en quelque sorte
à l’association L’Alliance pour les ONG
environnementales. La naissance officielle du REFEDD, soutenue
activement par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE),
se fera le 24 Octobre à Paris lors d’une journée
nationale destinée aux étudiants d’Ecoles
et d’Universités.
Les organismes/institutions qui soutiennent le REFEDD sont
entre autres Animafac, Avenir Climatique, Etudiants &
Développement, la CGE ou encore Campus Responsables.
L’équipe de travail, qui se réunit tous
les dix jours sur Paris, est composée actuellement
de 30 personnes et attend vos questions, avis, et attentes
ou même votre aide si ce projet vous intéresse
et que vous bénéficiez d’une certaine
expertise sur le sujet ou sur la création d’une
structure nationale. Contactez Antoine par
téléphone au 06 26 30 67 21/06 09 12 35 97 ou
par mail : antoine.miche@neuf.fr.
Le phénomène
des campus responsables dans les colonnes du Time et de Newsweek
Dans la rubrique consacrée à
l’éducation, les deux hebdomadaires américains
ont publié un article sur le développement durable
dans les campus. « De plus en plus d’Universités
américaines prennent très au sérieux
leur engagement pour le développement durable »
souligne Newsweek, constatant notamment la prise en compte
de la construction durable, de l’alimentation bio, de
la neutralité carbone ou encore de l’intégration
des enjeux du développement durable dans les cours,
tout cela étant possible grâce à une participation
active d’étudiants. De son côté,
Time remarque que « le développement durable
s’inscrit comme un pilier majeur dans les missions institutionnelles
» et que « parce qu’il marque une rupture
avec l’enseignement académique traditionnel,
il est un vrai facteur de différenciation pouvant attirer
de nombreux étudiants ». Pour lire l'intégralité
des articles, consultez le site du Time
et de Newsweek.
Le PNUE propose un Cd-rom
à l’attention des enseignants en marketing et
publicité
Le PNUE (Programme des Nations-Unies pour
l’Environnement) met à la disposition des enseignants
un Cd-rom riche en ressources pour un enseignement plus responsable
en marketing et en publicité. L'objectif principal
est de démontrer que le développement durable
est un concept essentiel à maîtriser face à
la multiplication des stratégies marketing et des communications.
Cet outil complet et interactif, qui permettra aux futurs
professionnels de la communication et du marketing de jouer
un rôle clé en conciliant les nouvelles demandes
environnementales des consommateurs et l'offre de produits
et services correspondants à cette attente, propose
de nombreuses synthéses, étude de cas, exercices,
bibliographies ainsi que plus de 300 documents et liens internet.
Le contenu est librement téléchargeable sur
Internet.
Pour plus d’informations et accéder aux
téléchargements, consultez le
site internet du PNUE. Vous pouvez également envoyer
un mail au responsable de cette initiative, M. Gleyzes.
Greening of the Campus
VII : rencontre entre acteurs de l’intégration
du développement durable dans les campus
Du 6 au 8 septembre prochain, l’Université
américaine Ball State, dans l’Indiana, propose
son septième rassemblement des acteurs de l’intégration
du développement durable sur les campus. Vous êtes
enseignants, membres de l’administration ou de la Direction,
étudiants, ou vous avez un poste dédié
à la mise en place d’actions de développement
durable sur votre campus ? Vous pouvez donc participer à
cet événement - et même y présenter
les bonnes pratiques de votre établissement - qui rassemblera
principalement les acteurs des campus pionniers américains
et canadiens. Parmi les sujets abordés: la place du
social dans les trois piliers du développement durable,
financer le développement durable, planifier la neutralité
carbone de son campus, les outils à développer
pour passer à l’action ou encore communiquer
le développement durable aux non-engagés. De
nombreux intervenants partageront leurs bonnes pratiques lors
des séances plénières et des différents
ateliers. La deadline pour les inscriptions est fixée
au 17 août.
Pour plus d’informations et pour vous
inscrire, consultez le
site internet de l’Université de Ball State
ou envoyez
un mail directement à l’organisatrice.
Étudiants, enseignants
: participez à l’enquête de l’association
Avenir Climatique !
Avenir Climatique, association citoyenne
créée en 2007 par Jean-Marc Jancovici, a pour
objectif de contribuer à faire des enjeux énergétiques
et climatiques une priorité nationale en agissant au
niveau des établissements d’enseignement supérieur
et de leurs étudiants. Elle met en ligne un questionnaire
visant à mieux connaître les attentes des étudiants
(les enseignants sont également les bienvenus) de l'enseignement
supérieur français en matière de sensibilisation
aux enjeux énergétiques et climatiques.
Les réponses seront analysées, et une synthèse
sera restituée par Avenir climatique lors de la conférence
'Grenelle de l'environnement' prévue pour le mois d'octobre
2007. Comptez environ 15 minutes pour obtenir votre mot de
passe, remplir le questionnaire et compléter votre
profil, et rejoindre ainsi les quelques 1050 participants.
Pour y participer rendez-vous sur le
site d'Avenir Climatique.
Le Maroc veut introduire
le développement durable dans les cursus de formation
Un «Forum national de validation
de la Stratégie nationale d'éducation et de
sensibilisation à l'environnement» s'est déroulé
à Rabat du 17 au 19 juin. L'objectif était "de
poser les bases d'un cadre fédérateur, (...)
qui permette avant tout aux acteurs institutionnels, associatifs,
des médias, du secteur privé et académique,
de mutualiser leurs compétences et savoir-faire dans
les domaines de l'éducation et de la sensibilisation
à l'environnement et donc, au développement
durable» selon le coordinateur de l'association Enda
Maghreb au Maroc, Magdi Ibrahim. Le projet de cette stratégie
nationale peut être considéré comme une
initiative pilote de la Stratégie méditerranéenne
de développement durable, à laquelle le Maroc
a adhéré, une stratégie qui met l'accent
sur l'importance d'introduire le développement durable
dans les cursus de formation, depuis l'école primaire
jusqu'aux universités et grandes écoles, et
de contribuer à la mise en oeuvre au niveau méditerranéen
de la Déclaration de la conférence UNESCO de
Thessalonique de 1997. Le forum était assorti d'une
exposition présentant des outils, matériels
didactiques, ouvrages, dessins et photos relatifs au thème
de cette rencontre. Financé par l'UE et organisé
en partenariat avec les instance du ministère de l'aménagement
du territoire, de l'eau et de l'environnement, du ministère
de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieure,
de la formation des cadres et de la recherche scientifique,
du Secrétariat d'état chargé de la jeunesse,
du ministère de l'agriculture, du développement
rural et des pêches maritimes et du Haut commissariat
aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification,
ce forum est un signal fort du Maroc dans son engagement en
faveur d'une éducation au développement durable.
Plus d'infos sur le
site d'informations Al Bayane.
