Jean-Pierre Coffe
réinvente le restau U
08.03.2010
Jean-Pierre
Coffe, trucculent pourfendeur de la malbouffe, et Jean-Robert
Pitte, géographe spécialiste de la gastronomie
et ex-président de l’université Paris-IV,
ont remis cette semaine leur
rapport sur l’amélioration de la restauration
universitaire à la ministre de l’enseignement
supérieur, Valérie Pécresse. Depuis l’automne
dernier, le duo est allé à la rencontre des
étudiants et du personnel d’une dizaine de restaus
U en France, et en ont tiré des suggestions pour réinventer
les restaus U en 8 étapes. D’abord, ils proposent
d’aménager les marchés publics pour que
les produits d’épicerie (huiles, conserves…)
puissent faire l’objet de marchés nationaux mais
qu’à l’inverse les produits frais et de
saison puissent être achetés à des fournisseurs
locaux voire à des AMAP, en bio si possible –
ce qui serait meilleur pour le portefeuille public, pour le
climat et pour la santé des étudiants. Pour
éviter le gâchis actuel, le pain doit être
amélioré en qualité (type de farine,
mode de cuisson), voire fait localement, souligne aussi le
rapport. Ensuite, l’équilibre entre produits
surgelés et frais pourrait être revu en faveur
de ces derniers, de même que les sauces en poudre devraient
être bannies au profit des sauces faites sur place.
Toujours par souci de qualité, la collaboration entre
les CROUS et les chefs régionaux doit être encouragée…
La nécessité d’éduquer les étudiants
au bien-manger (diététique, goût) est
également soulignée, notamment par des animations
spécifiques, dans un contexte où la double garniture
frites-pâtes est fréquente ! "Quitte à
servir des pommes de terre, pourquoi ne pas tenter d’initier
les étudiants aux délices des pommes au four
cuites dans leur peau, éventuellement dans l’aluminium,
avec un assaisonnement de fromage blanc à l’échalote
et aux herbes?" suggère ainsi le rapport. Pour
financer cette montée en qualité, le rapport
recommande aussi une augmentation des prix, plus proches du
coût réel et malgré cela inférieurs
aux tarifs secteur privé, sauf pour les boursiers naturellement
- une mesure sur laquelle Valérie Pécresse s'est
montrée réservée, tout comme sur celle
concernant la réintroduction du vin, en dégustation
gastronomique, dans les restaurants universitaires ("la
meilleure façon d’apprendre la modération
et de lutter contre les excès", selon le rapport).
Autres recommandations : réduire les files d’attente
(par exemple en variant les pôles : plats principaux,
bars à salade, etc.) et créer des boutiques
de proximité sur les campus, pour partie alimentées
par des AMAP locales. Enfin, Jean-Pierre Coffe et Jean-Robert
Pitte proposent un site Internet pour centraliser et diffuser
les bonnes pratiques des différents restaus U.
EVADDES : l’outil d’auto-évaluation
des établissements d’enseignement supérieur
français dans le domaine du Développement Durable
03.03.2010
Mis
en ligne en début d’année, EVADDES
est un outil conçu par Fondaterra facilitant la saisi
du référentiel (voir boîte
à outils) commun CGE/CPU et la rédaction
du Plan Vert.
EVADDES est en accès libre sur Internet et permet d’organiser
la collecte des données et le partage de documents,
d’établir la situation de la démarche
de développement durable de l’établissement,
de fixer et chiffrer les objectifs du plan d’action,
et de suivre l’évolution de la politique et l’avancement
dans la tenue des engagements pris par le campus. Cet outil
permet également à l’établissement
de mener des enquêtes en ligne auprès de ses
parties prenantes sur sa politique DD et propose des extractions
(documents livrés en fin de procédure) susceptibles
d’être intégrées au rapport de Développement
Durable de l’établissement.
Les données recueillies lors de la saisie sur EVADDES
permettront à Campus Responsables de réaliser
son guide annuel des Campus Responsables. Pour ce faire, les
établissements qui souhaitent figurer dans le guide
pourront cocher la case prévue à cet effet au
moment de son inscription sur EVADDES.
Les établissements ont le choix d’organiser la
restitution de leurs données sous la forme du référentiel
(avec les cinq grandes thématiques : stratégie
et gouvernance, politique sociale et ancrage territorial,
enseignement et formation, activités de recherche et
gestion environnementale) ou sous la forme du plan vert (avec
les neuf défis tels qu’énoncés
dans la stratégie nationale du développement
durable : changement climatique et énergie propre,
consommation et production durable, société
de la connaissance…).
EVADDES est en accès gratuit avec la mise à
disposition pour chaque établissement d’un espace
privé pur réaliser son étude et stocker
les informations. Chaque établissement doit désigné
un chargé de projet Développement Durable qui
sera le référent responsable de la saisie.
Cet outil a pour vocation de faciliter le travail de recueil
et de centralisation des données reflétant les
actions menées sur les campus en matière de
développement durable.
Parme 2010 : un enjeu pour la santé
des jeunes
11.02.2010
Le
25 février prochain aura lieu à l’Assemblée
Nationale le lancement officiel de l’Appel de la Jeunesse,
collectif de jeunes créé suite au décès
d’un camarade étudiant atteint d’un cancer
en 2008.
En s’intéressant à la problématique
ces jeunes ont découvert que beaucoup de cancers étaient
aujourd’hui directement liés aux questions environnementales
(alimentation industrielle, agriculture intensive, téléphonie
mobile…). Cet Appel vise donc à interpeller les
décideurs sur le lien de cause à effet entre
environnement et santé visible notamment dans l’apparition
de nombreux cancers chez les jeunes.
Une conférence de presse pour le lancement de cet Appel
de la Jeunesse aura lieu le 25 février à 10h
à l’Assemblée Nationale. L’après-midi
sera consacrée au colloque « Parme 2010, un enjeu
pour la santé des jeunes », visant a interpeller
les jeunes et les décideurs politiques sur les questions
de santé et d’environnement. Ce colloque accueillera
André Cicollela (chercheur en santé environnementale),
Anne Barre (directrice et fondatrice du Women In Europe for
a Common Future, WECF France), le Professeur Charles Sultan
(professeur en endocrinologie pédiatrique) et Genon
Jensen (directrice de l’Alliance Européenne Santé
Environnement, HEAL). Une table ronde sur le thème
de « l’action publique face aux nouveaux défis
» sera ensuite organisée avec des décideurs
politiques et des représentants de la société
civile.
Ce colloque précède de quelques jours la 5ième
conférence interministérielle sur l’environnement
et la santé qui se déroulera à Parme
du 10 au 12 mars.
Campus Responsables soutient cet Appel et est partenaire du
projet « 2010-2011, sensibilisation des jeunes (du collège
à la fac) au lien santé-environnement ».
Pour télécharger le programme de la journée
à l’Assemblée Nationale et vous inscrire
au colloque, rendez-vous sur le site
du collectif Appel de la Jeunesse ou envoyez un mail à
: appeljeunesse@gmail.com
Les Trophées des Grandes écoles
de commerce 2009 récompensent les écoles engagées
09.02.2010
Les
Trophées des Grandes écoles de commerce 2009
organisés par l’Etudiant et la Société
Générale, récompensent l’école
de commerce de Bordeaux dans la catégorie Développement
Durable et accorde une mention spéciale à l’ESCEM.
Le jury des trophées des Grandes écoles composé
de professionnels et d’experts évalue les directions
des établissements sur l’aspect innovant de leurs
actions. De manière alternée, une année
les écoles de commerce et l’autre année
les écoles d’ingénieurs françaises,
font l’objet d’un appel à candidature ,
Les écoles ont alors la possibilité de postuler
dans une ou plusieurs des quatre catégories suivantes
: international, innovations pédagogiques, relations
avec les entreprises et développement durable. Il s’agit
alors pour les directions d’établissement de
renvoyer un questionnaire accompagné d’annexes
justificatives si cela est pertinent. Depuis sa création
il y a 12 ans, chaque édition reçoit les candidatures
d’environ 100 à 150 dossiers.
Pour cette édition 2009, 18 candidats ont été
pré-sélectionnés dans les quatre catégories
confondues. Après la délibération du
jury présidé par Christian Vulliez (conseiller
du président et du directeur général
de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et
ancien directeur d’HEC), Bordeaux Ecole de Management
(BEM) a reçu le grand prix dans la catégorie
Développement Durable. Sa démarche de responsabilité
globale est axée sur 4 points forts : la pédagogie
responsable (des journée de formation aux transports
responsables une fois par mois), la contribution à
la Recherche en matière de Responsabilité Globale,
l’adhésion aux réseaux institutionnels
et académiques du développement durable (Comité
21, Campus Responsables, Global Compact) et la mise en œuvre
de bonnes pratiques sociales et environnementales (achats
responsables, traitement et recyclage des déchets,
maîtrise des consommations d’eau, gestion des
espaces verts…).
L’ESCEM à quant à elle reçu une
mention spéciale pour ses actions en matière
de responsabilité sociétale, notamment pour
sa Direction Développement Durable ou son implication
dans l’éducation durable avec les parties prenantes
internes et externes de l’établissement.
Signature de la convention sur la diversité
et l’égalité des chances dans les grandes
écoles
04.02.2010
Valérie
Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur
et de la recherche a reçu mardi 2 février les
représentants de la CGE
(Conférence des Grandes Ecoles) et de la CDEFI
(Conférence des Ecoles Françaises d’Ingénieurs).
L’objet de la rencontre était la signature de
la convention sur la diversité et l’égalité
des chances préparée par Yazid Sabeg, Commissaire
à la Diversité et à l’Egalité
des chances.
Cette convention spécifique, adossée à
la Charte
pour l’égalité des chances dans l’accès
aux formations d’excellence du 17 janvier 2005,
doit notamment permettre aux grandes écoles d’atteindre
l’objectif fixé par le Président de la
République d’accueil de 30% de boursiers.
La convention s’articule autour de 5 actions phares
: l’information et l’accompagnement des élèves
et étudiants, l’ouverture sociale des grandes
écoles (diversification des voies de recrutement),
les formations en apprentissage (augmentation du nombre de
places offertes dans les voies d’apprentissage), les
concours (suppression des frais de concours pour les boursiers),
et les filières technologiques (création de
nouvelles classes préparatoires spécifiques).
Jean-louis Borloo a également annoncé qu’il
signerait cette convention et décidé d’engager
les écoles dépendant de son ministère,
parmi lesquelles les écoles nationales des ponts et
chaussées, de l’aviation civile, de la météorologie,
des sciences géographiques.
Afin de garantir la mise en place et le suivi de l’ensemble
des opérations concernées par la convention,
les signataires ont décidé de créer une
structure de consultation et de communication permanente,
au sein de laquelle siègera un correspondant pour chacun
d’entre eux, ainsi qu’un comité de pilotage
et de suivi qui se réunira au moins deux fois par an.
Deux étudiants français font
un tour du monde de la biodiversité
02.02.2010
Faire
un tour du monde de la biodiversité, c’est le
défi que Julie Pouliquen et François-Alexandre
Léonard, étudiants à HEC souhaitent relever
en parcourant la planète pendant 10 mois.
Ils ont choisi de sillonner la zone intertropicale (zone délimitée
par le tropique du Cancer au Nord et le tropique du Capricone
au Sud) pour sa richesse (elle regroupe 80% de la biodiversité
mondiale) dans l’objectif de comprendre l’organisation
et la gestion de ces hauts-lieux de la biodiversité
et de sensibiliser le grand public à leur préservation.
Les deux étudiants ont monter leur projet avec l’entreprise
néo-calédonienne Bluecham,
spécialisée dans la haute technologie et dans
la création d’outils d’aide à la
décision en environnement . Pendant 9 mois Julie et
François-Alexandre arpentent la zone intertropicale
pour suivre l’évolution de 12 cas pratiques.
Ils ont ainsi déjà pu observer la disparition
des primates due à la déforestation au Kenya
ou la ponte des tortues à la Réunion. Ils sont
actuellement en Australie pour étudier la Grande Barrière
de Corail.
Les deux globe-trotters sont accueillis sur chaque site par
des équipes de recherches et rencontrent des interlocuteurs
variés : populations locales, autorités, chercheurs
ou acteurs privés. Les informations sur leurs périples
sont transmises sur le site internet BioVision
2010 et régulièrement mises à jour.
On y trouve des textes, interviews, photos, vidéos
et même une cartographie dynamique via des données
spatialisées. Un groupe
facebook est également disponible pour suivre leur
périple en direct.
D’ici juin, Julie et François-Alexandre partiront
en Australie, au Vanuatu ou encore au Brésil pour continuer
à nous faire vivre leur aventure.
Changeons d’étiquette avec Max
Havelaar
20.01.2010
En
janvier « Changeons d’étiquette ! »
dans le cadre de la campagne de mobilisation en faveur du
coton équitable initiée par l’association
Max
Havelaar (Label international de commerce équitable
regroupant des ONG et des représentants de producteurs)
et le réseau d’étudiants d’Act2e
(Associations Etudiantes pour le Commerce Equitable).
Mise en place dans le cadre du 5ème anniversaire du
coton équitable, cette campagne nationale a pour objectif
de sensibiliser les grandes marques textiles à la nécessité
d’intégrer du coton équitable dans leurs
collections. Pour ce faire, une grande collecte d’étiquettes
vestimentaires est prévue de janvier à fin février.
En effet, la filière coton représente 2,5% des
surfaces cultivées dans le monde mais utilise 25% des
insecticides. En outre, les petits producteurs sont souvent
contraints de vendre leurs productions à perte face
aux grandes exploitations subventionnées par les états
occidentaux et à la fluctuation des prix du marché
. Ajoutons à cela que l’offre de produits en
coton équitable reste encore faible (en 2007, le textile
équitable représentait environ 38 millions d’euros
de ventes soit environ 1% du marché textile français
) alors que la demande des consommateurs pour ces produits
ne cesse d’augmenter (depuis 2004 le marché connaît
une croissance annuelle moyenne de 35%). Source :
les chiffres de la consommation responsable, édition
2008. www.mescoursespourlaplanete.com
Dès la fin du mois de janvier, les étudiants
pourront apporter sur leurs campus les étiquettes qu’ils
auront au préalable découpées sur leurs
habits. Des « ambassadeurs» chargés de
relayer cette opération seront présents sur
les campus qui soutiennent l’initiative. La mission
principale de ces ambassadeurs est d’assurer la collecte
des étiquettes sur le campus, de faire signer la pétition
associée au projet (regroupant déjà quelques
100 000 signatures en faveur du coton équitable) et
de faire le lien avec la coordination nationale. Les meilleurs
ambassadeurs se verront récompensés par un voyage
solidaire, une machine à café Malongo
ou un T-shirt équitable Monsieur
Poulet. La campagne prendra fin le 27 février avec
l’organisation de stands de collecte dans les points
centraux des grandes villes françaises (Paris, Lyon,
Marseille, Toulouse, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble,
Rennes et Strasbourg).
Les étiquettes collectées seront ensuite assemblées
sur de grandes fresques et une œuvre collective sera
en ligne sur internet.
Télécharger la
fiche « ambassadeur »
Télécharger la
note d’information
L’association AASHE lance une enquête
sur les chargés de mission développement durable
des écoles et universités
15.01.2010
L’association
américaine AASHE
(Association for the Advancement of Sustainability in Higher
Education) met à jour son enquête sur les fonctions
et salaires des chargés de mission DD des universités
et écoles d’Amérique du Nord. AASHE est
une association d’écoles et universités
regroupant plus de 750 établissements à travers
les Etats-Unis, le Canada ou le Mexique. Elle met à
disposition de ces derniers des ressources pour engager ou
mettre en oeuvre une démarche de développement
durable au sein des campus.
En 2008, elle a sorti un rapport fournissant des informations
sur les fonctions, les salaires et les positions des chargés
de mission DD dans l’enseignement supérieur.
Le rapport téléchargeable en ligne inclus également
des données sur l’historique des postes créés,
leurs principales responsabilités, la structure organisationnelle
ou les sources de financement. Les résultats se basent
sur l’analyse des réponses de 62 établissements.
On y apprend qu’en moyenne les chargés de mission
passent 30% de leur temps à coordonner des projets
globaux, que 31% disposent de locaux dédiés
ou que 82% des sources de financement sont issus des financements
propres des établissements.
En 2010, l’association fait une mise à jour de
ce rapport. Elle lance donc actuellement une grande enquête
en ligne auprès de tous les établissements nord-américains
concernés. Facile à remplir (10mn environ),
les résultats seront ensuite analysés et feront
l’objet d’un nouveau rapport incluant les salaires,
responsabilités, fonction et retours d’expérience
des personnes employées sur les enjeux du développement
durable. Les établissements ont jusqu’au 12 février
prochain pour remplir l’enquête, de manière
anonyme.
En attendant le rapport 2010, nous vous invitons à
regarder l’enquête 2008, téléchargeable
ici.
6ème Concours Génération
Développement Durable : "mobilité éco-responsable"
14.01.2010
La
sixième édition du concours Generation Développement
Durable est ouverte aux étudiants souhaitant développer
un projet sur le thème de la « mobilité
éco-responsable, préserver l’environnement
et les ressources pour les générations futures
».
Il est entendu par mobilité « la capacité
des personnes et des biens à se déplacer ou
à être transportés d’un endroit
à un autre. Le modèle urbain accorde une place
prépondérante à l’automobile. Il
faut inciter les français à découvrir
de nouvelles formes de déplacements garantissant cohésion
territoriale et équilibre social avec un service public
de qualité » (Journal de lancement de la
sixième édition du concours Génération
Développement Durable, 2009). C’est dans
cet esprit que le magazine scientifique La
Recherche, l’ADEME
et la compagnie d’assurance Generali,
se sont intéressés à la thématique
de l’éco-mobilité pour la sixième
édition de ce concours.
Le concours est ouvert à tous les étudiants
de bac à bac +5. Chaque participant devra rendre un
dossier d’un maximum de 50 pages, accompagné
d’une fiche de synthèse, d’un résumé
de cinq lignes ainsi que d’un visuel sur le projet défendu.
Les participants doivent valider leur inscription, individuellement
ou en groupe de quatre maximum sur le site internet. Le 1er
prix est un chèque d’un montant de 6 000 €,
le deuxième prix s’élève à
2 500 € et le troisième à 1500 €.
Les dossiers seront examinés par les partenaires du
concours accompagnés d’experts sur des critères
de pertinence, de faisabilité, d’implication
des parties prenantes ou d’innovation.
L’édition 2009 portant sur le thème de
la consommation quotidienne durable avait été
remportée par Magalie Pedrono (Ecole de Design de Nantes)
avec son projet RE-act. Le projet visait à créer
de nouvelles pièces vestimentaires sur mesure à
partir de vêtements usagés ou démodés.
Face à l’émergence des initiatives pour
une mobilité plus responsable sur les campus (voir
l’actu sur LaNavetteEtudiante.com et l’actu
sur le système des vélos Yélo), ce concours
étudiant sera une belle occasion de faire émerger
de nouvelles idées et de nouveaux projets sur le sujet.
Date limite de dépôts des dossiers : 31 Mars
2010
Date de remise des prix : Mai 2010
Plus d’informations sur le concours 2010 et les éditions
précédentes : http://www.concoursgenerationd2.com/
Un projet d’apiculture urbaine à
la Cité Internationale Universitaire de Paris
07.01.2010
En
Novembre 2009, la Cité
Internationale Universitaire de Paris (CIUP) a signé
une convention de partenariat avec l’association apicole
l’Abeille parisienne afin d’installer cinq ruches
dans son parc dès le printemps 2010.
La CIUP, plus grande concentration de résidences universitaires
de Paris et région Ile-de-France (avec 5600 lits et
40 maisons) installera un rucher dans une zone clôturée
de 340 m2. La première récolte prévue
en septembre 2010 devrait permettre d’obtenir quelques
250 kg de miel. Tous les salariés auront la possibilité
d’être formés à l’apiculture
par l’équipe de L’Abeille parisienne et
seront habilités à intervenir sur les ruches.
A terme, les ruches seront gérées de manière
autonome par les salariés qui souhaitent s’investir.
Cette initiative formalise les engagements de la charte
développement durable de la Cité Internationale
adoptée en juin 2009. Cette charte a pour objectif
d’atteindre les « 3x20 » à l’horizon
2020 (20% de réduction des GES, 20% d’augmentation
du recours aux énergies renouvelables, 20% de réduction
de la consommation énergétique), et une politique
basée sur sept champs d’actions (consommations
et dépenses énergétiques, collecte sélective
des déchets, traitement et valorisation des espaces
verts, politique d’achats responsables, mixité
sociale, prise en compte des organisations représentatives
du personnel et la culture).
La CIUP avait déjà réalisé en
octobre 2009 une gamme complète et personnalisée
de textiles 100% bios (T-shirts, sweat-shirts, casquettes…)
en collaboration avec la boutique officielle des grandes écoles
et des universités françaises French
Campus.
Proclamée année de la biodiversité par
les Nations Unies, 2010 sera l’occasion pour la CIUP
de sensibiliser aux enjeux de la préservation des écosystèmes
et des équilibres naturels les 12 000 personnes fréquentant
quotidiennement son parc.
Contact Presse :
Marion Mezza – 01 44 16 65 54 – marion.mezza@ciup.fr
Une étude sur les fonctions et rémunérations
liée aux emplois verts
22.12.2009
Michael
Page propose la première étude sur les métiers
et la rémunération qu’offrent les nouveaux
emplois verts, à travers l’analyse de 7 secteurs
d’activités et de 17 métiers « green
».
Le groupe, créé en 1976, spécialisé
dans le recrutement des cadres et dans l’intérim,
a dévoilé en Décembre 2009 la première
étude française dédiée à
la rémunération des emplois verts. Le document
passe en revue 7 secteurs marqués par les nouveaux
enjeux du développement durable (énergies renouvelables,
environnement, développement durable, commerce équitable
et achat développement durable, cadre de vie, déchets,
fonds d’investissement responsables) et 17 métiers
de référence (chef de projet énergies
renouvelables, expert Bilan Carbone, acheteur développement
durable, consultant en développement durable…).
Michael Page fournit un véritable état des lieux
des profils les plus demandés et des filières
porteuses pour les cadres dans le secteur privé en
France. Pour chacun des métiers, des informations sont
données sur le rattachement hiérarchique, les
responsabilités, le profil et la rémunération.
Le secteur des énergies renouvelables, avec le plus
grand nombre de création de postes arrive en tête
de l’étude. La tendance confirme en effet les
dires de Fabrice Lacombe, Président de Michael Page
France : « en France, le seul secteur des énergies
renouvelables représentera d’ici 2020 pas mois
de 60 000 emplois contre 5 000 emplois aujourd’hui ».
A l’heure où la thématique des emplois
verts se fait de plus en plus présente ( voir
l’actu sur le premier forum des emplois verts ou
l'ouverture récente d'un observatoire des métiers
du développement durable sur le site Orientation
Durable), et où l’on estime ces emplois à
près de 450 000 postes (selon Laurent Wauquiez, Secrétaire
d’Etat à l’Emploi sur l’emploi vert),
cette étude permet de donner des informations concrètes
et utiles aux futurs cadres « green » français.
Selon le gouvernement, et dans le cadre du Grenelle de l’environnement,
600 000 emplois verts et une activité économique
estimée à 450 milliards d’euros sont prévus
à l’horizon 2020 en France. Pour atteindre ces
objectifs un comité de pilotage d'une soixantaine de
personnes (professionnels, élus, collectivités,
représentants de syndicats et associations) a été
mis en place par Valérie Létard, secrétaire
d’Etat auprès du ministre d’Etat (Ministère
de l’écologie). Les premiers résultats
de ce comité de pilotage devraient paraître dans
les jours qui arrivent. De plus une conférence nationale
est prévue fin janvier 2010 sur la thématique
des métiers de la croissance verte.
Télécharger
l’étude.
Contacts :
Isabelle Meiss – 01 55 74 52 06 – isabelle@rumeurpublique.fr
Vers une restauration durable de la fourche
à la fourchette…
21.12.2009
Depuis
quelques décennies, la pression des systèmes
de production agricole sur l'environnement s'est largement
accentuée, avec notamment l'utilisation massive des
engrais chimiques de synthèse et des produits phytosanitaires.
À cela s'ajoute un allongement des circuits de transformation
et de distribution des aliments, du conditionnement, du transport...
et par conséquent des émissions de gaz à
effet de serre. Il est urgent de gérer nos assiettes
autrement pour favoriser la restauration de la fertilité
des sols, relocaliser les systèmes alimentaires - de
la production à la consommation - former au goût
et à la qualité, préserver la santé,
et sécuriser les débouchés pour les agriculteurs
locaux. Grâce au Grenelle de l'Environnement, qui impose
20% de bio dans la restauration collective publique à
horizon 2012, la restauration est désormais à
l’avant-garde de ces débats sur l’alimentation
durable, qu’il s’agisse des produits biologiques
mais aussi des produits labellisés, de biodiversité,
etc. Mais les progrès ne sont pas évidents :
alors que 38% des consommateurs souhaitent pouvoir consommer
des produits bio dans leur restaurant d’entreprise et
que 78% des parents souhaitent que leurs enfants puissent
avoir des produits biologiques à la cantine, moins
de 0,45 % des repas en restauration collective intègrent
des produits biologiques et à peine 1,5% en restauration
scolaire. En 2008, les produits biologiques n'ont représenté
que 0,62 % des achats alimentaires dans la restauration collective.
Pour encourager les entreprises et les collectivités
à franchir le cap et les guider pas à pas tout
au long de la démarche, la Fondation Nicolas Hulot
et la Fédération Nationale des CIVAM viennent
de publier un très intéressant "Guide
pour une Restauration Collective Responsable", composé
de 12 fiches thématiques et nourri d’exemples.
Un bonheur n’arrivant jamais seul, le
WWF s’est lui aussi allié au Syndicat
de la Restauration Collective (SNRC) pour publier un livret
explicatif destiné aux élus locaux, sous le
titre "Du bio à la cantine, mode d’emploi".
Qu’est-ce qu’un repas bio ? Faut-il passer à
une restauration 100% bio directement ? Vaut-il mieux privilégier
le bio ou les produits de proximité ? Quel est le "juste"
prix du bio ? Autant de questions récurrentes chez
les décideurs locaux, qui sont passées en revue
dans ce livret, disponible
en ligne.
Retrouvez plus d'actualités sur la consommation
responsable sur le site Mes
Courses Pour la Planète.
La Déclaration des Campus Responsables
pour le Climat : les campus français s’engagent
11.12.2009
A
l’occasion du Sommet de Copenhague sur le climat, (qui
se tient en ce moment même et s’achèvera
le 18 Décembre prochain) rassemblera les dirigeants
du monde entier, 20 campus français se sont engagés
autour d’une déclaration sur le climat.
Cette initiative est à l’origine du réseau
Campus Responsables et de l’école Euromed Management
(Marseille) et a reçu le parrainage de la Secrétaire
d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno. En
signant cette Déclaration, les chefs d’établissement
s’engagent sur des objectifs concrets et ambitieux pour
le climat, tels que la neutralité carbone à
l’horizon 2030 ou l’intégration des enjeux
climatiques dans les formations et la recherche d’ici
à la rentrée 2010.
L’intégration des parties prenantes dans les
stratégies et actions de l’établissement
est également un élément mis en avant
dans la déclaration. En ce sens, les étudiants,
principale partie prenante d’un campus, sont incités
par les chefs d’établissement signataires à
signer l’Ultimatum Climatique avant samedi 18 décembre.
La Déclaration des Campus Responsables pour le Climat
a été signée par 20 campus, dont 2 universités.
Elle est soutenue par plusieurs acteurs de la société
civile tels que le Comité 21, le Réseau Action
Climat, Solar Generation, le REFEDD, le programme des Nations
Unies PRME (Principles for Responsible Management Education)
et le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie,
du Développement Durable et de la Mer.
Un espace dédié sera bientôt disponible
via le site www.campusresponsables.com
permettant de suivre les bilans et évolutions de chaque
signataire.
Télécharger
le communiqué de presse.
Contacts :
Elodie Rochel – elodie@grainesdechangement.com
- tel : 01 40 29 84 91
Jean-Christophe Carteron – jccarteron@euromed-marseille.com
- tel : 04 91 82 78 02
Ultimatum Climatique : faites entendre votre
voix !
10.12.2009
A
l’occasion du Sommet de Copenhague, un regroupement
d’ONG françaises appelle les citoyens français
à signer l’appel de l’Ultimatum Climatique,
destiné à Mr. Sarkozy.
Depuis quelques mois les ONG se mobilisent pour qu’un
accord juste, ambitieux et équitable émerge
de la conférence qui prendra fin le 18 décembre
prochain. Le regroupement compte onze ONG parmi lesquelles
: Greenpeace, WWF, le Réseau Action Climat ou Les Amis
de la Terre ont lancé l’Ultimatum Climatique.
Un texte destiné au président de la république,
Nicolas Sarkozy, a été rédigé
pour que des engagements forts soient pris par la France dans
la lutte contre les changements climatiques. A l’heure
actuelle plus de 500 000 personnes ont signé cet appel,
l’objectif étant de recueillir 1 million de signatures
avant le 18 décembre.