Objectif zéro-émission
pour plus de 280 Universités américaines
"The American College & University
Presidents Climate Commitment", qui à ce jour
rassemble 284 signatures et qui devrait approcher les 1000
en 2009, a pour objectif de pousser les Universités
membres à devenir neutre en émissions de gaz
à effet de serre (GES), mais également à
intégrer les enjeux du développement durable
dans leur programme pédagogique et de recherche. Trois
étapes marquent l'engagement des Universités:
elles disposent de deux mois pour constituer un groupe de
travail, d'un an pour faire l'inventaire des toutes les sources
émettrices de GES (électricité, chauffage,
transport routier et aérien) et de deux ans pour dresser
un plan d'action. Pour atteindre cet objectif de neutralité
carbone, les Universités devront au moins utiliser
deux leviers parmi lesquels :construire tout nouveau bâtiment
selon le standard LEED (l'équivalent de la norme HQE
en France), utiliser des produits certifiés ENERGY
STAR, développer une politique de transport "vert"
pour tous les acteurs des campus ou encore s'assurer qu'au
moins 15% de l'électricité est issue d'énergies
renouvelables. Plus d'infos sur le site "The
American College & University Presidents Climate Commitment".
Des Campus Euro-méditerranéens
pour l’Environnement et le Développement durable
Le Groupement européens des Campus
(GEC) propose à des étudiants et des jeunes
professionnels des pays d'Europe et du pourtour méditerranéen
de participer à des études de terrain au service
de projets de territoires.
- Les campus « Jeunes Européens Acteurs du Monde
Rural » sont destinés à des étudiants
et des jeunes professionnels européens, et offrent
la possibilité d’intégrer des projets
de développement local dans 7 territoires ruraux européens,
en France, Grèce et Ecosse.
- Les campus euro-méditerranéens du Développement
Durable du GEC sont proposés également à
des étudiants et des jeunes professionnels ; ces ateliers
d’étude de terrain permettent aux participants
de s’impliquer localement, en France et au Maroc, dans
des projets locaux dans les domaines de la prévention
des risques, de l’écotourisme et de la création
culturelle. Plus d'infos sur le
site des Campus Euro-Méditerranéens.
L’Université
de Hampshire s’approvisionne en énergie verte
dont il stabilise les prix pour 15ans
En passant un contrat spécifique
avec le fournisseur d'éléctricité PPM
Energy, l'Université de Hampshire s'approvisionnera
désormais en énergie verte afin de compenser
ses émissions de carbone estimées à 11
400 tonnes par an.
Mieux: ce partenariat durable permet au fournisseur de fidéliser
un client qui en retour se protége de la volatilité
des prix pendant 15 ans. Ainsi, le prix est fixé à
7.6 cents (dollars) par kilowatt heure (kWh), pour une consommation
annuelle d'environ 15 millions de kWh. Plus d'infos
sur
le site de l'Université de Hampshire.
L’Université
de Washington récupère et valorise ses déchets
« E-Media »
Début mai, l'initiative "E-Media"
à été lancée à travers
tout le campus. L'objectif: grâce à la pose de
24 nouvelles poubelles, les étudiants et leurs professeurs
peuvent désormais jeter leurs dvd, cd, vieilles cassettes
vidéos ou encore leurs télephones portables.
Un exemple d'éco-efficacité proposé par
l'Université de Washington car les premiers déchets
éléctroniques cités sont rachetés
par des entreprises spécialisées dans le recyclage
et les téléphones portables par leurs fabricants.
Plus d'infos sur le
site du journal The Daily.
Les étudiants
et professeurs de Sciences-Po Paris peuvent désormais
compenser leurs émissions carbone
Le collectif Ecocampus, qui regroupe des
associations et syndicats de Sciences-Po (Jeunes Verts, PlanetD,
P.A.V.é.S, UNEF), a lançé l' opération
"Réduisons - Compensons" ; l' objectif est
de permettre à un maximum d'étudiants et de
professeurs de compenser leurs émissions de gaz à
effet de serre (GES).
Une campagne innovante qui s’appuie sur deux méthodes,
favorisant aussi les petits porte-monnaie:
- par achat de permis sur le marché des permis d’émission
européens (période 2005-07), à partir
de 1€ la tonne ;
- par la subvention de projets de développement propre
dans des pays du Sud (15€ la tonne dont 10€ déductibles
des impôts)
Pour en savoir plus : Une initiative concrète que vous
retrouverez en détail dans le
communiqué de presse. N'hésitez pas à
visiter le
site d'Ecocampus ou à leur envoyer un mail : collectif.ecocampus@gmail.com
Et si vous voulez personnellement réduire vos émissions
de GES, allez faire un tour sur le
site de Climat Mundi.
Les résultats
d’une étude répondant à la question
« Comment les écoles et les universités
intègrent-elles les enjeux du développement
durable et de la RSE à leurs enseignements ? »
présentés lors d'un séminaire organisé
par l'Observatoire des Cadres de la CFDT
Pour tenter de répondre
à cette question, deux chercheurs de l'université
catholique de Lille ont étudié la manière
dont le développement durable - dans ses aspects économiques,
sociaux et environnementaux - imprègne les formations
supérieures. 40 formations (30 formations dans le Nord-Pas-de-Calais
et 10 formations internationales) ont été auditées.
Une méthode certes non exhaustive, mais qui offre une
bonne image de l'approche française. Deux constats
émergent de cette étude. Tout d’abord,
l'intégration de la RSE est très variable d'une
formation à l'autre. En effet, elle dépend des
motivations des responsables: éthiques, pédagogiques
(développer des savoirs transdisciplinaires), commerciale
(attirer des étudiants), ou institutionnelles (pression
extérieure). Enfin, la France est à la traîne
par rapport aux Allemands ou aux Anglo-saxons.
4 modèles d'intégration de la RSE ont également
été relevés:
- Pour 7% des formations étudiées :
une ignorance ou une vive critique de la RSE:
Ces cursus ne proposent aucun enseignement liés au
développement durable et n'abordent pas ces problématiques
dans les cours.
- Pour 33% des formations : la RSE comme "supplément
d'âme":
La RSE est considérée comme un enseignement
d'appoint, déconnectée du projet pédagogique.
Le ou les cours sont souvent optionnels, concernent peu d'étudiants,
et abordent un aspect partiel de la RSE (par exemple: l'environnement).
-Pour 26% des formations : une approche de culture
générale :
Des cours spécifiques permettent à tous les
étudiants de développer une vision globale de
la RSE: repères historiques, terminologiques et juridiques.
Le concept reste toutefois abordé avec précaution,
et n'est pas mis en avant dans la formation.
- Enfin, pour 33% des formations : une vraie approche
professionnelle:
La RSE est un fil conducteur de la pédagogie. Ses enjeux
traversent presque toutes les disciplines, et sont abordés
avec une vraie volonté opérationnelle. Il s'agit
ici de fournir aux étudiants des outils directement
utiles pour appliquer la RSE dans leur future activité.
Pour plus d’informations, téléchargez
l’étude
complète ou sa
synthèse. Vous pouvez également téléchargez
les
actes du séminaire « RSE et formation des futurs
cadres » du 6 avril 2007.
Solar Generation lance
une nouvelle sélection d'associations étudiantes
Si vous souhaitez mobiliser votre
campus dans la lutte contre le réchauffement climatique,
contre le gaspillage énergétique et pour les
énergies renouvelables, Solar
Generation propose de vous aider à monter un projet
concret pour changer les pratiques énergétiques
sur votre campus. Impliquez-vous dans le projet Solar Generation
en devenant une association membre du réseau . Greenpeace
organise en ce moment même une nouvelle sélection
d’associations étudiantes : c’est le moment
de vous lancer! Pour participer à cette sélection,
vous devez impérativement remplir le
dossier de présentation et le renvoyer avant le
1er juillet 2007 par la poste (cachet de la poste faisant
foi), à Héloïse – Greenpeace France
– 22 rue des Rasselins – 75020 Paris ou par mail
à heloise.fernandez@fr.greenpeace.org. Pour plus d'informations
sur cette campagne de sélection, téléchargez
la présentation
en version pdf.
Le décathlon solaire : un défi
énergétique et esthétique pour 20 équipes
issues de 20 universités différentes
Issues d’universités du Canada, des Etats-Unis
mais également d’Allemagne et d’Espagne,
les 20 équipes doivent chacune dessiner, construire
et optimiser une maison solaire.
Chaque maison doit être originale d’un point de
vue esthétique, mais également être peu
consommatrice d’énergie et avoir recours au solaire
pour produire de quoi répondre aux besoins en électricité,
chauffage et eau chaude. Chaque équipe doit être
également capable de produire suffisamment d’électricité
pour faire fonctionner une voiture électrique.
Au bout d’environ deux ans de travail, les maisons seront
regroupées du 12 au 20 octobre 2007 à Washignton
où elles seront testées pour vérifier
qu’elles sont capables de répondre à tous
les besoins quotidiens. Le but de ce décathlon solaire
est de montrer, tant aux étudiants qu’aux visiteurs
de l’exposition, les bénéfices de l’efficacité
énergétique et des énergies renouvelables,
de montrer l’impact de l’énergie au quotidien
mais également d’aider au développement
des ces technologies.
Pour en savoir plus : www.eere.energy.gov/solar_decathlon
Dans le cadre de sa campagne Campus Vert,
Greepeace lance le mardi 13 mars 2007 la première journée
nationale de chasse au gaspillage sur les campus - «
Just a Clic »
Le principe de l’opération « Just a Clic
» est d’engager les campus à réduire
leurs consommations d’énergie pendant 24 heures.
La consommation d’énergie sera ainsi mesurée
pendant ce laps de temps sur 10 campus représentatifs
et comparée avec la consommation d’une journée
témoin. Par cette action Greenpeace veut mettre en
avant le potentiel d’économie, et montrer qu’avec
de simples gestes gratuits, il est possible de faire la différence!
L’action du 13 mars précèdera la diffusion
d’une lettre aux candidats aux élections présidentielles,
pour impulser un engagement politique fort et concret dans
la lutte contre le réchauffement climatique, sur le
terrain des campus. Les demandes de Greenpeace sont ainsi
l’imposition de normes thermiques pour les bâtiments
des établissements d’enseignement supérieur
ainsi que le développement des énergies renouvelables
sur les campusSi vous souhaitez vous inscrire dans cette démarche,
envoyez très rapidement un mail à Héloïse
heloise.fernandez@fr.greenpeace.org pour nous le signaler.
Vous recevrez les affiches et les tracts de l'opération.
Plus d’informations sur le
site Solar Generation de Greenpeace
Le Comité 21, partenaire de Campus
Responsables, publie un guide méthodologique de l'Agenda
21 scolaire
Intitulé "De l’école au campus, agir
ensemble pour le développement durable", ce guide
méthodologique de l’Agenda 21 scolaire se découpe
en trois parties et propose ainsi un état des lieux
de la planète, des exemples de réponses apportées
aux niveaux local et planétaire, une méthodologie
pour conduire une démarche d’Agenda 21 au sein
des établissements (illustrée par de nombreux
exemples issus surtout du primaire et du secondaire) et enfin
un panorama de l’engagement des jeunes en France et
à l’international en faveur de la solidarité
et de l’environnement. L’initiative Campus Responsables
est ainsi répertoriée dans ce guide pratique.
Pour 16 euros et en 104 pages, cet ouvrage concis offre même
une base de données et des documents disponibles sur
les nombreux enjeux qu’il traite.
Plus d’informations : www.comite21.org
Pour commander ce guide, contacter Claire Sehier du Comité
21 par téléphone (01 55 34 75 26) ou par mail
Capital E, société américaine
de conseil spécialisée dans les énergies
propres, publie un rapport sur les coûts et af
American Scientists), et l'U.S. Green Building Council, compare
les coûts de construction et les coûts de fonctionnement
(eau, énergie) de 30 écoles construites selon
les principes de haute qualité environnementale à
ceux des écoles conventionnelles.
En moyenne, le surcoût des écoles vertes est
évalué à moins de 2%, soit environ 33
dollars de plus par m2 selon les chiffres communiqués
par les architectes et elles consomment, en moyenne, 33% moins
d'énergie. Sur 20 ans cela pourrait représenter
une économie directe de 67 dollars/m2 auxquels les
auteurs ont ajouté 33 dollars/m2 d'économies
indirectes dues à une baisse des prix du marché
(la réduction de la consommation d'énergie des
écoles entraînera une baisse de la demande qui
devrait diminuer les prix sur le marché de l'énergie),
soit, au total, 100 dollars d'économie par m2 en ne
prenant en compte que l'énergie.
Outre les économies d'énergie et d'eaux, les
écoles vertes présentent également une
meilleure qualité d'air, un meilleur contrôle
de la température, du taux d'humidité, de l'acoustique
et de la luminosité. Tous ces facteurs ont un impact
sur la santé, le bien-être et les performances
des élèves et des enseignants. Plusieurs études
citées dans ce rapport montrent que les élèves
transférés d'une école conventionnelle
à une école verte font preuve de moins d'absentéisme
et améliorent leurs notes (les auteurs du rapport ont
estimé une amélioration des capacités
d'apprentissage de 3 à 5%). Ces écoles sont
également plus attractives pour les enseignants et
projettent une meilleure image à la communauté.
Tout ceci peut se traduire en avantages économiques
: diminution des coûts de remplacement des enseignants,
que ce soit pour cause de maladie ou de départ, réduction
des dépenses santé (diminution de l'occurrence
de l'asthme notamment)... Les auteurs ont évalué
que sur 20 ans pour un coût additionnel de 33 dollars/m2,
les écoles vertes permettaient de créer une
valeur totale de 822 dollars/m2 soit un bénéfice
net de 790 dollars/m2, dont 544 dollars/m2 imputés
aux salaires plus importants des élèves sortants
de ces écoles. Si ce dernier chiffre, ainsi que d'autres
évoqués dans le rapport, peuvent paraître
moins pertinents pour un directeur d'école soucieux
de rentabilité, les bienfaits en termes d'économie
d'énergie et d'eau et d'amélioration des performances
devraient le convaincre.
Téléchargez
le rapport "Greening America's Schools Costs and Benefits",
2006, Capital E (format PDF - en anglais)
La très prestigieuse Oxford University
s’engage dans la neutralité carbone et le commerce
équitable au sein du Linacre College
En s’attaquant à deux
problèmes fondamentaux du XXIe siècle, le changement
climatique et les inégalités de développement
entre le Nord et le Sud, le Linacre College dévoile
une nouvelle image de la réputée traditionaliste
Oxford University.
Le Linacre College a ainsi obtenu la certification «
Fairtrade Status » par le label de commerce équitable
Max Havelaar. Des produits issus du commerce équitable
sont en effet disponibles dans tous les bars et cafétérias
du campus.