L’appel est relayé par de nombreuses personnes
via internet ou via des flash-mob destinés à
mobiliser en masse les citoyens à travers toute la
France, avec l’objectif de « réveiller
les dirigeants mondiaux en vue de Copenhague ». Du côté
des campus, le REFEDD et Solar Generation mettent à
disposition des associations étudiantes un kit
de mobilisation pour inciter les étudiants à
signer.
Il ne reste que quelques jours pour faire entendre votre voix
et signer l’appel : rendez-vous sur le site de l’Ultimatum
Climatique.
Une épicerie solidaire pour les marseillais
26.11.2009
Le
21 Octobre dernier a été inaugurée, sur
le campus d’Euromed
Marseille, l’Epicerie solidaire portée par
un groupe d’étudiants de l’école.
Le projet est né en mai 2009 lorsqu’Euromed a
décidé d’investir dans des projets étudiants
à caractère « ambitieux, innovant, créateurs
de richesse ou valeur et responsables ». Pour financer
cette initiative, l’établissement a utilisé
l’argent habituellement dépensé dans l’achat
des cadeaux à destination des admissibles qui passent
les concours. A la place, les admissibles ont pu voter pour
le projet qu’ils préféraient (chaque vote
représentant un équivalent de 8 euros). 6 projets
ont ainsi été présentés tels qu’un
projet de festival éco-responsable ou un projet de
formation « sport-étude » au Sénégal.
Le groupe étudiant Campus
Durables (qui assure la promotion du développement
solidaire et durable au sein de l’école) s'est
associé au Bureau
Des Elèves pour monter l’Epicerie solidaire
sur le campus, destinée aux étudiants et au
personnel. Grâce aux votes recueillis, le projet a reçu
quelques 7500 euros qui ont permis de mettre en route l’épicerie
(achat de la caisse, comptoir, constitution d’un premier
stock, communication).
Cet espace de vente de produits bio et équitables,
situé dans le local même du BDE rappelle un projet
similaire mené par Polytechnique Paris et arrivé
en deuxième position au concours Planète-D
2008.
L’Epicerie marseillaise,recense pour l’instant
36 références (céréales, chocolat,
jus de fruit, petit pois, riz, sucre, savon, produit vaisselle…)
et se fournit auprès d’un fournisseur local ;
les Groupes d’Achat Bios.
L’objectif futur de ces étudiants impliqués
est de développer l’offre de produits disponibles,
d’assurer en permanence un accueil et de mettre en place
des ateliers de sensibilisation pour toucher un maximum de
personnes et faire de cette épicerie un lieu fort sur
le campus d’Euromed Management.
La 5ième édition du prix étudiant
EPE-Metro : « biodiversité, que faut-il faire
? »
23.11.2009
Pour
la cinquième année consécutive, l’association
EpE
(Entreprises pour l’Environnement) et le quotidien d’information
gratuit Metro
s’associent autour du prix étudiant EPE-Metro.
Proclamée « Année internationale de la
biodiversité » par les Nations Unies, 2010 est
l’occasion de se pencher sur les questions de protection
de la nature et de la biodiversité. C’est pourquoi
le concours étudiant EPE-Metro de cette année
portera sur le thème « biodiversité, que
faut-il faire ? » avec l’objectif d’apporter
des recommandations aux entreprises, aux maires et aux consommateurs
pour que leurs activités et leurs projets préservent,
voire développent cette biodiversité.
Destiné à promouvoir le développement
durable au sein des universités et des établissements
d’enseignement supérieur, ce prix est financé
par des entreprises membres d’EpE (l’association
regroupe une cinquantaine de grandes entreprises qui ont la
volonté d’intégrer le développement
durable dans leurs stratégies et leur offre de produits).
En 2009 une cinquantaine de dossiers de participants sur le
thème de la ville durable avaient été
reçus. Cette année là, le lauréat,
Denis Voisin, avait alors appuyé son argumentaire sur
l’attractivité économique des villes et
la baisse du prix du foncier pour éviter l’étalement
urbain, et reçu 5000€ de la part de l’entreprise
Saint-Gobain pour son travail.
En 2010 les trois dossiers les plus argumentés, audacieux
et originaux recevront respectivement 5000, 3000 et 2000€
de la part de Laffage, Eiffage et de la SNCF, membres d’EPE
et partenaires de cette édition du prix étudiant.
Vous pouvez télécharger le règlement
et le dossier d’inscription en
ligne.
Date limite de remise des dossiers : 15 Mars
2010.
Date de remise des prix : Juin 2010 par la
président du jury Jean-Marie Pelt, botaniste-écologiste
et président de l’Institut Européen d’Ecologie.
Le REFEDD et Solar Generation mobilisent les
étudiants pour Copenhague
19.11.2009
Dans
le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les
Changements Climatiques à Copenhague qui aura lieu
en décembre prochain, le REFEDD
et Solar
Generation lancent une campagne de mobilisation à
destination des étudiants pour agir en faveur de l’«
Ultimatum
Climatique » sur les campus.
Partant du postulat qu’une grande majorité des
étudiants français ne connaissent ni l’existence,
ni les enjeux du sommet de Copenhague, qui se déroulera
du 7 au 18 décembre prochain, le REFEDD et Solar Generation
ont décidé de mener une campagne de mobilisation
« Ca va chauffer pour nous » sur ces questions,
relayée par des associations étudiantes partout
en France. L’objectif de cette campagne est double.
D’une part, il s’agit d’informer les étudiants
sur les enjeux de Copenhague et les inciter à signer
l’appel « Ultimatum Climatique » (pétition
initiée par onze ONG et destinée au président
de la République pour mettre en avant la mobilisation
des citoyens français sur les questions du changement
climatique) et d’autre part, il s’agit de mettre
en avant l’implication des étudiants dans leur
vie à l’intérieur et en dehors des campus.
La campagne a été volontairement créée
pour être mise en place rapidement et avec peu de moyens.
Elle se compose d’un guide de mobilisation ainsi que
d’un kit comprenant des affiches de sensibilisation.
Pour récupérer ces outils, il suffit d’inscrire
son association à la campagne à l’adresse
suivante : http://www.refedd.org/campagne-ca-va-chauffer-pour-nous.html
A l’heure actuelle une trentaine d’associations
ont déjà utilisé ces outils et ont relayé
l’information sur leur campus.
30 restaurants alsaciens proposent en novembre
des menus "sobres en carbone"
09.11.2009
Trente
restaurants alsaciens, dont des restaurants gastronomiques
ou végétariens mais aussi quatre établissements
universitaires ou scolaires, vont servir en novembre
des menus "sobres en carbone" – au moins sur
une journée ou une semaine. L’opération
"Mangeons
sobre en carbone" est menée à l'initiative
d'Objectif Climat, une association régionale créée
en 2007 et dont l’objectif est d’inciter les citoyens
à modifier leurs comportements pour contribuer à
l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement
: diviser par quatre les émissions de gaz à
effet de serre en France d'ici à 2050. Dans un contexte
où un tiers des émissions de gaz à effet
de serre sont liés à notre alimentation (tout
au long de son cycle de vie : agriculture, transformation,
transport, emballage), l’objectif est ici de sensibiliser
le public aux "bons réflexes" à adopter,
en tête desquels la préférence aux produits
frais (sur les plats préparés ou surgelés),
une réduction de la consommation de viande, et la consommation
de produits locaux et de saison (comme le potimarron, les
pommes ou le gibier) plutôt que des produits importés
(comme les fraises du Chili, les haricots verts du Kenya ou
l’agneau de Nouvelle-Zélande).
Des habitudes pas évidentes à conserver, notamment
pour les étudiants, "qui n’ont pas toujours
le budget adéquat, ou le temps de cuisiner des produits
frais (…) Mais c’est déjà une manière
de leur mettre le pied à l’étrier pour
faire changer des habitudes" souligne Objectif Climat.
Le chef du Fec (Foyer de l'étudiant catholique), un
restaurant universitaire strasbourgeois bien connu, assure
de son côté que la démarche est compatible
avec des prix serrés, "si vous mettez vingt grammes
de viande en moins dans l'assiette et un peu plus de légumes".
A noter : l’origine et le mode de production de la nourriture
servie seront d’ailleurs indiqués aux consommateurs,
mais pas le "poids carbone" des plats qui s'est
révélé trop complexe à calculer.
De l’énergie solaire sur les toits
du lycée agricole de Saint Maximin
06.11.2009
Depuis
le 17 Octobre dernier, le LEAP (Lycée d’Enseignement
Agricole Privé) de Saint Maximin, dans le Var, produira
105 000 kWh (environ la consommation annuelle de 35 ménages,
chauffage non compris) d’énergie photovoltaïque
par an grâce à la mise en raccordement de 650m2
de panneaux sur ses toitures.
Le projet est né de la collaboration entre le lycée
et la société Eneovia
spécialisée dans le conseil et l’ingénierie
technique des énergies renouvelables et de l’efficacité
énergétique. Après avoir réalisé
un audit énergétique des bâtiments du
lycée et une étude de faisabilité technique,
la société a conçu et réalisé
la construction de quatre centrales solaires intégrées
à la toiture du lycée. Cette construction compte
506 modules répartis sur quatre bâtiments pour
une surface cumulée de 650m2 et une puissance cumulée
de 83 kWc (kilowatt-crête).
L’électricité produite est revendue à
EDF au tarif de 0,60€ le kWh. Après un an d’exploitation,
la facture d’électricité du lycée,
qui est actuellement d’environ 11 000€ par an,
sera normalement nulle. Les revenus de cette installation
se répartissent entre le lycée (23%) et Eneovia
(77%). Le lycée peut donc espérer un revenu
de 63 185€ sur 20 ans plus un gain de 48 000€ pour
la location des 520 m2 de toitures par Eneovia sur cette période
(les 130m2 restants appartenant au lycée).
Ce projet est une réelle opportunité pour les
deux structures et notamment pour le lycée de Saint
Maximin qui compte notamment dans sa stratégie la prise
en compte du développement durable dans la formation
aux métiers agricoles et la sensibilisation des jeunes
aux énergies renouvelables.
Un outil pour impulser les Agendas 21 Scolaires
03.11.2009
Le
7 octobre, le Comité
21 et ses partenaires associatifs, tous membres du réseau
d’éducation à l'environnement et au développement
durable (EEDD) ont créé un outil de communication,
pédagogique et synthétique, pour inciter les
décideurs (élus locaux, recteurs, inspecteurs
d'académie, chefs d'établissements, enseignants...)
à impulser des démarches de développement
durable dans les établissements scolaires de tous les
niveaux (Agenda 21 scolaires).
L’Agenda 21 scolaire résulte du questionnement
récurrent des jeunes et de l’équipe éducative
des établissements sur leurs relations avec l’environnement.
Concrètement, il permet de mettre en place un plan
d’actions au sein même de l’école
qui mette l’accent sur de nouveaux modes de consommation
et sur des valeurs de responsabilité et de solidarité.
A l’heure actuelle 550 établissements français
se sont dotés d’un Agenda 21 scolaire et beaucoup
d’autres ne sont pas encore lancés par manque
d’information et de formation.
Le comité 21 et ses partenaires associatifs de l’EEDD
(l’Ifrée,
le réseau
Ecole et Nature, le réseau
Ecorce et l’UNCPIE)
mettent désormais à disposition un outil, sous
forme d’un mode d’emploi pratique téléchargeable
en ligne. Ce mode d’emploi, permet notamment de répondre
aux questions « Pourquoi se lancer ? Comment ça
marche ? Passez à l’action ! » et s’appuie
sur les témoignages de décideurs du programme
« Etablissements du Développement Durable de
Haute-Normandie. » Cet argumentaire fait l’objet
d’une diffusion nationale en partenariat avec la CASDEN
(Banque coopérative des personnels de l’Education
Nationale, de la Recherche et de la Culture) auprès
des académies, collectivités, réseaux
associatifs d’éducation à l’environnement
et au développement durable, partenaires…
Les 27, 28 et 29 Octobre derniers ont eu lieu les 2ème
Assises de l’EEDD, à Caen, un moment fort
pour le Comité 21 et une occasion de présenter
leur nouvel outil.
Retrouver plus d’informations sur le Comité 21
et les Agendas 21 scolaires sur le site.
Le Secours Populaire Français vient
en aide aux étudiants à Lille
22.10.2009
C’est
une première en France : une antenne du Secours Populaire
Français s’ouvre sur le campus de l’université
de Lille I, pour accueillir les étudiants en difficulté
sociale ou économique.
Selon un bilan du Centre Universitaire de Promotion de la
Santé (CUPS), il est de plus en plus fréquent
que les étudiants ne fassent qu’un repas par
jour et se retrouvent en difficulté pour payer leur
inscription et autres frais universitaires. Certains travaillent
parallèlement à leurs études et ont des
difficultés à suivre en cours. Selon Jean-Louis
Callens, secrétaire général de la fédération
nord du secours populaire on est passé, en l’espace
d’un an, de 2400 à 3300 personnes se rendant
à la banque alimentaire. Parmi elles, 300 étudiants.
C’est ainsi que s’est ouverte le 22 Septembre
dernier une antenne de permanence du secours populaire sur
le campus de Lille I à Villeneuve-d’Ascq, qui
avait dénoncé à plusieurs reprises dans
le passé les difficultés que rencontraient les
étudiants. La permanence a pour objectif d’apporter
de l’aide et du soutien aux étudiants en difficulté.
Cette grande première en France fonctionne sur une
logique donnant-donnant. Les étudiants passent un contrat
moral avec l’association pour bénéficier
d’une aide alimentaire ou financière par le biais
du « micro-crédit solidaire », fonds spécifique
étudiant où l’étudiant donne 6€
contre 50€ de marchandise. En contrepartie le bénéficiaire
s’engage à s’impliquer dans des actions
de solidarité.
Pour certains cette initiative n’est qu’un simple
pansement et un revenu minimum étudiant reste nécessaire.
La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie
Pécresse, en visite à Lille s’est dite
« choquée » par cette antenne, après
tous les plans mis en œuvre dans sa politique (augmentation
des bourses de 1,5% à 3%, fonds d’aide d’urgence
augmenté de 10%, rénovation des chambres en
cité U…). Selon une doctorante en sociologie,
« il faut arrêter de se voiler la face. Pour réussir
il faut être étudiant à plein-temps et
dans des conditions de vie décentes. »
Premier Forum des « Emplois Verts »
19.10.2009
Le
24 Novembre prochain, de 9h à 18h, se tiendra à
la Cité des sciences et de l’industrie (Paris
- La Villette) le
premier forum dédié aux « emplois verts
», proposant informations, rencontres, échanges
et quelques 2000 offres d’emplois.