Parallèlement, les étudiants ont réussi
à rendre le Linacre College neutre en CO2 depuis septembre
2005. Mais par quels moyens? Tout d’abord, le Linacre
College s’est engagé à réduire
au maximum les émissions de CO2 du campus à
l’aide de l’entreprise spécialisée
Carbon Trust. Puis, pour compenser les émissions de
CO2 irréductibles, le campus a fait appel à
la société Climate Care qui finance des projets
dans des pays en voie de développement qui réduisent
les émissions de gaz à effet de serre. Enfin,
l’engagement des étudiants a été
primordial pour convaincre Oxford de s’engager dans
cette démarche. La manifestation de ces étudiants
du 8 mars 2006 en réaction à la volonté
d’Oxford de ne pas renouveler un contrat d’achat
d’énergie « verte » a obligé
l’Université à faire marche arrière.
Cet événement a ainsi révélé
leur intérêt pour les problèmes environnementaux
de même que leur volonté d’engager leur
campus dans la voie d’un développement durable.
Plus d’informations sur ces initiatives sur
les sites du Linacre
College, de Carbon
Trust, de Climate
Care
Si votre campus est intéressé par la compensation
de ces émissions de CO2, consultez le site du prestataire
français Climat
Mundi, partenaire de la campagne Campus Responsables
Le site de la semaine étudiante
du commerce équitable de Max Havelaar, qui aura lieu
début mars 2007, est en ligne !
Guide d’actions, informations,
jeux, bons de commande pour des kits d’action gratuits…
l’outil central de la campagne de la semaine étudiante
du commerce équitable de Max Havelaar qui aura lieu
du 12 au 18 mars 2007 est en place ! Durant cette semaine,
Max Havelaar propose ainsi à chaque étudiant
d’engager son CROUS, son campus, son bar et même
son club de sport sur la voie des produits issus du commerce
équitable. Rappelons que l’an dernier, les Français
n'ont dépensé en moyenne que 2 € en produits
équitables contre 22 € pour les Suisses ! Alors,
sensibilisez votre entourage et mobilisez vous pour ce rendez-vous
désormais incontournable pour les jeunes, les étudiants
et les campus.
Plus d’informations sur le site www.capasseparmoi.org
Contact Max Havelaar :
sece@maxhavelaarfrance.org
L’institut américain Sustainable
Endowments publie un rapport sur les pratiques de développement
durable d’Universités canadiennes et américaines
L’Institut Sustainable Endowments
vient de publier un rapport sur les politiques de développement
durables des Universités (College Sustainability Report
Card). Ce dernier évalue 100 grandes Universités
canadiennes et américaines sur leurs pratiques en matière
de développement durable et d’investissement.
L’ensemble de ces universités représente
plus de 2,3 millions d’étudiants et près
de 258 milliards de dollars de dotations financières
(soit 75% du total des dotations consacrées à
l’enseignement supérieur dans ces deux pays).
Ce rapport attribue ainsi une lettre, allant de A à
F (A étant le maximum) pour chacun des domaines suivants
:
- Administration
- Changement climatique et énergie
- Alimentation et recyclage
- Constructions durables
- Transparence sur l’utilisation des dotations financières
attribuées
- Priorités d’investissement
- L’engagement des actionnaires
Puis, une note globale est attribuée. 4 écoles
ont obtenu la lettre « A », 22 la lettre «
B », 54 la lettre « C », et 20 la lettre
« D ». Harvard, Stanford, Darmouth College et
Williams College se partagent le haut du classement avec la
lettre A. Pour autant, certaines écoles, en dépit
d’une note globale moyenne, obtiennent de bonnes évaluations
dans certaines catégories. Les meilleures pratiques
pour chaque domaine sont ainsi citées en exemple. On
trouve donc dans ce rapport des modèles inspirants,
des bonnes pratiques, mais également des politiques
à améliorer !
Pour en savoir plus, téléchargez l'intégralité
du rapport "College
Sustainability Report Card" en version PDF, ou son
résumé,
et connectez-vous sur le site
Internet de l’Institut Sustainable Endowments (les
rapports détaillés par établissement
disponibles en ligne).
Le CROUS d’Aix-Marseille organise
du 14 au 18 mai 2007 une Semaine de l’Environnement
artistique et surprenante
Théâtre, alimentation
bio, arts plastiques, scénographie, chocs visuels et
auditifs, théâtre, stands d’information
sur l’environnement et autres surprises, voici le cocktail
étonnant que propose le service culturel du CROUS AIX
MARSEILLE pour sa Semaine de l’Environnement. Cet événement
a ainsi pour but de sensibiliser un public étudiant
difficile à intéresser aux problèmes
environnementaux. Un appel à projet artistique est
également lancé : étudiants, à
vos pinceaux, pots de peintures et bouteilles en plastique
! Sculptures, dessins, photographies… toutes les formes
d’art sont permises si elles respectent ces deux conditions
: intégrer le recyclage dans les œuvres (utilisation
de journaux, cartons…) mais également composer
sur les thèmes de cette exposition à savoir
la nature préservée ou la destruction de l’environnement.
Les projets sont à remettre avant la mi-mars.
Cet événement aura lieu du 14 au 18 mai 2007
dans le restaurant et la cafétéria universitaires
des Gazelles à Aix en Provence… transformés
pour l’occasion ! Une réunion d’informations
sera organisée fin février avec les étudiants
souhaitant participer à la manifestation. Pour cela
prenez contact dès maintenant avec le service culturel
:
Dorothée ALAUZET
Service Culturel, Cité U les Gazelles,
13621 Aix en Provence cedex 1
Tél : 04.42.93.75.00
Email : dorothee.alauzet@crous-aix-marseille.fr
Site internet du CROUS : www.crous-aix-marseille.fr
Un lycée pionnier en région
Provence-Alpes-Côte d'Azur composte ses déchets
alimentaires
Une solution au gaspillage des
restaurants scolaires et universitaires ? C’est ce que
propose l’association GESPER (GEStion de Proximité
de l'Environnement en Région). En effet, celle-ci a
mis en place en mai 2004 un système d’origine
suédoise de compostage des restes de la cantine du
lycée Pierre de Gennes à Dignes, producteur
de près de 150 kilos de déchets alimentaires
par jour. Construit en 1985, le lycée s'est lancé
depuis maintenant quelques années dans une politique
volontariste en faveur de l'environnement. Cet engagement
s'est d'abord concrétisé par la mise en place
du tri sélectif des papiers dans les bureaux puis par
une attention particulière aux effluents dangereux
produits par les laboratoire de chimie. Un suivi des consommations
énergétiques a également été
mis en place. Après une première action de tri
des déchets alimentaires (tri la source, collecte et
traitement par compostage hors site), le projet de traitement
sur place s'est concrétisé fin 2004, profitant
d'un projet de réhabilitation de la cuisine avec l'implantation
d'un composteur électro-mécanique. Depuis la
rentrée 2005, le compostage est opérationnel
: les 700 à 1000 repas servis tous les jours produisent
environ 100/150 kg de déchets alimentaires. Ces déchets
sont principalement des retours de salle ou des repas non
servis. Leur composition est donc très variable : elle
dépend logiqement desmenus et et de la façon
dont ils sont appréciés par les élèves
! En pratique, on y trouve de la viande et du poisson en sauce,
des légumes mais aussi beaucoup de pain.