A l’horizon 2020 les objectifs du Grenelle de l’environnement
devraient permettre la création ou l’adaptation
d’environ 600 000 emplois verts conciliant croissance
économique et respect de l’environnement. Les
emplois verts contribuent, directement ou indirectement, à
la production d’éco-activités dans divers
secteurs de l’économie comme : l’approvisionnement
énergétique, le recyclage, l’agriculture,
la construction (BTP) ou les transports.
C’est dans ce contexte que le Ministère de l’Economie,
de l’Industrie et de l’Emploi organise un forum
de recrutement, de rencontres et d’échanges dans
le secteur des emplois verts à l’espace Condorcet
de la Cité des sciences et de l’industrie, en
partenariat avec le Pôle emploi, le Ministère
de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement
Durable et de la Mer, le Fonds Social Européen et avec
le concours de la RATP. Lors de cette journée quelques
2000 offres d’emploi seront disponibles et une centaine
de recruteurs seront présents (Grands groupes, PME/PMI).
Le Pôle emploi Paris Stendhal organisera également
un « job-dating » qui favorisera la rencontre
entre les employeurs et les personnes à la recherche
d’un emploi. Pour participer à ce job-dating
envoyez votre
CV au Pôle emploi avant le 6
Novembre. Les candidats pourront ainsi se présenter
pendant le forum, et proposer leur candidature à des
offres d’emploi dans des secteurs connaissant un fort
potentiel de croissance.
Appel à projet « prévention
et développement durable »
13.10.2009
La
FAGE (Fédération des Associations Générales
Etudiantes) lance un appel à projet « prévention
et développement durable » en partenariat avec
la Macif,
le Crédit
Coopératif et l’ADEME.
Créée en 1989, la FAGE est la première
organisation étudiante française, avec un réseau
de près de 1500 associations sur le territoire. Elle
est reconnue comme une organisation de jeunesse et d’éducation
populaire depuis 1997 et agit en faveur de l’éducation
à la citoyenneté.
L’appel à projet « Prévention et
développement durable » repose sur deux volets
: établissement responsable (mise
en avant de l’habitat, la mobilité et la consommation
responsable) et prévention et éducation
à la santé en milieu étudiant
(prévention du suicide, sécurité routière
et alcool, promotion de la santé et gestes de premiers
secours).
Cet appel à projet a pour but de favoriser la mise
en place d’actions de proximité (actions d’éducation
au développement durable) et de prévention par
les pairs (actions de sensibilisation aux comportements responsables
et citoyens dans le domaine de la santé) menées
par les associations étudiantes. Ainsi, des initiatives
étudiantes ponctuelles (un événement
festif, une exposition, un café-débat ou une
action de sensibilisation en journée) ainsi que des
projets annuels pourront être subventionnés.
Des outils sous forme de kits, regroupant affiches, fiches
d’informations et guides de mise en œuvre (kit
« développement durable, mon asso et moi »,
kit « sécurité routière et substances
psycho actives »…) sont disponibles sur le site
Internet de la fédération.
Cet appel à projet est destiné à toutes
les associations étudiantes adhérentes au réseau
FAGE. Chaque association peut présenter un projet.
Plusieurs projets seront subventionnés à hauteur
de 300 € à 5000 €.
Pour participer à l’appel à projet :
- 1ère session : Date limite de dépôt
des dossiers 7 Juin 2009 / délibération du jury
15 Juin 2009
- 2ème session : Date limite de dépôt
des dossiers 24 Septembre 2009 / délibération
du jury 9 Octobre 2009
- 3ème session : Date limite de dépôt
des dossiers 31 Janvier 2010 / délibération
du jury 12 Février 2010
Pour plus d’informations sur l’appel à
projet, les modalités et les contacts téléchargez
le guide
explicatif ou rendez-vous sur le site Internet de la FAGE.
Un Campus Tour de l’économie sociale
et solidaire en Rhône-Alpes
09.10.2009
Dans
le cadre des rencontres
solidaires en Rhône-Alpes et à l’occasion
du mois
de l’Economie Sociale et Solidaire en Novembre 2009,
l’association Promess
organise un Campus Tour de l’économie sociale
et solidaire dans la région.
Créée en 2004 l’association Promess regroupant
professionnels, étudiants, universitaires et acteurs
locaux s’est fixé comme objectif de sensibiliser,
informer et développer la professionnalisation du secteur
de l’Economie Sociale et Solidaire. Pour ce faire, elle
mène diverses actions telles que l’organisation
de conférences ou l’intervention au sein des
formations.
C’est ainsi que l’association a décidé
d’organiser un Campus Tour pour répondre aux
attentes et questionnements des étudiants sur cette
thématique. En Novembre prochain, un bus sillonnera
trois campus de la région, proposant stands d’information
en journée et animations le soir (projection de films,
conférences, spectacles d’improvisation). Le
Campus Tour s’arrêtera le 26 Novembre à
l’Université Lyon 2 avec un forum de l’économie
sociale et solidaire, animé par différents stands
et une conférence sur le thème « faire
de la finance autrement », marquant la dernière
étape de cette tournée.
Les différentes étapes du Campus Tour :
• Université Catholique de Lyon le 9 novembre,
• Université Pierre-Mendès France de Grenoble
le 10 novembre,
• Université Jean Monnet de Saint Étienne
le 12 novembre.
Pour plus d’informations sur l’initiative rendez-vous
sur le site
de Rhône-Alpes Solidaires.
Le 3ième guide du Sierra Club qui note
les campus verts américains est en ligne
07.10.2009
L’association
Sierra
Club a publié à l’été
dernier son troisième classement des campus américains
les plus « green ».
Fondée le 28 mai 1892 par l’écrivain américain
John Muir, Sierra Club est aujourd’hui l’une des
plus vieilles, plus importantes et plus influentes organisations
de protection de l’environnement des Etats-Unis. Après
l’envoi d’un long questionnaire réalisé
par des experts, le classement a été fait par
attribution d’une notation finale sur 100 portant sur
8 domaines d’action (énergie, achats, transports,
efficacité, alimentation, formation, administration
et déchets) complétés par une partie
bonus visant à récompenser les initiatives vertes
supplémentaires. Chaque domaine reçoit une note
sur 10 attribuée sur la base des réponses à
40 questions. Cette notation est ensuite valorisée
par le témoignage de journalistes et étudiants,
qui représente un 10 ième de la note finale.
Cette année l’étude a concerné
135
établissements, parmi lesquels 20 sont arrivés
en tête de liste avec une note supérieure ou
égale à 91. L’Université du Colorado
de Boulder arrive en tête, avec la note maximale de
100, pour, entre autres, ses implications dans la recherche
(énergies renouvelables et changement climatique) et
dans la gestion durable de son campus (programme de recyclage,
bâtiment certifié LEED, programme zéro-déchets
pour le stade de football, réduction de la consommation
d’eau et d’énergie, plan de transport…).
D’autres campus comme l’Université du Vermont
ou l’Evergreen State College se sont distingués
par leurs actions en matière de recyclage, d’alimentation
biologique ou de recherche en matière de biodiversité.
A l’heure de la rentrée universitaire 2009-2010,
ce classement est un outil d’aide au choix des universités
pour les étudiants et fait office de livre d’or
des meilleures pratiques environnementales des campus américains.
Des diplômés
en bouteilles recyclées
30.09.2009
A
l’heure où la notion de « Campus Vert »
prend de plus en plus d’importance, en particulier aux
Etats Unis, c’est aux diplômés de porter
la green attitude. Un des leaders américains de l’habillement
pour professionnels (tenues académiques, judiciaires,
religieuses) vient de lancer une nouvelle ligne de toges de
remise de diplôme réalisées à 100%
avec des bouteilles en plastique recyclées. Après
des expérimentations sur des textiles mêlant
fibres de polyester et de bambou, la société
Oak Hall
Compagny est parvenue à créer une ligne
de toges à base de bouteilles recyclées : nommée
Greenweaver.
Il faut en moyenne 23 bouteilles pour faire une toge. Si 100
000 étudiants portent les produits Greenweaver, 2,3
millions de bouteilles en plastique seront valorisées
et éviteront donc la case déchetterie. Du point
de vue de l’esthétique et du confort, il n’y
a aucune différence avec les robes traditionnelles
en polyester. L’université de Pennsylvanie a
déjà commandé 2,500 de ces toges pour
ses futurs diplômés au printemps 2010. Tout un
mouvement s’est engagé autour de cette initiative,
en témoigne leur site
et leur espace sur facebook
et twitter pour se faire connaître auprès des
étudiants.
Avec une estimation quotidienne de 60 millions de bouteilles
partant dans les déchetteries américaines, cette
initiative offre aux campus et à leurs diplômés
et déjà jeunes professionnels une opportunité
de porter sur eux un vêtement symbole de la protection
de l’environnement.
Une cartographie
carbone des campus français
Elaborée
par la CPU
(Conférence des Présidents d’Université)
et la
Caisse des Dépôts, cette cartographie est
fondée sur la collecte de données environnementales
d’établissements d’enseignement supérieur
français. Elle vise à offrir aux décideurs
du monde universitaire une vision globale leur permettant
d'orienter leurs schémas directeurs et programmations
immobilières vers plus de performance pour contribuer
aux objectifs français, européens et mondiaux
d'économies d'énergie et lutter contre le
dérèglement climatique, suivant une catégorisation
par informations générales (superficie, typologie
des bâtiments par âge…), informations
par site (nombre de bâtiment, consommation sur les
trois dernières années…) et informations
par bâtiment (double vitrage, consommation…).
Cette cartographie s'appuie sur une vaste collecte d'informations
auprès des responsables universitaires dont la mobilisation
entre septembre 2008 et février 2009 a été
exceptionnelle avec près de 50% de réponses.
Au total, 50 universités, 13 grandes écoles,
372 bâtiments, 302 sites (il peut y avoir plusieurs
sites pour un établissement unique selon la localisation
des campus) et 8 CROUS sont passés en revue.
Dans le but d’améliorer la performance énergétique
et réduire les émissions de Gaz à Effet
de Serre des campus universitaires, un outil de simulation
a été développé: StratEnergieCO2.
Il s’utilise lors de l’élaboration d’un
préprogramme d’investissement à l’échelle
d’un bâtiment, selon différents critères
: l’âge ou le type de bâtiment…
D’usage très simple et rapide, ce logiciel
d’aide à la décision permet de simuler
différents scénarios d’investissements
et leurs impacts sur la consommation énergétique
du bâtiment étudié.
Les données collectées ont été
analysées, traitées, puis synthétisées.
Des fiches de synthèse ont été produites,
propres à chaque université, et sont en accès
libre ou limité sur ce site (selon le choix de l'établissement).
Il en résulte que la moyenne nationale universitaire
du ratio énergie est de 300 kWh.EP/m2.an (pour un
objectif fixé entre 51 et 110 par le Grenelle
de l’environnement en consommation énergétique
des bâtiments) et celle du ratio CO2 de 31 kg.CO2/m2.an
(pour un objectif fixé entre 6 et 15 en émission
carbone).
Pour plus d’informations sur
la cartographie et les résultats de cette étude
: http://www.cartoco2campus.com/
Des
vélos gratuits pour les ingénieurs de La Rochelle
A
la rentrée 2009-2010, l’EIGSI
(Ecole D’ingénieurs en Génie des Systèmes
Industriels) de La Rochelle met en place un dispositif novateur
de sensibilisation et d’action auprès des étudiants,
sur la manière de vivre et d’étudier
autrement.
Ce dispositif appelé « Un nouvel étudiant
– Une nouvelle mobilité » permet
aux étudiants de première année d’obtenir
un vélo gratuit aux couleurs de l’école
et de ses partenaires. De plus, un Pass est proposé
au prix de 110 euros par an, au lieu de 230 euros au tarif
normal. Ce Pass proposé par la RTCR
(Régie des Transports Communautaires Rochelais) permet
de faciliter l’accès aux différentes
offres de mobilité verte de la ville telles que les
bus, trains (TER), vélo-partage (depuis le 5 juin
2009 la ville de La Rochelle a mis en place le « Yélo
»), bus de mer electro-solaire ou voitures électriques
en temps partagé.
Cette initiative a été lancée dans
le cadre de la démarche engagée de l’EIGSI
en matière de développement durable, et notamment
dans les domaines des transports et de la mobilité
durable en milieu urbain. Elle a été initiée
suite à une enquête réalisée
auprès de 376 étudiants faisant ressortir
le fait que plus de 50% d’entre eux habitaient à
moins de 500m du campus et que le vélo n’était
que le troisième moyen de transport utilisé,
après la marche et la voiture.
Une
carte étudiante qui fait des échos
L’association « Echo »
créée en 2004 à Aix-en-Provence, est
à l’origine de l’initiative LaCarteEtudiante.com.
Lancée en 2007, cette carte personnalisée et
nominative, du même format qu’une carte bleue
permet aux étudiants de bénéficier de
nombreux avantages tels que des réductions allant de
10% à 50% sur plusieurs commerces partenaires (alimentation,
services, loisirs…). Elle permet également de
bénéficier d’offres spéciales sur
les évènements culturels (théâtre,
festivals…), festifs (restaurants, bars, clubs…),
ou sportifs (salle de sport, permis bateau…). La carte
est aujourd’hui présente dans les 5 plus grandes
villes de la région PACA (Nice, Aix-en-Provence, Marseille,
Avignon et Toulon) et sera présente dans 13 nouvelles
villes (dont Paris, Lille, Strasbourg, Nantes, Rennes, Bordeaux,
Toulouse ou Lyon) à la rentrée 2009-2010.
Certains établissements ont choisi de remplacer leur
propre carte étudiante par LaCarteEtudiante.com,
qui offre de nombreux avantages tels que l’allègement
des tâches administratives (la fabrication des cartes
est prise en charge par l’association « ECHO »
au tarif de 10 euros), la valorisation des campus par le biais
des outils de communication de l'association, ou encore un
coup de pouce donné à la vie associative étudiante
à travers le soutien matériel et financier apporté
à certains projets humanitaires (dernièrement
un tournoi inter-écoles fédéré
par plusieurs associations étudiantes a eu lieu).
Parallèlement à LaCarteEtudiante.com,
l’association a également mis en place LaNavetteEtudiante.com,
une navette gratuite pour les détenteurs de la carte
et reliant les centres-villes aux campus. Elle propose en
effet un transport sûr et individualisé (mise
en place d’une infoline) de 22h à 4h, accompagné
d'actions de sensibilisation (MST, alcool, drogue…).
Elle est actuellement en place à Aix-en-Provence, en
développement à Marseille et cherche à
se répandre à d’autres villes étudiantes.
LaCarteEtudiante.com regroupe aujourd’hui
environ 20 000 adhérents en région PACA. L’association
vient de sortir une carte en modèle USB (intégrée)
permettant l'économie de papier à la rentrée
par la mise à disposition en version électronique
d'informations utiles et pratiques sur la ville et l’école
(guide de la ville, programmes de l'école, contacts
du campus…).
Un éco-guide
participatif pour étudiants
Créé en 2008
par l’association étudiante Campus
Vert de Strasbourg (association visant la promotion du
développement durable et fédérant les
différents étudiants des campus Strasbourgeois),
l’éco-guide arrive aujourd’hui sur internet.
Il était anciennement décliné sous la
forme d’un livret papier d’une soixantaine de
pages imprimé sur papier recyclé par un imprimeur
certifié Imprim’Vert
ainsi que sous une version PDF. La principale nouveauté
: une version participative en mode wiki
(site web où chaque page peut être modifiée
par tous les visiteurs autorisés) où chacun
peut partager ses bons plans, astuces et adresses sur les
petits gestes écologiques en milieu urbain. Le site
compte une dizaine de rédacteurs et prépare
une campagne de communication pour la rentrée 2009.
Suivant une architecture simple et pratique (« je me
loge », « je sors », « je me déplace
»…), ce site est avant tout un point de rencontre
et de discussion entre les étudiants autour du thème
du développement durable dans la vie quotidienne d’un
étudiant. L’association souhaite que cet éco-guide
se répande à d’autres villes françaises
comme c’est déjà le cas à Nancy,
Toulouse ou Paris. L’association est également
en relation avec des réseaux tels que le REFEDD
(Réseau Français des Etudiants pour le Développement
Durable) ou le GRAPPE
(Groupement d’Associations Porteuses de Projets Environnementaux).
Pour plus d’informations sur l’éco-guide
: http://www.eco-guide.eu/
Trophées Planète-D
: L'édition 2009 est lancée
Planète-D (think
tank créé en 2005 visant à promouvoir
le développement durable), réitère l’événement
« Trophées Planète-D » pour sa deuxième
édition, avec comme objectif de mettre en avant des
initiatives étudiantes cohérentes et pérennes
en faveur du développement durable dans les universités
et grandes écoles. Ce concours permet aux étudiants
de présenter des projets et actions visant à
l’amélioration économique, sociale et
environnementale des campus (sur les aspects de gestion durable),
avec l’appui et le soutien de Planète-D, à
travers un guide
méthodologique et de divers partenaires (Gestionnaire
du réseau de Transport d'Electricité, la
Caisse des Dépôts, Achats
Concept Eco ...). Les projets gagnants sont récompensés
en espèces (5000 euros pour le lauréat) ou en
nature (cette année, entrées au salon Pollutec,
Pass pour le colloque de Cerisy...)
L’édition 2008 avait regroupée 28 projets
et récompensée 5 d’entre eux lors d’une
cérémonie officielle le 16 janvier 2009 au Palais
du Luxembourg à Paris. Le projet gagnant (Association
EnviSaGe du Centre Universitaire de Formation et de Recherche
d’Albi) a mené une réflexion sur la question
de la réduction et la valorisation des déchets
sur le campus avec l’objectif d’installer des
toilettes sèches et un composteur.
Pour participer aux Trophées
2009 :
- Date limite de retour des fiches participatives
: 30 juin 2009
- Date limite de dépôt des dossiers
: 30 Novembre 2009
- Remise des prix : Février 2010
Pour plus d’informations : http://www.planetd.fr/site/trophees.htm
Concours jeunes créatifs
pour la semaine du développement durable
Dans le cadre de la semaine
du développement durable, le ministère de l'Ecologie,
de l'Energie, du Développement Durable et de l' Aménagement
du Territoire lance un concours dont l'objectif est de créer
un visuel accrocheur destiné à sensibiliser
la cible des 15/30 ans au thème de la consommation
responsable.
Le concours s'adresse:
- Aux étudiants de plus de 18 ans suivant
un cursus artistique, scolarisés dans l'un des établissements
du teritoire français (métropole, collectivités
et départements d'Outre Mer)
- Aux adultes âgés de moins de
30 ans au 31/12/2008, ayant obtenu un diplôme en art,
arts graphiques ou communication visuelle entre 2005 et
2008.
Date limite d'inscription:
le 05 mars
Pour plus d'informations: rendez
vous le site
de la semaine du DD
Sortie du rapport de propositions
sur l'Education pour le développement durable.
Le REFEDD
(Réseau Français des Etudiants pour le Développement
Durable) a été lancé fin 2007, en plein
Grenelle de l’environnement avec pour objectif de rassembler
toutes les associations étudiantes oeuvrant pour un
développement durable, en jouant un rôle d’interface
entre elles et les institutions nationales et internationales.
Ce rapport, publié à
la fin de l'année 2008, présente les propositions
du REFEDD sur la base de l’enquête menée
par Avenir Climatique au cours de l’année 2007-2008.
Il se dégage de cette enquête des demandes de
la part des étudiants en particulier en matière
de contenu de l'enseignement qui se traduirait de manière
concrète par une journée de séminaire
obligatoire pour acquérir un socle commun de connaissances,
la valorisation en ECTS des initiatives étudiantes
et l'oganisation d'un concours national. A plus long terme,
le REFEDD propose de réunir un comité d'experts
interdisciplinaires pour créer des programmes intégrant
une approche transversale du développement durable
et de faire des campus des laboratoires du développement
durable, en valorisant notamment les innovations des étudiants.
Le REFEDD inisite sur la décalage flagrant
entre la prise de conscience des étudiants d’aujourd’hui
sur les enjeux liés au développement durable
et l'engagement des directeurs d'université aussi bien
sur le contenu de l'enseignement que sur la gestion des campus.
How can you make your
Campus greener ? General Electric lance un challenge énergétique
aux étudiants
General
Electric offre la possibilité aux étudiants
européens de se challenger en participant àune
compétition visant à faire émerger de
nouvelles façons de lutter contre le changement climatique.
Les candidats par équipe de 1 à 5 personnes
ont jusqu'au 1er février pour remplir un formulaire
de participation et jusqu'au 1er mai pour faire connaître
leur projet. Un comité d'experts de General Electric
jugera les projets sur trois critères : écologie,
imagination et créativité et récompensera
le meilleur d'entre eux en finançant à hauteur
de 25 000 euros son projet. D'autres lots sont également
à gagner pour les projets argent et bronze.
Consulter la
brochure de présentation du challenge et
le site dédié à l'initative: www.makeyourcampusgreener.com.
Concours "Génération
Développement Durable" : l'ADEME lance un appel
à candidature
Appel à candidature. L’ADEME
lance son 5e concours «
Génération Développement Durable »
sur le thème « Régime Carbone allégé,
Inventer une consommation quotidienne durable » le magazine
La Recherche, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Energie (ADEME) et Generali encouragent les participants
à réfléchir aux multiples moyens de promouvoir
une consommation quotidienne éco-responsable, qui privilégie
les produits et les services les plus respectueux de l'environnement,
à tous les stades. Les étudiants ont jusqu’au
31 mars pour candidater et déposer leur dossier.
Astuce : jetez
un coup d'oeil sur une autre initiative de l'agence Graines
de Changement spécialement dédiée à
l'information sur la consommatuon responsable.
Colloque international
de recherche, de réflexion et d'échange : «
Le développement durable de l’école élémentaire
au campus : enjeux pédagogiques et pratiques sociales
dans les établissements d’enseignement ».
Les 25, 26 et 27 juin 2008
se tiendra, au centre Universitaire de Formation et de Recherche
Jean-François CHAMPOLLION à Albi,
un colloque international sur l'éducation au développement
durable qui aura pour enjeu de renforcer les savoirs
et savoir-faire pour performer les dispositifs existants,
faire émerger de nouveaux questionnements pour
la Recherche et créer un espace de rencontre
pour les différents acteurs (enseignants, chercheurs,
institutionnels, associations) impliqués ou concernés
par la promotion du développement durable dans les
établissements d’enseignement. Pour en savoir
plus : http://delecoleaucampus-albi.com/
Le Comité 21 édite
un répertoire des associations DD de l'école
au campus
Plus de 200 établissements
scolaires, de l'école au campus, sont déjà
engagés dans des démarches de développement
durable (Agenda 21 scolaire ou E3D). Pour soutenir leur mise
en oeuvre, le comité 21 a réalisé une
base de données-ressources identifiant par
région les accompagnateurs et les formateurs de démarches
Agenda 21 scolaires (www.comite21.org
- rubrique EDD - Agenda 21 scolaires).
Trophées Planet-D
pour le développement durable : jusqu'à 5 000
€ à gagner
Vous êtes étudiant, vous
avez un projet de développement durable sur votre campus,
mais vous manquez de fonds et vous ne savez pas bien comment-vous
y prendre... L'association Planet D organise un concours qui
récompense les meilleures initiatives étudiantes.
Soumettez votre projet avant le 30 avril 2008, et vous serez
peut-être les heureux élus de prix qui peuvent
aller jusqu'à 5 000 €. Et en prime, un accompagnement
tout au long de votre projet. Toutes les informations sont
sur : www.planetd.fr
Le covoiturage pour réduire
les émissions de CO2 des étudiants franciliens
Depuis le 5 février,
les étudiants d'Ile-de-France disposent d'un service
de covoiturage qui leur est spécifiquement
dédié. En tout c'est 350 000 étudiants
qui sont concernés par ce nouveau dispositif (Cergy,
Ecole centrale de Paris, ENS Cachan, ESSEC, Evry, HEC, INRIA,
Institut Supérieur de l'Environnement, la Bergerie,
Paris I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII,
Polytehcnique, Supélec, TECOMAH, UMLV, UVSQ, Véolia).
Coordonnée par Fondaterra,
la création de cette plate-forme découle du
projet de recherche-action : « Amélioration
de l'efficacité énergétique et réduction
des émissions de CO2 dans les campus d'Île-de-France
». Développé par Green
Cove Ingénierie (leader dans le domaine du covoiturage)et
SFR et en partenariat avec l'ADEME, ce service est accessible
depuis le site web T.éco
et sur les mobiles.
De nouveaux services viendront progressivement enrichir
l'offre avec l'accès aux informations sur
les horaires de transports en commun, un service d'autopartage,
des stages d'éco-conduite, etc. La plateforme de service
visera également à valoriser les émissions
de CO2 évitées. Dans un premier temps, mis en
place pour les usagers des campus universitaires franciliens,
ce projet a vocation à se déployer très
rapidement au niveau national.
Enquête Energie
Climat
Les attentes des étudiants
en matière de formation au développement durable
sont de plus en plus prononcées, mais comment leurs
permettre de les exprimer pour mieux les prendre en compte
? C'est ce que propose la consultation nationale
lancée par Avenir Climatique sur les attentes des étudiants
en matière de formation pour faire face aux enjeux
climatiques et énergétiques. Conçue à
la fois comme une évaluation des connaisssances des
étudiants, la consultation leur offre aussi un réel
espace d'expression. 14 000 étudiants ont déjà
réaliser à cette enquête, mais pour des
résultats encore plus exhaustifs, n'hésitez
pas à la(re)diffuser. L'enquête se déroule
exclusivement sur internet à l'adresse suivante :www.avenirclimatique.org/enquete
Magazine Durabilis :
Appel à témoignages
Votre établissement (Université,
Grande Ecole) a engagé des démarches particulières
dans le domaine du développement durable ? Vous êtes
un étudiant et vous militez pour un campus plus responsable
? Le magazine Durabilis vous donne l'occasion de vous exprimer
et de faire entendre votre voix dans un dossier à paraître
en janvier 2008. La date limite d'envoi de votre article est
fixée au 10 décembre 2007. Des questions ont
été formulées afin de guider votre réflexion
: "Etablissements de formation et “Campus
durables”… est-ce possible ? A quelles conditions,
sous quels délais, pour quels résultats ?Au-delà
de la dimension environnementale ou écologique, ce
sont des questions de modes de management humain et organisationnel
qui se posent…" Pour plus de renseignements,
rendez-vous sur le site du magazine Durabilis.
Elyo (Suez) et Fondaterra
s'associent pour réduire la consommation énergétique
des campus
Une convention de partenariat a en effet
été signée à l'occasion du Salon
professionnel international "Ecobuilding Performance"
qui s'est déroulé du 18 au 20 septembre à
Paris. Ce projet concerne dans un premier temps l'ensemble
des campus d'Ile de France. En effet, sont associés
à ce projet la Région Ile de France mais aussi
l'ADEME et la Conférence des Présidents d'Université.
Elyo interviendra particulièrement sur le mode d'un
soutien technique à l’élaboration d’une
stratégie globale d’amélioration de la
gestion et du mix énergétique des bâtiments.
Le
communiqué de presse sur Enviro2B.
Création du REFEDD
- Réseau français des étudiants pour
le développement durable
Le REFEDD sera la première structure
nationale de coordination et de promotion des initiatives
étudiantes comprises dans le domaine du développement
durable (société, environnement, culture) et
de représentation internationale de la voix étudiante
française sur les thématiques de développement
durable.
Les principes fondateurs sont la neutralité politique,
l’innovation et l’entreprenariat.
Cette structure, dont le site internet opérationnel
en octobre sera un portail incontournable pour les étudiants
et leurs projets, rassemble l’ensemble des acteurs -
associations et réseaux étudiants - qui œuvrent
pour un avenir plus responsable en faisant la promotion du
développement durable. Les organismes qui s’investissent
ou adhèrent au REFEDD ne perdent pas leur identité,
bien au contraire, car le REFEDD est là pour promouvoir
leurs actions vers les étudiants, institutions et entreprises
au niveau national. Le REFEDD ressemblera en quelque sorte
à l’association L’Alliance pour les ONG
environnementales. La naissance officielle du REFEDD, soutenue
activement par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE),
se fera le 24 Octobre à Paris lors d’une journée
nationale destinée aux étudiants d’Ecoles
et d’Universités.
Les organismes/institutions qui soutiennent le REFEDD sont
entre autres Animafac, Avenir Climatique, Etudiants &
Développement, la CGE ou encore Campus Responsables.
L’équipe de travail, qui se réunit tous
les dix jours sur Paris, est composée actuellement
de 30 personnes et attend vos questions, avis, et attentes
ou même votre aide si ce projet vous intéresse
et que vous bénéficiez d’une certaine
expertise sur le sujet ou sur la création d’une
structure nationale. Contactez Antoine par
téléphone au 06 26 30 67 21/06 09 12 35 97 ou
par mail : antoine.miche@neuf.fr.