Une pratique innovante qui promeut l’éducation
à l’éco-citoyenneté, pourvu que
celle-ci soit appropriée et bien comprise par tous
les usagers. L’extension de ce projet à neuf
autres lycées de la région Provence Alpes Côtes
d’Azur (PACA) est à l’étude actuellement.
Pour en savoir plus, consultez le site
de l’association GESPER ou téléchargez
une présentation
Powerpoint (au format PDF) de l'initiative.
USA : Southface Energy Institute, un
think-tank de promotion de l'architecture écologique,
consacre un numéro de sa revue trimestrielle aux campus
et écoles "vertes"
Créé en 1978 pour
promouvoir l'énergie solaire, le Southface Energy Institute
a depuis élargi son champ d'intervention à l'ensemble
des sujets liés de près ou de loin à
l'architecture écologique. Basé à Atlanta,
l'institut propose aux professionnels mais aussi aux particuliers
locaux un grand nombre de produits de conseil, d'information
et de formation. En particulier, l'institut publie le Southface
Journal of Sustainable Building, un trimestriel thématique
consacré à des retours d'expérience de
bâtiments innovants, à des solutions en matière
d'éco-construction, etc. Le numéro d'automne
2006 est ainsi intégralement consacré aux "green
schools", avec
notamment un article riche en exemples locaux de bâtiments
scolaires et universitaires exemplaires, intitulé "Buildings
that teach" (littéralement : des bâtiments
pédagogiques).
Consultez directement en ligne le
numéro d'automne 2006 du Southface Journal of Sustainable
Building consacré aux "green schools"
Canada : l 'Université de British
Columbia (UBC) montre la voie avec un site internet très
riche !
UBC fait partie des centaines d'universités à
avoir signé la déclaration de Talloires dans
les années 90. Elle est aussi devenue, en 1997, la
première université canadienne à avoir
adopté une stratégie formalisée de développement
durable, puis, un an plus tard, la première aussi à
créer un département Développement Durable
au sein de l'administration. Depuis, ses initiatives exemplaires
dans la gestion du campus (son tout nouveau bâtiment
des Sciences de la Vie s'est vu décerner le meilleur
niveau de la certification américaine LEED) autant
que dans ses programmes pédagogiques (plus de 300 cours
liés au développement durable y sont proposés)
et dans la transparence de la démarche (elle publie
un rapport de développement durable depuis 2002) lui
ont valu de recevoir le grand prix des Campus Verts décerné
par l'ONG américaine National Wildlife Federation en
2003 puis 2005.
Depuis Septembre 2006, UBC peut aussi se targuer d'avoir l'un
des sites internet dédiés les plus complets…
et les plus inspirants, avec de multiples documents à
télécharger (la stratégie développement
durable de UBC, ses rapports annuels sur le sujet depuis 2002,
quelques documents utilisés pour sensibiliser les élèves,
etc.) et un étonnant calculateur en temps réel
des consommations (papier, électricité, eau)
du campus depuis la mise en ligne du site (1er septembre 2006)
mais aussi des économies réalisées (papier,
électricité, eau, CO2, dollars) grâce
aux initiatives mises en place depuis le 1er avril 1999. Convaincant
!
www.sustain.ubc.ca
La Conférence des Grandes Ecoles
signe le Global Compact à l'occasion de son congrès
annuel 2006
La Conférence des Grandes Ecoles, association loi 1901
qui regroupe 200 directeurs de Grandes Ecoles françaises
(formant près de 40% des diplômés bac+5
en France), a organisé les 5 et 6 octobre 2006 à
Brest, son congrès annuel sur le thème «
Grandes Ecoles et Responsabilité Globale». Ce
fut l’occasion de rappeler que l’association a
publié en mai 2003 une charte de la Conférence
des Grandes Ecoles pour le développement durable, avec
un certain nombre de recommandations aux membres et un engagement
de l’association à évaluer régulièrement
les progrès accomplis et à rendre des comptes
sur le sujet. L’association, qui publie régulièrement
des études sur l’égalité hommes-femmes
ou l’origine sociale des élèves dans les
Grandes Ecoles, en a profité pour ajouter un étage
à son engagement en profitant de l’occasion pour
signer le Pacte Mondial (Global Compact) des Nations-Unies.
Divers ateliers et tables-rondes se sont déroulés
sur les deux jours, pour aborder notamment les aspects méthodologiques
et stratégiques d’une démarche de développement
durable ainsi que les questions d’évaluation
et de reporting sur ces questions. Elisabeth Laville, initiatrice
de la campagne Campus Responsables, a notamment participé
à un atelier sur les meilleures pratiques et les expériences
des écoles à l’étranger.
La charte est téléchargeable
sur le site de la CGE.
Et le programme
du congrès 2006 sur le thème "Grandes Ecoles
et Responsabilité globale" également.
L'Alliance analyse l'intégration
de la RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise)
dans les formations des Universités et Grandes Ecoles
Une étude a été publiée en avril
2006 par l'association Alliances, basée dans le Nord,
sur la façon dont les Universités et les Grandes
Ecoles de la région contribuent, par leurs activités
de recherche et d’enseignement, à la diffusion
des enjeux de la Responsabilité sociale des entreprises
(RSE). Ce "Diagnostic pour une formation de décideurs
socialement responsables" a été réalisé
pour Alliances par le CREE (Centre de Recherche en Ethique
Economique, Université catholique de Lille), sur un
échantillon de 30 formations et filières proposées
par des écoles de management, d'ingénieurs et
par des universités, qui ont été comparées
à un échantillon de référence
composé de dix formations françaises et internationales
réputées (Essec, London Businesss School, Indian
Institute of Technology, etc), et fondé sur 70 entretiens
auprès de directeurs d'établissements, directeurs
des études et d'enseignants.
Conclusions principales de l’étude : d’abord
la RSE est trop faiblement intégrée dans les
enseignements, de manière inégale et souvent
optionnelle, et ensuite la recherche appliquée doit
être renforcée si l'Enseignement supérieur
veut assumer des responsabilités sociétales
à la hauteur de son pouvoir. Aujourd'hui, l’enseignement
de la RSE varie avec les motivations des établissements,
qui oscillent entre convictions éthiques de quelques
enseignants militants, stratégie de positionnement
un rien opportuniste sur le marché de la formation,
et réponse à la demande des entreprises aux
prises avec les nouvelles normes sociales et environnementales.
Et si 44 % des établissements proposent un ou plusieurs
cours spécialisés sur une thématique
particulière, le sujet est souvent traité par
le biais de témoignages de représentants d'entreprises.
Pour Dominique Greiner, directeur du Centre de recherches
en éthique économique (CREE), trois chantiers
doivent être lancés de manière prioritaire
: une meilleure intégration des enseignements de RSE
aux matières fondamentales ; une mise en pratique de
la responsabilité sociale dans la gestion des campus
; enfin, un renforcement de la recherche appliquée,
en matière d'interdisciplinarité et d'analyse
des pratiques concrètes.
Alliances travaille désormais à la création
d'un observatoire des pratiques, structure d'échanges
entre chercheurs et entreprises, avec un congrès en
vue pour 2008. En attendant, Alliances met à disposition
sa méthodologie pour le cas où d'autres régions
seraient intéressées par une étude similaire.
Téléchargez la
version PDF de l'étude, ou la
synthèse avec les principales conclusions (également
en version PDF). Vous pouvez aussi lire en ligne
les résultats de l'étude sur le site de l'Alliance
des Organisations Citoyennes.
La rentrée est plus verte dans
le primaire et le seconde… avec les éco-écoles
!
Dans le cadre d'un programme international proposé
par la Fondation pour l’éducation à l’environnement
en Europe, le label Eco-Ecole est décerné aux
établissements du primaire et du secondaire qui souhaitent
intégrer les aspects environnementaux au sein de la
vie scolaire : collecte sélective des déchets,
réduction des consommations d’eau ou d’énergie
(grâce par exemple aux ampoules basse consommation ou
à une meilleure isolation) , utilisation de produits
d’entretien écologiques, … Pour obtenir
le label, l’administration, le personnel, les enseignants
et bien sûr les élèves d’un établissement
doivent s’engager à travailler pendant trois
années sur quatre thèmes : l’eau, l’énergie,
les déchets et depuis la rentrée 2006 l’alimentation,
avec un programme de travail organisé en sept étapes
(dont la création d’un comité de pilotage,
un diagnostic initial, l’élaboration d’un
plan d’action mais aussi un travail pour intégrer
l’environnement aux programmes scolaires – toutes
ces étapes sont détaillées dans un manuel
d’accompagnement téléchargeable sur le
site de l’initiative). Après ces trois ans, le
label Eco-Ecole est attribué et l’établissement
peut rejoindre le réseau international des «
eco-schools » (14 000 établissements dans 37
pays) et élargir sa réflexion à de nouveaux
thèmes comme les transports, la solidarité,
etc. Un réseau au sein duquel ne dépareillerait
pas la petite école primaire de Meare Village, dans
la province anglaise du Somerset, qui a récemment gagné
le prix « éthique » organisé par
le quotidien anglais The Observer avec le leader des détergents
écologiques Ecover : l’école a commencé
par organiser un « pédibus » pour lutter
contre le changement climatique (des parents accompagnent
à pied les enfants, avec des arrêts pré-programmés
à certains endroits pour récupérer d’autres
enfants, comme un bus classique) puis a mis en place un jumelage
avec une école au Kenya (avec de nombreux projets sur
l’eau, les déchets ou le commerce équitable
proposés aux enfants), avant de s’intéresser
à la réduction des « kilomètres
alimentaires » en privilégiant la nourriture
locale à la cantine.
www.eco-ecole.org
et www.eco-schools.org
(pour la campagne internationale)
http://www.mearevillageprimary.ik.org/
Le bio révolutionne les cantines…
A l’heure où l’on s’alarme tout à
la fois des OGM, de la vache folle et de l’obésité
infantile, le bio séduit de plus en plus les familles
: rien d’étonnant à ce qu’il force
désormais les portes des cantines scolaires, par ailleurs
sous le feu des projecteurs pour leur impact sur la nutrition
et la santé des enfants (voir le succès récent
du documentaire diffusé sur M6 : "Vive la cantine
!"). Découverte des saveurs, pédagogie
d’une alimentation de qualité, variée
et saine, nouvelle approche de la santé et de l’environnement
: les enfants ont tout à gagner aux cantines bio. Dans
le Gard, département leader du bio en France, l’opération
"Manger bio" est née en 1993 de la rencontre
d’un responsable de cantine scolaire et d’une
association loi 1901, le centre d’initiatives pour valoriser
l’agriculture et le milieu rural (CIVAM). Aujourd’hui,
ce sont plus de 300 000 repas bio qui sont servis par an dans
le département. La réussite tient aussi à
la démarche pédagogique développée
autour du projet : jardins à l’école,
journées à la ferme et cours sur la nutrition
pour les enfants, journées d’information et rencontres
avec les producteurs locaux pour les parents, formation des
instituteurs et du personnel de restauration. Du coup, dans
toute la région Provence Alpes Côte d’Azur
(PACA), plusieurs cantines se sont mises au bio (par exemple
à Rouret, Bédarieux, Gardanne, …) et les
grosses entreprises de restauration collective comme la SOGERES
prennent désormais part au projet.
L’expérience montre même que le "bien
manger" est financièrement accessible à
tous, contrairement aux idées reçues : ainsi,
à Rasteau en PACA, le repas bio est 7% seulement plus
cher qu’un repas normal (la différence est prise
en charge par la commune), grâce à quelques choix
judicieux : une collaboration privilégiée avec
les producteurs locaux qui minimise les coûts de transport,
des légumes de saison qui sont aussi meilleur marché,
et un repas végétarien moins cher, qui est proposé
une fois par semaine. L’idée a donc fait école
: de nombreuses autres villes, de Lorient à Paris,
se sont mises à proposer des repas bio, régulièrement,
dans les cantines scolaires. Une idée qui devrait plaire
à la star des chefs britanniques, le jeune Jamie Oliver,
qui s’est lui aussi mis en tête de révolutionner
les cantines outre-Manche et a obtenu un soutien budgétaire
de Tony Blair : "Ce que mangent les élèves
est devenu inacceptable. On sert des repas sans aucune valeur
nutritive !"
Pour en savoir plus :
CIVAM du Gard - Domaine de Puechlong, 30610 St-Nazaire-des-Gardies
-
Tel : 04 66 77 11 12 - email : fd-civam-gard@wanadoo.fr
L’association Un Plus Bio (Unis à Plusieurs vers
la Bio), qui a initié le concept "Manger bio",
accompagne les personnes et les structures souhaitant introduire
une alimentation bio en restauration collective (scolaire,
entreprise…) : www.unplusbio.org
Signalons aussi le projet "Le
bio dans les cantines scolaires" lancé par
l'Alliance - le rassemblement des ONG environnementales, sanitaires,
de défense du consommateur,… créé
en 2005 par WWF et d'autres grandes associations.
La première promotion ZEP de Sciences
Po montre la voie en matière d’égalité
des chances (source
: Le Monde, 21/06/06)
La première promotion de lycéens issus de zone
d'éducation prioritaire (ZEP) admise à Sciences
Po a célébré le 16 juin dernier ses cinq
années d’études. Depuis ces quinze pionniers,
189 étudiants ont été recrutés
par cette voie, dont 57 en 2005. Un succès pour cette
initiative lancée en février 2001 par Richard
Descoings, directeur de l'institut d’études politiques
(IEP) de Paris, à une époque où l'égalité
des chances était moins politiquement correcte, de
sorte qu’il a fallu convaincre beaucoup de monde, y
compris les enseignants des banlieues défavorisées
puis les intéressés eux-mêmes, plutôt
hostiles au départ. Les mêmes exigences, pas
de traitement de faveur mais du tutorat et des stages d'intégration
qui ont d’ailleurs été élargis
à d’autres publics depuis : bref, « le
droit à l’indifférence » est le
mot d’ordre de cette scolarité qui a, selon le
Monde, « apporté un bol d'air à la vénérable
institution, en lui faisant prendre conscience des carences
de son système ». Pour mémoire, les conventions
éducation prioritaire ont été passées
avec 33 lycées à ce jour et 13 nouveaux lycées
devraient entrer dans le système prochainement. Par
ailleurs entre 50 % et 70 % des élèves admis
par ce biais sont des enfants de chômeurs, d'ouvriers
ou d'employés, les trois quarts étant boursiers
et les deux tiers ayant au moins un parent né hors
de France. Un exemple à suivre pour faire face au défi
de l’intégration et de l’égalité
des chances, détaillé début 2006 dans
un rapport de l’Institut Montaigne sur ce sujet (et
selon lequel les élèves de « milieux modestes
» 20 fois moins de chances d’intégrer des
grandes écoles que les fils et filles de « milieux
supérieurs », leur représentation ne cessant
de baisser depuis 30 ans).