Le phénomène
des campus responsables dans les colonnes du Time et de Newsweek
Dans la rubrique consacrée à
l’éducation, les deux hebdomadaires américains
ont publié un article sur le développement durable
dans les campus. « De plus en plus d’Universités
américaines prennent très au sérieux
leur engagement pour le développement durable »
souligne Newsweek, constatant notamment la prise en compte
de la construction durable, de l’alimentation bio, de
la neutralité carbone ou encore de l’intégration
des enjeux du développement durable dans les cours,
tout cela étant possible grâce à une participation
active d’étudiants. De son côté,
Time remarque que « le développement durable
s’inscrit comme un pilier majeur dans les missions institutionnelles
» et que « parce qu’il marque une rupture
avec l’enseignement académique traditionnel,
il est un vrai facteur de différenciation pouvant attirer
de nombreux étudiants ». Pour lire l'intégralité
des articles, consultez le site du Time
et de Newsweek.
Le PNUE propose un Cd-rom
à l’attention des enseignants en marketing et
publicité
Le PNUE (Programme des Nations-Unies pour
l’Environnement) met à la disposition des enseignants
un Cd-rom riche en ressources pour un enseignement plus responsable
en marketing et en publicité. L'objectif principal
est de démontrer que le développement durable
est un concept essentiel à maîtriser face à
la multiplication des stratégies marketing et des communications.
Cet outil complet et interactif, qui permettra aux futurs
professionnels de la communication et du marketing de jouer
un rôle clé en conciliant les nouvelles demandes
environnementales des consommateurs et l'offre de produits
et services correspondants à cette attente, propose
de nombreuses synthéses, étude de cas, exercices,
bibliographies ainsi que plus de 300 documents et liens internet.
Le contenu est librement téléchargeable sur
Internet.
Pour plus d’informations et accéder aux
téléchargements, consultez le
site internet du PNUE. Vous pouvez également envoyer
un mail au responsable de cette initiative, M. Gleyzes.
Greening of the Campus
VII : rencontre entre acteurs de l’intégration
du développement durable dans les campus
Du 6 au 8 septembre prochain, l’Université
américaine Ball State, dans l’Indiana, propose
son septième rassemblement des acteurs de l’intégration
du développement durable sur les campus. Vous êtes
enseignants, membres de l’administration ou de la Direction,
étudiants, ou vous avez un poste dédié
à la mise en place d’actions de développement
durable sur votre campus ? Vous pouvez donc participer à
cet événement - et même y présenter
les bonnes pratiques de votre établissement - qui rassemblera
principalement les acteurs des campus pionniers américains
et canadiens. Parmi les sujets abordés: la place du
social dans les trois piliers du développement durable,
financer le développement durable, planifier la neutralité
carbone de son campus, les outils à développer
pour passer à l’action ou encore communiquer
le développement durable aux non-engagés. De
nombreux intervenants partageront leurs bonnes pratiques lors
des séances plénières et des différents
ateliers. La deadline pour les inscriptions est fixée
au 17 août.
Pour plus d’informations et pour vous
inscrire, consultez le
site internet de l’Université de Ball State
ou envoyez
un mail directement à l’organisatrice.
Étudiants, enseignants
: participez à l’enquête de l’association
Avenir Climatique !
Avenir Climatique, association citoyenne
créée en 2007 par Jean-Marc Jancovici, a pour
objectif de contribuer à faire des enjeux énergétiques
et climatiques une priorité nationale en agissant au
niveau des établissements d’enseignement supérieur
et de leurs étudiants. Elle met en ligne un questionnaire
visant à mieux connaître les attentes des étudiants
(les enseignants sont également les bienvenus) de l'enseignement
supérieur français en matière de sensibilisation
aux enjeux énergétiques et climatiques.
Les réponses seront analysées, et une synthèse
sera restituée par Avenir climatique lors de la conférence
'Grenelle de l'environnement' prévue pour le mois d'octobre
2007. Comptez environ 15 minutes pour obtenir votre mot de
passe, remplir le questionnaire et compléter votre
profil, et rejoindre ainsi les quelques 1050 participants.
Pour y participer rendez-vous sur le
site d'Avenir Climatique.
Le Maroc veut introduire
le développement durable dans les cursus de formation
Un «Forum national de validation
de la Stratégie nationale d'éducation et de
sensibilisation à l'environnement» s'est déroulé
à Rabat du 17 au 19 juin. L'objectif était "de
poser les bases d'un cadre fédérateur, (...)
qui permette avant tout aux acteurs institutionnels, associatifs,
des médias, du secteur privé et académique,
de mutualiser leurs compétences et savoir-faire dans
les domaines de l'éducation et de la sensibilisation
à l'environnement et donc, au développement
durable» selon le coordinateur de l'association Enda
Maghreb au Maroc, Magdi Ibrahim. Le projet de cette stratégie
nationale peut être considéré comme une
initiative pilote de la Stratégie méditerranéenne
de développement durable, à laquelle le Maroc
a adhéré, une stratégie qui met l'accent
sur l'importance d'introduire le développement durable
dans les cursus de formation, depuis l'école primaire
jusqu'aux universités et grandes écoles, et
de contribuer à la mise en oeuvre au niveau méditerranéen
de la Déclaration de la conférence UNESCO de
Thessalonique de 1997. Le forum était assorti d'une
exposition présentant des outils, matériels
didactiques, ouvrages, dessins et photos relatifs au thème
de cette rencontre. Financé par l'UE et organisé
en partenariat avec les instance du ministère de l'aménagement
du territoire, de l'eau et de l'environnement, du ministère
de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieure,
de la formation des cadres et de la recherche scientifique,
du Secrétariat d'état chargé de la jeunesse,
du ministère de l'agriculture, du développement
rural et des pêches maritimes et du Haut commissariat
aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification,
ce forum est un signal fort du Maroc dans son engagement en
faveur d'une éducation au développement durable.
Plus d'infos sur le
site d'informations Al Bayane.
Objectif zéro-émission
pour plus de 280 Universités américaines
"The American College & University
Presidents Climate Commitment", qui à ce jour
rassemble 284 signatures et qui devrait approcher les 1000
en 2009, a pour objectif de pousser les Universités
membres à devenir neutre en émissions de gaz
à effet de serre (GES), mais également à
intégrer les enjeux du développement durable
dans leur programme pédagogique et de recherche. Trois
étapes marquent l'engagement des Universités:
elles disposent de deux mois pour constituer un groupe de
travail, d'un an pour faire l'inventaire des toutes les sources
émettrices de GES (électricité, chauffage,
transport routier et aérien) et de deux ans pour dresser
un plan d'action. Pour atteindre cet objectif de neutralité
carbone, les Universités devront au moins utiliser
deux leviers parmi lesquels :construire tout nouveau bâtiment
selon le standard LEED (l'équivalent de la norme HQE
en France), utiliser des produits certifiés ENERGY
STAR, développer une politique de transport "vert"
pour tous les acteurs des campus ou encore s'assurer qu'au
moins 15% de l'électricité est issue d'énergies
renouvelables. Plus d'infos sur le site "The
American College & University Presidents Climate Commitment".
Des Campus Euro-méditerranéens
pour l’Environnement et le Développement durable
Le Groupement européens des Campus
(GEC) propose à des étudiants et des jeunes
professionnels des pays d'Europe et du pourtour méditerranéen
de participer à des études de terrain au service
de projets de territoires.
- Les campus « Jeunes Européens Acteurs du Monde
Rural » sont destinés à des étudiants
et des jeunes professionnels européens, et offrent
la possibilité d’intégrer des projets
de développement local dans 7 territoires ruraux européens,
en France, Grèce et Ecosse.
- Les campus euro-méditerranéens du Développement
Durable du GEC sont proposés également à
des étudiants et des jeunes professionnels ; ces ateliers
d’étude de terrain permettent aux participants
de s’impliquer localement, en France et au Maroc, dans
des projets locaux dans les domaines de la prévention
des risques, de l’écotourisme et de la création
culturelle. Plus d'infos sur le
site des Campus Euro-Méditerranéens.
L’Université
de Hampshire s’approvisionne en énergie verte
dont il stabilise les prix pour 15ans
En passant un contrat spécifique
avec le fournisseur d'éléctricité PPM
Energy, l'Université de Hampshire s'approvisionnera
désormais en énergie verte afin de compenser
ses émissions de carbone estimées à 11
400 tonnes par an.
Mieux: ce partenariat durable permet au fournisseur de fidéliser
un client qui en retour se protége de la volatilité
des prix pendant 15 ans. Ainsi, le prix est fixé à
7.6 cents (dollars) par kilowatt heure (kWh), pour une consommation
annuelle d'environ 15 millions de kWh. Plus d'infos
sur
le site de l'Université de Hampshire.
L’Université
de Washington récupère et valorise ses déchets
« E-Media »
Début mai, l'initiative "E-Media"
à été lancée à travers
tout le campus. L'objectif: grâce à la pose de
24 nouvelles poubelles, les étudiants et leurs professeurs
peuvent désormais jeter leurs dvd, cd, vieilles cassettes
vidéos ou encore leurs télephones portables.
Un exemple d'éco-efficacité proposé par
l'Université de Washington car les premiers déchets
éléctroniques cités sont rachetés
par des entreprises spécialisées dans le recyclage
et les téléphones portables par leurs fabricants.
Plus d'infos sur le
site du journal The Daily.
Les étudiants
et professeurs de Sciences-Po Paris peuvent désormais
compenser leurs émissions carbone
Le collectif Ecocampus, qui regroupe des
associations et syndicats de Sciences-Po (Jeunes Verts, PlanetD,
P.A.V.é.S, UNEF), a lançé l' opération
"Réduisons - Compensons" ; l' objectif est
de permettre à un maximum d'étudiants et de
professeurs de compenser leurs émissions de gaz à
effet de serre (GES).
Une campagne innovante qui s’appuie sur deux méthodes,
favorisant aussi les petits porte-monnaie:
- par achat de permis sur le marché des permis d’émission
européens (période 2005-07), à partir
de 1€ la tonne ;
- par la subvention de projets de développement propre
dans des pays du Sud (15€ la tonne dont 10€ déductibles
des impôts)
Pour en savoir plus : Une initiative concrète que vous
retrouverez en détail dans le
communiqué de presse. N'hésitez pas à
visiter le
site d'Ecocampus ou à leur envoyer un mail : collectif.ecocampus@gmail.com
Et si vous voulez personnellement réduire vos émissions
de GES, allez faire un tour sur le
site de Climat Mundi.
Les résultats
d’une étude répondant à la question
« Comment les écoles et les universités
intègrent-elles les enjeux du développement
durable et de la RSE à leurs enseignements ? »
présentés lors d'un séminaire organisé
par l'Observatoire des Cadres de la CFDT
Pour tenter de répondre
à cette question, deux chercheurs de l'université
catholique de Lille ont étudié la manière
dont le développement durable - dans ses aspects économiques,
sociaux et environnementaux - imprègne les formations
supérieures. 40 formations (30 formations dans le Nord-Pas-de-Calais
et 10 formations internationales) ont été auditées.
Une méthode certes non exhaustive, mais qui offre une
bonne image de l'approche française. Deux constats
émergent de cette étude. Tout d’abord,
l'intégration de la RSE est très variable d'une
formation à l'autre. En effet, elle dépend des
motivations des responsables: éthiques, pédagogiques
(développer des savoirs transdisciplinaires), commerciale
(attirer des étudiants), ou institutionnelles (pression
extérieure). Enfin, la France est à la traîne
par rapport aux Allemands ou aux Anglo-saxons.
4 modèles d'intégration de la RSE ont également
été relevés:
- Pour 7% des formations étudiées :
une ignorance ou une vive critique de la RSE:
Ces cursus ne proposent aucun enseignement liés au
développement durable et n'abordent pas ces problématiques
dans les cours.
- Pour 33% des formations : la RSE comme "supplément
d'âme":
La RSE est considérée comme un enseignement
d'appoint, déconnectée du projet pédagogique.
Le ou les cours sont souvent optionnels, concernent peu d'étudiants,
et abordent un aspect partiel de la RSE (par exemple: l'environnement).
-Pour 26% des formations : une approche de culture
générale :
Des cours spécifiques permettent à tous les
étudiants de développer une vision globale de
la RSE: repères historiques, terminologiques et juridiques.
Le concept reste toutefois abordé avec précaution,
et n'est pas mis en avant dans la formation.
- Enfin, pour 33% des formations : une vraie approche
professionnelle:
La RSE est un fil conducteur de la pédagogie. Ses enjeux
traversent presque toutes les disciplines, et sont abordés
avec une vraie volonté opérationnelle. Il s'agit
ici de fournir aux étudiants des outils directement
utiles pour appliquer la RSE dans leur future activité.
Pour plus d’informations, téléchargez
l’étude
complète ou sa
synthèse. Vous pouvez également téléchargez
les
actes du séminaire « RSE et formation des futurs
cadres » du 6 avril 2007.
Solar Generation lance
une nouvelle sélection d'associations étudiantes
Si vous souhaitez mobiliser votre
campus dans la lutte contre le réchauffement climatique,
contre le gaspillage énergétique et pour les
énergies renouvelables, Solar
Generation propose de vous aider à monter un projet
concret pour changer les pratiques énergétiques
sur votre campus. Impliquez-vous dans le projet Solar Generation
en devenant une association membre du réseau . Greenpeace
organise en ce moment même une nouvelle sélection
d’associations étudiantes : c’est le moment
de vous lancer! Pour participer à cette sélection,
vous devez impérativement remplir le
dossier de présentation et le renvoyer avant le
1er juillet 2007 par la poste (cachet de la poste faisant
foi), à Héloïse – Greenpeace France
– 22 rue des Rasselins – 75020 Paris ou par mail
à heloise.fernandez@fr.greenpeace.org. Pour plus d'informations
sur cette campagne de sélection, téléchargez
la présentation
en version pdf.
Le décathlon solaire : un défi
énergétique et esthétique pour 20 équipes
issues de 20 universités différentes
Issues d’universités du Canada, des Etats-Unis
mais également d’Allemagne et d’Espagne,
les 20 équipes doivent chacune dessiner, construire
et optimiser une maison solaire.
Chaque maison doit être originale d’un point de
vue esthétique, mais également être peu
consommatrice d’énergie et avoir recours au solaire
pour produire de quoi répondre aux besoins en électricité,
chauffage et eau chaude. Chaque équipe doit être
également capable de produire suffisamment d’électricité
pour faire fonctionner une voiture électrique.
Au bout d’environ deux ans de travail, les maisons seront
regroupées du 12 au 20 octobre 2007 à Washignton
où elles seront testées pour vérifier
qu’elles sont capables de répondre à tous
les besoins quotidiens. Le but de ce décathlon solaire
est de montrer, tant aux étudiants qu’aux visiteurs
de l’exposition, les bénéfices de l’efficacité
énergétique et des énergies renouvelables,
de montrer l’impact de l’énergie au quotidien
mais également d’aider au développement
des ces technologies.