Pour en savoir plus, téléchargez directement
le rapport
de l'Institut Montaigne en version PDF
L’initiative « Green Campus
» de Harvard organise, avec des étudiants, la
première grande conférence consacrée
aux démarches de campus responsables à l’Ecole
La conférence "Harvard
Vision 2020: A Bridge to Campus Sustainability" s’est
tenue sur le campus de Harvard, sur 3 jours complets, fin
avril 2006, organisée par les membres de l’initiative
« Green Campus » de l’Ecole (créée
en 2001 par des professeurs et des étudiants, avec
un financement de l’administration) et quelques associations
étudiantes. Plus de 500 personnes (étudiants,
anciens élèves, experts, enseignants et membres
de l’administration) au total ont assisté aux
sessions plénières et aux ateliers permettant
d’approfondir la réflexion sur ce que pourrait
être un campus responsable à Harvard à
l’horizon 2020 mais aussi sur le rôle de leader
que l’école entend jouer au niveau international
sur ces questions. Au programme : un certain nombre d’experts
reconnus comme Hunter Lovins, co-fondatrice du Rocky Mountain
Institute et co-auteur de « Facteur 4 » ou de
« Natural Capitalism» (non-encore traduit en français),
mais aussi Robert Kennedy Jr ou le Maire de Boston…
Chose rare qui confirme le leadership de Harvard : l’ensemble
des interventions est disponible sur le site dédié
de l’initiative « Green Campus », dans différents
formats (le plus impressionnant est la vidéo des intervenants
avec défilement synchronisé de leurs présentations,
mais les interventions sont aussi consultables en vidéo
simple, audio simple ou simples présentations à
télécharger en version PDF).
Pour en savoir plus : consultez
les vidéos ou le
site de la Harvard Green Campus Initiative
Bordeaux EM en partenariat avec la Caisse
d'Epargne pour des programmes d'enseignement et de recherche
sur le thème "Développement Durable &
Responsabilité Globale des Organisations"
Bordeaux Ecole de Management et la Caisse
d'Epargne viennent d'annoncer un accord concrétisant
plusieurs années de partenariat consacrées à
la formation de "managers responsables". La Caisse
d'Epargne s'engage ainsi à nouveau pour trois ans dans
:
- Le parrainage (soutien de l'équipe pédagogique,
encouragement à l'intervention de personnalités
…) et le financement de la Chaire "Management Ethique
et Responsabilité Globale" de Bordeaux Ecole de
Management qui accueille chaque année une trentaine
d'étudiants.
- La poursuite du programme de
recherche et développement comprenant la conception
d’un nouveau cas pédagogique "Caisse d'Epargne
et Responsabilité Globale", ainsi que la création
d’un Doctorat professionnel (DBA) visant à faire
travailler des cadres d'entreprise sur des projets de responsabilité
globale au sein de leur organisation,
- L'animation de groupes de réflexion avec les responsables
de la formation de la Caisse d’Epargne sur le thème
: "quelle approche de la responsabilité globale
de l'entreprise dans la formation executive", dans la
perspective de l’ébauche de sa future université
d'entreprise.
Rappelons que Bordeaux Ecole de Management et la Caisse d'Epargne
Nord Aquitaine ont des relations étroites depuis juin
2004, date à laquelle elles ont formé l'un des
13 binômes Ecoles/Entreprises sélectionnés
par l'ONU pour devenir des établissements pilotes en
matière de responsabilité globale, dans le cadre
du programme "globally responsible leaders".
Contact : guillaume.barbat@bordeaux-bs.edu
ou par tel. : 33 (0)5 56 84 22 32
Un groupe scolaire du Val-de-Marne se
lance le défi énergétique zéro énergie
En septembre 2007, un groupe scolaire
situé à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) se lance le défi énergétique
de produire autant d'énergie, voire plus, qu'il n’en consomme.
Ce groupe scolaire français "zéro énergie" devra pour cela
produire son énergie mais surtout réduire ses consommations
de façon drastique. Parmi les projets : renforcement de l'isolation
des salles de classes et suppression des ponts thermiques,
installation d'eau chaude solaire (couvrant les 3/4 des besoins),
mise en place d'une pompe à chaleur, révision de l'éclairage
du bâtiment avec priorité à la lumière naturelle, cellules
et graduateurs adaptant l'éclairage à l'intensité lumineuse
selon les moments de la journée, etc. L'initiative reste locale
et "c'est le projet le plus avancé en France", selon Alain
Bornarel, du bureau d'études techniques Tribu, spécialisé
en haute qualité environnementale (HQE). "Cette réalisation
fera date. Ce sera une référence", renchérit Hubert Pénicaud,
architecte, ingénieur, spécialiste des problèmes d'énergie.
Le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol, espère pour
sa part que l’école fabriquera plus d’énergie qu’elle en consomme
et qu’elle sera bénéficiaire. En effet, EDF sera tenue de
lui racheter le kW/h à 15 euros alors qu'elle le lui vendra
à 6 centimes. Le gain devrait atteindre 6 000 euros par an.
En dépit de ce bénéfice, la commune ne s'enrichira pas pour
autant car l’investissement nécessaire pour construire une
telle école représente un coût considérable. En effet, les
seules photopiles et leur installation coûteront 350 000 euros.
Le coût des travaux tournera autour des 5 millions d'euros
dont 1,6 million de surcoût par rapport à un bâtiment normal.
source : www.actualites-news-environnement.com/20060421-ecole-zero-energie.php
L'Institut Montaigne publie un rapport
iconoclaste intitulé "Ouvrir les grandes écoles
à la diversité"
« Frotter et limer sa cervelle
à celled’autrui », disait Montaigne. Aujourd’hui,
rares sont les élèves de « milieux modestes
» à pouvoir mettre en pratique cette recommandation
au sein de nos grandes écoles. Intégrer ces
établissements prestigieux relève pour eux aujourd’hui
sinon de l’exploit, au moins de l’exception. Ils
ont en tout cas 20 fois moins de chances d’y parvenir
que les fils et filles de « milieux supérieurs
», et leur représentation ne cesse de baisser
depuis 30 ans. Cette situation bafoue la promesse républicaine
d’égalité des chances et illustre jusqu’à
la caricature la panne de l’ascenseur social. Pour faire
sauter le verrou social qui existe à l’entrée
de ces « fabriques » à élites, le
groupe de travail « Diversité des grandes écoles
» de l’Institut Montaigne a formulé dans
ce rapport, publié début 2006, une série
de propositions concrètes. Avec un seul objectif :
favoriser des recrutements plus diversifiés, mais toujours
méritocratiques.