Pour en savoir plus : www.eere.energy.gov/solar_decathlon
Dans le cadre de sa campagne Campus Vert,
Greepeace lance le mardi 13 mars 2007 la première journée
nationale de chasse au gaspillage sur les campus - «
Just a Clic »
Le principe de l’opération « Just a Clic
» est d’engager les campus à réduire
leurs consommations d’énergie pendant 24 heures.
La consommation d’énergie sera ainsi mesurée
pendant ce laps de temps sur 10 campus représentatifs
et comparée avec la consommation d’une journée
témoin. Par cette action Greenpeace veut mettre en
avant le potentiel d’économie, et montrer qu’avec
de simples gestes gratuits, il est possible de faire la différence!
L’action du 13 mars précèdera la diffusion
d’une lettre aux candidats aux élections présidentielles,
pour impulser un engagement politique fort et concret dans
la lutte contre le réchauffement climatique, sur le
terrain des campus. Les demandes de Greenpeace sont ainsi
l’imposition de normes thermiques pour les bâtiments
des établissements d’enseignement supérieur
ainsi que le développement des énergies renouvelables
sur les campusSi vous souhaitez vous inscrire dans cette démarche,
envoyez très rapidement un mail à Héloïse
heloise.fernandez@fr.greenpeace.org pour nous le signaler.
Vous recevrez les affiches et les tracts de l'opération.
Plus d’informations sur le
site Solar Generation de Greenpeace
Le Comité 21, partenaire de Campus
Responsables, publie un guide méthodologique de l'Agenda
21 scolaire
Intitulé "De l’école au campus, agir
ensemble pour le développement durable", ce guide
méthodologique de l’Agenda 21 scolaire se découpe
en trois parties et propose ainsi un état des lieux
de la planète, des exemples de réponses apportées
aux niveaux local et planétaire, une méthodologie
pour conduire une démarche d’Agenda 21 au sein
des établissements (illustrée par de nombreux
exemples issus surtout du primaire et du secondaire) et enfin
un panorama de l’engagement des jeunes en France et
à l’international en faveur de la solidarité
et de l’environnement. L’initiative Campus Responsables
est ainsi répertoriée dans ce guide pratique.
Pour 16 euros et en 104 pages, cet ouvrage concis offre même
une base de données et des documents disponibles sur
les nombreux enjeux qu’il traite.
Plus d’informations : www.comite21.org
Pour commander ce guide, contacter Claire Sehier du Comité
21 par téléphone (01 55 34 75 26) ou par mail
Capital E, société américaine
de conseil spécialisée dans les énergies
propres, publie un rapport sur les coûts et af
American Scientists), et l'U.S. Green Building Council, compare
les coûts de construction et les coûts de fonctionnement
(eau, énergie) de 30 écoles construites selon
les principes de haute qualité environnementale à
ceux des écoles conventionnelles.
En moyenne, le surcoût des écoles vertes est
évalué à moins de 2%, soit environ 33
dollars de plus par m2 selon les chiffres communiqués
par les architectes et elles consomment, en moyenne, 33% moins
d'énergie. Sur 20 ans cela pourrait représenter
une économie directe de 67 dollars/m2 auxquels les
auteurs ont ajouté 33 dollars/m2 d'économies
indirectes dues à une baisse des prix du marché
(la réduction de la consommation d'énergie des
écoles entraînera une baisse de la demande qui
devrait diminuer les prix sur le marché de l'énergie),
soit, au total, 100 dollars d'économie par m2 en ne
prenant en compte que l'énergie.
Outre les économies d'énergie et d'eaux, les
écoles vertes présentent également une
meilleure qualité d'air, un meilleur contrôle
de la température, du taux d'humidité, de l'acoustique
et de la luminosité. Tous ces facteurs ont un impact
sur la santé, le bien-être et les performances
des élèves et des enseignants. Plusieurs études
citées dans ce rapport montrent que les élèves
transférés d'une école conventionnelle
à une école verte font preuve de moins d'absentéisme
et améliorent leurs notes (les auteurs du rapport ont
estimé une amélioration des capacités
d'apprentissage de 3 à 5%). Ces écoles sont
également plus attractives pour les enseignants et
projettent une meilleure image à la communauté.
Tout ceci peut se traduire en avantages économiques
: diminution des coûts de remplacement des enseignants,
que ce soit pour cause de maladie ou de départ, réduction
des dépenses santé (diminution de l'occurrence
de l'asthme notamment)... Les auteurs ont évalué
que sur 20 ans pour un coût additionnel de 33 dollars/m2,
les écoles vertes permettaient de créer une
valeur totale de 822 dollars/m2 soit un bénéfice
net de 790 dollars/m2, dont 544 dollars/m2 imputés
aux salaires plus importants des élèves sortants
de ces écoles. Si ce dernier chiffre, ainsi que d'autres
évoqués dans le rapport, peuvent paraître
moins pertinents pour un directeur d'école soucieux
de rentabilité, les bienfaits en termes d'économie
d'énergie et d'eau et d'amélioration des performances
devraient le convaincre.
Téléchargez
le rapport "Greening America's Schools Costs and Benefits",
2006, Capital E (format PDF - en anglais)
La très prestigieuse Oxford University
s’engage dans la neutralité carbone et le commerce
équitable au sein du Linacre College
En s’attaquant à deux
problèmes fondamentaux du XXIe siècle, le changement
climatique et les inégalités de développement
entre le Nord et le Sud, le Linacre College dévoile
une nouvelle image de la réputée traditionaliste
Oxford University.
Le Linacre College a ainsi obtenu la certification «
Fairtrade Status » par le label de commerce équitable
Max Havelaar. Des produits issus du commerce équitable
sont en effet disponibles dans tous les bars et cafétérias
du campus.
Parallèlement, les étudiants ont réussi
à rendre le Linacre College neutre en CO2 depuis septembre
2005. Mais par quels moyens? Tout d’abord, le Linacre
College s’est engagé à réduire
au maximum les émissions de CO2 du campus à
l’aide de l’entreprise spécialisée
Carbon Trust. Puis, pour compenser les émissions de
CO2 irréductibles, le campus a fait appel à
la société Climate Care qui finance des projets
dans des pays en voie de développement qui réduisent
les émissions de gaz à effet de serre. Enfin,
l’engagement des étudiants a été
primordial pour convaincre Oxford de s’engager dans
cette démarche. La manifestation de ces étudiants
du 8 mars 2006 en réaction à la volonté
d’Oxford de ne pas renouveler un contrat d’achat
d’énergie « verte » a obligé
l’Université à faire marche arrière.
Cet événement a ainsi révélé
leur intérêt pour les problèmes environnementaux
de même que leur volonté d’engager leur
campus dans la voie d’un développement durable.
Plus d’informations sur ces initiatives sur
les sites du Linacre
College, de Carbon
Trust, de Climate
Care
Si votre campus est intéressé par la compensation
de ces émissions de CO2, consultez le site du prestataire
français Climat
Mundi, partenaire de la campagne Campus Responsables
Le site de la semaine étudiante
du commerce équitable de Max Havelaar, qui aura lieu
début mars 2007, est en ligne !
Guide d’actions, informations,
jeux, bons de commande pour des kits d’action gratuits…
l’outil central de la campagne de la semaine étudiante
du commerce équitable de Max Havelaar qui aura lieu
du 12 au 18 mars 2007 est en place ! Durant cette semaine,
Max Havelaar propose ainsi à chaque étudiant
d’engager son CROUS, son campus, son bar et même
son club de sport sur la voie des produits issus du commerce
équitable. Rappelons que l’an dernier, les Français
n'ont dépensé en moyenne que 2 € en produits
équitables contre 22 € pour les Suisses ! Alors,
sensibilisez votre entourage et mobilisez vous pour ce rendez-vous
désormais incontournable pour les jeunes, les étudiants
et les campus.
Plus d’informations sur le site www.capasseparmoi.org
Contact Max Havelaar :
sece@maxhavelaarfrance.org
L’institut américain Sustainable
Endowments publie un rapport sur les pratiques de développement
durable d’Universités canadiennes et américaines
L’Institut Sustainable Endowments
vient de publier un rapport sur les politiques de développement
durables des Universités (College Sustainability Report
Card). Ce dernier évalue 100 grandes Universités
canadiennes et américaines sur leurs pratiques en matière
de développement durable et d’investissement.
L’ensemble de ces universités représente
plus de 2,3 millions d’étudiants et près
de 258 milliards de dollars de dotations financières
(soit 75% du total des dotations consacrées à
l’enseignement supérieur dans ces deux pays).
Ce rapport attribue ainsi une lettre, allant de A à
F (A étant le maximum) pour chacun des domaines suivants
:
- Administration
- Changement climatique et énergie
- Alimentation et recyclage
- Constructions durables
- Transparence sur l’utilisation des dotations financières
attribuées
- Priorités d’investissement
- L’engagement des actionnaires
Puis, une note globale est attribuée. 4 écoles
ont obtenu la lettre « A », 22 la lettre «
B », 54 la lettre « C », et 20 la lettre
« D ». Harvard, Stanford, Darmouth College et
Williams College se partagent le haut du classement avec la
lettre A. Pour autant, certaines écoles, en dépit
d’une note globale moyenne, obtiennent de bonnes évaluations
dans certaines catégories. Les meilleures pratiques
pour chaque domaine sont ainsi citées en exemple. On
trouve donc dans ce rapport des modèles inspirants,
des bonnes pratiques, mais également des politiques
à améliorer !
Pour en savoir plus, téléchargez l'intégralité
du rapport "College
Sustainability Report Card" en version PDF, ou son
résumé,
et connectez-vous sur le site
Internet de l’Institut Sustainable Endowments (les
rapports détaillés par établissement
disponibles en ligne).
Le CROUS d’Aix-Marseille organise
du 14 au 18 mai 2007 une Semaine de l’Environnement
artistique et surprenante
Théâtre, alimentation
bio, arts plastiques, scénographie, chocs visuels et
auditifs, théâtre, stands d’information
sur l’environnement et autres surprises, voici le cocktail
étonnant que propose le service culturel du CROUS AIX
MARSEILLE pour sa Semaine de l’Environnement. Cet événement
a ainsi pour but de sensibiliser un public étudiant
difficile à intéresser aux problèmes
environnementaux. Un appel à projet artistique est
également lancé : étudiants, à
vos pinceaux, pots de peintures et bouteilles en plastique
! Sculptures, dessins, photographies… toutes les formes
d’art sont permises si elles respectent ces deux conditions
: intégrer le recyclage dans les œuvres (utilisation
de journaux, cartons…) mais également composer
sur les thèmes de cette exposition à savoir
la nature préservée ou la destruction de l’environnement.
Les projets sont à remettre avant la mi-mars.
Cet événement aura lieu du 14 au 18 mai 2007
dans le restaurant et la cafétéria universitaires
des Gazelles à Aix en Provence… transformés
pour l’occasion ! Une réunion d’informations
sera organisée fin février avec les étudiants
souhaitant participer à la manifestation. Pour cela
prenez contact dès maintenant avec le service culturel
:
Dorothée ALAUZET
Service Culturel, Cité U les Gazelles,
13621 Aix en Provence cedex 1
Tél : 04.42.93.75.00
Email : dorothee.alauzet@crous-aix-marseille.fr
Site internet du CROUS : www.crous-aix-marseille.fr
Un lycée pionnier en région
Provence-Alpes-Côte d'Azur composte ses déchets
alimentaires
Une solution au gaspillage des
restaurants scolaires et universitaires ? C’est ce que
propose l’association GESPER (GEStion de Proximité
de l'Environnement en Région). En effet, celle-ci a
mis en place en mai 2004 un système d’origine
suédoise de compostage des restes de la cantine du
lycée Pierre de Gennes à Dignes, producteur
de près de 150 kilos de déchets alimentaires
par jour. Construit en 1985, le lycée s'est lancé
depuis maintenant quelques années dans une politique
volontariste en faveur de l'environnement. Cet engagement
s'est d'abord concrétisé par la mise en place
du tri sélectif des papiers dans les bureaux puis par
une attention particulière aux effluents dangereux
produits par les laboratoire de chimie. Un suivi des consommations
énergétiques a également été
mis en place. Après une première action de tri
des déchets alimentaires (tri la source, collecte et
traitement par compostage hors site), le projet de traitement
sur place s'est concrétisé fin 2004, profitant
d'un projet de réhabilitation de la cuisine avec l'implantation
d'un composteur électro-mécanique. Depuis la
rentrée 2005, le compostage est opérationnel
: les 700 à 1000 repas servis tous les jours produisent
environ 100/150 kg de déchets alimentaires. Ces déchets
sont principalement des retours de salle ou des repas non
servis. Leur composition est donc très variable : elle
dépend logiqement desmenus et et de la façon
dont ils sont appréciés par les élèves
! En pratique, on y trouve de la viande et du poisson en sauce,
des légumes mais aussi beaucoup de pain.
Une pratique innovante qui promeut l’éducation
à l’éco-citoyenneté, pourvu que
celle-ci soit appropriée et bien comprise par tous
les usagers. L’extension de ce projet à neuf
autres lycées de la région Provence Alpes Côtes
d’Azur (PACA) est à l’étude actuellement.
Pour en savoir plus, consultez le site
de l’association GESPER ou téléchargez
une présentation
Powerpoint (au format PDF) de l'initiative.
USA : Southface Energy Institute, un
think-tank de promotion de l'architecture écologique,
consacre un numéro de sa revue trimestrielle aux campus
et écoles "vertes"
Créé en 1978 pour
promouvoir l'énergie solaire, le Southface Energy Institute
a depuis élargi son champ d'intervention à l'ensemble
des sujets liés de près ou de loin à
l'architecture écologique. Basé à Atlanta,
l'institut propose aux professionnels mais aussi aux particuliers
locaux un grand nombre de produits de conseil, d'information
et de formation. En particulier, l'institut publie le Southface
Journal of Sustainable Building, un trimestriel thématique
consacré à des retours d'expérience de
bâtiments innovants, à des solutions en matière
d'éco-construction, etc. Le numéro d'automne
2006 est ainsi intégralement consacré aux "green
schools", avec
notamment un article riche en exemples locaux de bâtiments
scolaires et universitaires exemplaires, intitulé "Buildings
that teach" (littéralement : des bâtiments
pédagogiques).
Consultez directement en ligne le
numéro d'automne 2006 du Southface Journal of Sustainable
Building consacré aux "green schools"
Canada : l 'Université de British
Columbia (UBC) montre la voie avec un site internet très
riche !