Pour en savoir plus, connectez-vous au site
de l'Institut Montaigne ou téléchargez directement
le rapport
en version PDF.
L'EFMD publie un rapport "Globally
Responsible Leadership : a call for action"
L'organisme international d'accréditation
des business schools EFMD (European Foundation for
Management Development, qui a notamment développé
la certification EQUIS - European Quality Improvement System)
a publié fin 2005 un rapport dans le cadre de son initiative
Globally Responsible Leaders, lancée en 2004 avec un
certain nombre d'entreprises et d'écoles, parmi lesquelles
Bordeaux Ecole de Management, l'INSEAD ou l'ESSEC pour les
campus situés en France. Pour mémoire, l'objectif
de l'initiative, menée avec le soutien du Pacte Mondial
des Nations-Unies, est notamment d'étudier comment
la responsabilité globale peut devenir à terme
un critère d'accréditation pour les écoles
de commerce, mais aussi de faire échanger les entreprises
(certaines, comme Lafarge ou Caisse d'Epargne, font également
partie du projet) et les grandes écoles sur la façon
de former les dirigeants responsables de demain.
Pour en savoir plus, téléchargez la
version PDF du rapport "Globally responsible leadership
- a call for action", connectez-vous sur www.globallyresponsibleleaders.org
et téléchargez le dossier
de presse réalisé par Bordeaux EM pour annoncer
leur participation à l'initiative.
Avec Génération Solaire,
Greenpeace mobilise les universités sur l'efficacité
énergétique
Lancée par Greenpeace en
2005, l’opération Campus Vert vise à transformer
les universités en modèles de bonne gestion
énergétique - dans le cadre de la campagne internationale
Solar Génération qui a pour but depuis 2003
la sensibilisation des étudiants aux énergies
renouvelables et est déjà active en Allemagne,
en Suisse, en Californie, aux Philippines, en Inde, en Chine
et aux Pays-Bas. En 2004, un tour de France du bar «
Solar Génération » - buvette gratuite,
alimentée par photovoltaïque et baptisée
"le soleil paye sa tournée" pour souligner
la gratuité de l'énergie solaire - a constitué
une première étape de sensibilisation.
L’objectif est désormais d’aller au-delà
pour réduire au minimum l’impact du campus sur
le climat - avec des actions portant aussi bien sur l’utilisation
de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale)
pour la construction ou la rénovation des bâtiments,
le recours à l’éolien ou à la cogénération,
la mise en place du tri sélectif, l’utilisation
de papier recyclé, ainsi que la promotion de gestes
individuels comme éteindre les lumières en sortant
d’un amphi ou éviter les gobelets jetables. "Ce
sont les étudiants qui se mobilisent et créent
la demande, en exerçant une pression, soit auprès
de leur directeur d’école soit auprès
de leur président d’université" précise
Laetitia de Marez, responsable du programme climat chez Greenpeace.
Sur le campus du Mont Saint-Aignan, à Rouen, l’installation,
en avril 2005, d’une ferme éolienne s’est
déroulée en présence du président
de l’Université. A Rennes, l’association
étudiante Ar Vuez, après une première
rencontre avec la direction du site de Beaulieu, est désormais
en relation avec les responsables eau, électricité
et chauffage du service technique immobilier (STI). Mi-décembre
2005, dix sites "pilotes" vont être sélectionnés
: ils bénéficieront d'un suivi et d'un soutien
privilégiés. Elle consistera à "les
faire profiter du maximum de moyens, matériels et équipements
conçus pour cette campagne. D’autres seront fabriqués
à la demande. Et des rendez-vous réguliers seront
de plus programmés toutes les six semaines, afin de
favoriser l'échange d'expériences, les bonnes
pratiques entre campus lauréats. Le premier prévu
est un séminaire "d’intégration"
des 10 représentants étudiants, organisé
fin janvier 2006.
Pour en savoir plus : www.solargeneration.fr
Le Comité 21 lance un programme
Agenda 21 scolaires
Le Comité 21 accompagne depuis
dix ans les démarches Agenda 21 des collectivités
(Agenda 21 local), plans d’action pour le développement
durable à l’échelle d’un territoire
(environ 120 actuellement en France, du local au régional).
Il souhaite désormais mobiliser sur une démarche
similaire des établissements scolaires, de l’école
au campus universitaire, en mobilisant l’ensemble des
acteurs qui partagent un même lieu de vie et interagissent
sur son évolution : élèves et leurs parents
pour les plus jeunes, communauté éducative et
représentants de l’Etat, collectivités
territoriales, personnel et entreprises qui interviennent
sur le site…
Concrètement, le Comité 21 propose depuis fin
2005 un programme d’expérimentations sur la démarche
Agenda 21 scolaires, avec un appui méthodologique à
une dizaine d’expérimentations, sur la période
2005-2006, sur la base d’une démarche volontaire
portée à la fois par les établissements,
les Académies et les collectivités, et d’un
« échantillon » le plus représentatif
possible : écoles, collèges et lycées,
sites urbains et péri-urbains, établissements
généralistes et professionnels…Parmi les
établissements candidats à l’expérimentation,
on compte notamment HEC et Bordeaux Ecole de Management, qui
sont aussi engagés dans la campagne Campus Responsables
et depuis peu membres du Comité 21, mais aussi plusieurs
lycées (Lycée et Collège Bergson à
Paris 19ème, Lycée Modeste Leroy à Evreux,
Lycée Guy de Maupassant de Fécamp, etc.) et
même l’Ecole Primaire Quinet-Rollin à Lille
Pour en savoir plus, téléchargez la présentation
du programme Agenda 21 scolaires ou www.comite21.org
Le campus de Luminy se met au covoiture
(source : Metro, 28/10/05)
A Marseille et dans les environs, la grève des traminots
de la RTM favorise le développement du covoiturage.
Ainsi, Voiture & co, une association créée
en 1995 sur le campus de Nanterre (à l'occasion d'une
grève de la RATP !) et désormais installée
sur le campus de Luminy, en profite pour encourager le covoiturage.
Un moyen de transport économique puisqu’on partage
les frais de carburant, selon son responsable marseillais
Léandre Gautier, mais surtout "un excellent moyen
de faire connaissance avec d'autres étudiants."
Après avoir travaillé sur la mise en relation
d'une cinquantaine d’étudiants intéressés
par cette formule, son association a inauguré en octobre
une Maison des transports située en face du restaurant
universitaire et qui propose notamment des locations de vélo.
Et Voiture & co envisage en 2006 d’étendre
son action aux autres campus de la ville.
Renseignements : 04 91 26 21 80 ou maisondestransports.org
Audencia Nantes publie un premier rapport
sur ses engagements Global Compact
Audencia Nantes, qui est comme quelques établissements
français signataire du Pacte Mondial des Nations-Unies
(ou Global Compact), a publié en juin 2005 un premier
rapport sur les initiatives prises pour faire face à
ces engagements et a créé un blog sur cette
thématique.
Le rapport : http://resgloblog.typepad.com/audencia/2005/06/premier_rapport.html
ou à télécharger en version
PDF ici.
Le blog : http://resgloglog.typepad.com/audencia
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