UBC fait partie des centaines d'universités à
avoir signé la déclaration de Talloires dans
les années 90. Elle est aussi devenue, en 1997, la
première université canadienne à avoir
adopté une stratégie formalisée de développement
durable, puis, un an plus tard, la première aussi à
créer un département Développement Durable
au sein de l'administration. Depuis, ses initiatives exemplaires
dans la gestion du campus (son tout nouveau bâtiment
des Sciences de la Vie s'est vu décerner le meilleur
niveau de la certification américaine LEED) autant
que dans ses programmes pédagogiques (plus de 300 cours
liés au développement durable y sont proposés)
et dans la transparence de la démarche (elle publie
un rapport de développement durable depuis 2002) lui
ont valu de recevoir le grand prix des Campus Verts décerné
par l'ONG américaine National Wildlife Federation en
2003 puis 2005.
Depuis Septembre 2006, UBC peut aussi se targuer d'avoir l'un
des sites internet dédiés les plus complets…
et les plus inspirants, avec de multiples documents à
télécharger (la stratégie développement
durable de UBC, ses rapports annuels sur le sujet depuis 2002,
quelques documents utilisés pour sensibiliser les élèves,
etc.) et un étonnant calculateur en temps réel
des consommations (papier, électricité, eau)
du campus depuis la mise en ligne du site (1er septembre 2006)
mais aussi des économies réalisées (papier,
électricité, eau, CO2, dollars) grâce
aux initiatives mises en place depuis le 1er avril 1999. Convaincant
!
www.sustain.ubc.ca
La Conférence des Grandes Ecoles
signe le Global Compact à l'occasion de son congrès
annuel 2006
La Conférence des Grandes Ecoles, association loi 1901
qui regroupe 200 directeurs de Grandes Ecoles françaises
(formant près de 40% des diplômés bac+5
en France), a organisé les 5 et 6 octobre 2006 à
Brest, son congrès annuel sur le thème «
Grandes Ecoles et Responsabilité Globale». Ce
fut l’occasion de rappeler que l’association a
publié en mai 2003 une charte de la Conférence
des Grandes Ecoles pour le développement durable, avec
un certain nombre de recommandations aux membres et un engagement
de l’association à évaluer régulièrement
les progrès accomplis et à rendre des comptes
sur le sujet. L’association, qui publie régulièrement
des études sur l’égalité hommes-femmes
ou l’origine sociale des élèves dans les
Grandes Ecoles, en a profité pour ajouter un étage
à son engagement en profitant de l’occasion pour
signer le Pacte Mondial (Global Compact) des Nations-Unies.
Divers ateliers et tables-rondes se sont déroulés
sur les deux jours, pour aborder notamment les aspects méthodologiques
et stratégiques d’une démarche de développement
durable ainsi que les questions d’évaluation
et de reporting sur ces questions. Elisabeth Laville, initiatrice
de la campagne Campus Responsables, a notamment participé
à un atelier sur les meilleures pratiques et les expériences
des écoles à l’étranger.
La charte est téléchargeable
sur le site de la CGE.
Et le programme
du congrès 2006 sur le thème "Grandes Ecoles
et Responsabilité globale" également.
L'Alliance analyse l'intégration
de la RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise)
dans les formations des Universités et Grandes Ecoles
Une étude a été publiée en avril
2006 par l'association Alliances, basée dans le Nord,
sur la façon dont les Universités et les Grandes
Ecoles de la région contribuent, par leurs activités
de recherche et d’enseignement, à la diffusion
des enjeux de la Responsabilité sociale des entreprises
(RSE). Ce "Diagnostic pour une formation de décideurs
socialement responsables" a été réalisé
pour Alliances par le CREE (Centre de Recherche en Ethique
Economique, Université catholique de Lille), sur un
échantillon de 30 formations et filières proposées
par des écoles de management, d'ingénieurs et
par des universités, qui ont été comparées
à un échantillon de référence
composé de dix formations françaises et internationales
réputées (Essec, London Businesss School, Indian
Institute of Technology, etc), et fondé sur 70 entretiens
auprès de directeurs d'établissements, directeurs
des études et d'enseignants.
Conclusions principales de l’étude : d’abord
la RSE est trop faiblement intégrée dans les
enseignements, de manière inégale et souvent
optionnelle, et ensuite la recherche appliquée doit
être renforcée si l'Enseignement supérieur
veut assumer des responsabilités sociétales
à la hauteur de son pouvoir. Aujourd'hui, l’enseignement
de la RSE varie avec les motivations des établissements,
qui oscillent entre convictions éthiques de quelques
enseignants militants, stratégie de positionnement
un rien opportuniste sur le marché de la formation,
et réponse à la demande des entreprises aux
prises avec les nouvelles normes sociales et environnementales.
Et si 44 % des établissements proposent un ou plusieurs
cours spécialisés sur une thématique
particulière, le sujet est souvent traité par
le biais de témoignages de représentants d'entreprises.
Pour Dominique Greiner, directeur du Centre de recherches
en éthique économique (CREE), trois chantiers
doivent être lancés de manière prioritaire
: une meilleure intégration des enseignements de RSE
aux matières fondamentales ; une mise en pratique de
la responsabilité sociale dans la gestion des campus
; enfin, un renforcement de la recherche appliquée,
en matière d'interdisciplinarité et d'analyse
des pratiques concrètes.
Alliances travaille désormais à la création
d'un observatoire des pratiques, structure d'échanges
entre chercheurs et entreprises, avec un congrès en
vue pour 2008. En attendant, Alliances met à disposition
sa méthodologie pour le cas où d'autres régions
seraient intéressées par une étude similaire.
Téléchargez la
version PDF de l'étude, ou la
synthèse avec les principales conclusions (également
en version PDF). Vous pouvez aussi lire en ligne
les résultats de l'étude sur le site de l'Alliance
des Organisations Citoyennes.
La rentrée est plus verte dans
le primaire et le seconde… avec les éco-écoles
!
Dans le cadre d'un programme international proposé
par la Fondation pour l’éducation à l’environnement
en Europe, le label Eco-Ecole est décerné aux
établissements du primaire et du secondaire qui souhaitent
intégrer les aspects environnementaux au sein de la
vie scolaire : collecte sélective des déchets,
réduction des consommations d’eau ou d’énergie
(grâce par exemple aux ampoules basse consommation ou
à une meilleure isolation) , utilisation de produits
d’entretien écologiques, … Pour obtenir
le label, l’administration, le personnel, les enseignants
et bien sûr les élèves d’un établissement
doivent s’engager à travailler pendant trois
années sur quatre thèmes : l’eau, l’énergie,
les déchets et depuis la rentrée 2006 l’alimentation,
avec un programme de travail organisé en sept étapes
(dont la création d’un comité de pilotage,
un diagnostic initial, l’élaboration d’un
plan d’action mais aussi un travail pour intégrer
l’environnement aux programmes scolaires – toutes
ces étapes sont détaillées dans un manuel
d’accompagnement téléchargeable sur le
site de l’initiative). Après ces trois ans, le
label Eco-Ecole est attribué et l’établissement
peut rejoindre le réseau international des «
eco-schools » (14 000 établissements dans 37
pays) et élargir sa réflexion à de nouveaux
thèmes comme les transports, la solidarité,
etc. Un réseau au sein duquel ne dépareillerait
pas la petite école primaire de Meare Village, dans
la province anglaise du Somerset, qui a récemment gagné
le prix « éthique » organisé par
le quotidien anglais The Observer avec le leader des détergents
écologiques Ecover : l’école a commencé
par organiser un « pédibus » pour lutter
contre le changement climatique (des parents accompagnent
à pied les enfants, avec des arrêts pré-programmés
à certains endroits pour récupérer d’autres
enfants, comme un bus classique) puis a mis en place un jumelage
avec une école au Kenya (avec de nombreux projets sur
l’eau, les déchets ou le commerce équitable
proposés aux enfants), avant de s’intéresser
à la réduction des « kilomètres
alimentaires » en privilégiant la nourriture
locale à la cantine.
www.eco-ecole.org
et www.eco-schools.org
(pour la campagne internationale)
http://www.mearevillageprimary.ik.org/
Le bio révolutionne les cantines…
A l’heure où l’on s’alarme tout à
la fois des OGM, de la vache folle et de l’obésité
infantile, le bio séduit de plus en plus les familles
: rien d’étonnant à ce qu’il force
désormais les portes des cantines scolaires, par ailleurs
sous le feu des projecteurs pour leur impact sur la nutrition
et la santé des enfants (voir le succès récent
du documentaire diffusé sur M6 : "Vive la cantine
!"). Découverte des saveurs, pédagogie
d’une alimentation de qualité, variée
et saine, nouvelle approche de la santé et de l’environnement
: les enfants ont tout à gagner aux cantines bio. Dans
le Gard, département leader du bio en France, l’opération
"Manger bio" est née en 1993 de la rencontre
d’un responsable de cantine scolaire et d’une
association loi 1901, le centre d’initiatives pour valoriser
l’agriculture et le milieu rural (CIVAM). Aujourd’hui,
ce sont plus de 300 000 repas bio qui sont servis par an dans
le département. La réussite tient aussi à
la démarche pédagogique développée
autour du projet : jardins à l’école,
journées à la ferme et cours sur la nutrition
pour les enfants, journées d’information et rencontres
avec les producteurs locaux pour les parents, formation des
instituteurs et du personnel de restauration. Du coup, dans
toute la région Provence Alpes Côte d’Azur
(PACA), plusieurs cantines se sont mises au bio (par exemple
à Rouret, Bédarieux, Gardanne, …) et les
grosses entreprises de restauration collective comme la SOGERES
prennent désormais part au projet.
L’expérience montre même que le "bien
manger" est financièrement accessible à
tous, contrairement aux idées reçues : ainsi,
à Rasteau en PACA, le repas bio est 7% seulement plus
cher qu’un repas normal (la différence est prise
en charge par la commune), grâce à quelques choix
judicieux : une collaboration privilégiée avec
les producteurs locaux qui minimise les coûts de transport,
des légumes de saison qui sont aussi meilleur marché,
et un repas végétarien moins cher, qui est proposé
une fois par semaine. L’idée a donc fait école
: de nombreuses autres villes, de Lorient à Paris,
se sont mises à proposer des repas bio, régulièrement,
dans les cantines scolaires. Une idée qui devrait plaire
à la star des chefs britanniques, le jeune Jamie Oliver,
qui s’est lui aussi mis en tête de révolutionner
les cantines outre-Manche et a obtenu un soutien budgétaire
de Tony Blair : "Ce que mangent les élèves
est devenu inacceptable. On sert des repas sans aucune valeur
nutritive !"
Pour en savoir plus :
CIVAM du Gard - Domaine de Puechlong, 30610 St-Nazaire-des-Gardies
-
Tel : 04 66 77 11 12 - email : fd-civam-gard@wanadoo.fr
L’association Un Plus Bio (Unis à Plusieurs vers
la Bio), qui a initié le concept "Manger bio",
accompagne les personnes et les structures souhaitant introduire
une alimentation bio en restauration collective (scolaire,
entreprise…) : www.unplusbio.org
Signalons aussi le projet "Le
bio dans les cantines scolaires" lancé par
l'Alliance - le rassemblement des ONG environnementales, sanitaires,
de défense du consommateur,… créé
en 2005 par WWF et d'autres grandes associations.
La première promotion ZEP de Sciences
Po montre la voie en matière d’égalité
des chances (source
: Le Monde, 21/06/06)
La première promotion de lycéens issus de zone
d'éducation prioritaire (ZEP) admise à Sciences
Po a célébré le 16 juin dernier ses cinq
années d’études. Depuis ces quinze pionniers,
189 étudiants ont été recrutés
par cette voie, dont 57 en 2005. Un succès pour cette
initiative lancée en février 2001 par Richard
Descoings, directeur de l'institut d’études politiques
(IEP) de Paris, à une époque où l'égalité
des chances était moins politiquement correcte, de
sorte qu’il a fallu convaincre beaucoup de monde, y
compris les enseignants des banlieues défavorisées
puis les intéressés eux-mêmes, plutôt
hostiles au départ. Les mêmes exigences, pas
de traitement de faveur mais du tutorat et des stages d'intégration
qui ont d’ailleurs été élargis
à d’autres publics depuis : bref, « le
droit à l’indifférence » est le
mot d’ordre de cette scolarité qui a, selon le
Monde, « apporté un bol d'air à la vénérable
institution, en lui faisant prendre conscience des carences
de son système ». Pour mémoire, les conventions
éducation prioritaire ont été passées
avec 33 lycées à ce jour et 13 nouveaux lycées
devraient entrer dans le système prochainement. Par
ailleurs entre 50 % et 70 % des élèves admis
par ce biais sont des enfants de chômeurs, d'ouvriers
ou d'employés, les trois quarts étant boursiers
et les deux tiers ayant au moins un parent né hors
de France. Un exemple à suivre pour faire face au défi
de l’intégration et de l’égalité
des chances, détaillé début 2006 dans
un rapport de l’Institut Montaigne sur ce sujet (et
selon lequel les élèves de « milieux modestes
» 20 fois moins de chances d’intégrer des
grandes écoles que les fils et filles de « milieux
supérieurs », leur représentation ne cessant
de baisser depuis 30 ans).
Pour en savoir plus, téléchargez directement
le rapport
de l'Institut Montaigne en version PDF
L’initiative « Green Campus
» de Harvard organise, avec des étudiants, la
première grande conférence consacrée
aux démarches de campus responsables à l’Ecole
La conférence "Harvard
Vision 2020: A Bridge to Campus Sustainability" s’est
tenue sur le campus de Harvard, sur 3 jours complets, fin
avril 2006, organisée par les membres de l’initiative
« Green Campus » de l’Ecole (créée
en 2001 par des professeurs et des étudiants, avec
un financement de l’administration) et quelques associations
étudiantes. Plus de 500 personnes (étudiants,
anciens élèves, experts, enseignants et membres
de l’administration) au total ont assisté aux
sessions plénières et aux ateliers permettant
d’approfondir la réflexion sur ce que pourrait
être un campus responsable à Harvard à
l’horizon 2020 mais aussi sur le rôle de leader
que l’école entend jouer au niveau international
sur ces questions. Au programme : un certain nombre d’experts
reconnus comme Hunter Lovins, co-fondatrice du Rocky Mountain
Institute et co-auteur de « Facteur 4 » ou de
« Natural Capitalism» (non-encore traduit en français),
mais aussi Robert Kennedy Jr ou le Maire de Boston…
Chose rare qui confirme le leadership de Harvard : l’ensemble
des interventions est disponible sur le site dédié
de l’initiative « Green Campus », dans différents
formats (le plus impressionnant est la vidéo des intervenants
avec défilement synchronisé de leurs présentations,
mais les interventions sont aussi consultables en vidéo
simple, audio simple ou simples présentations à
télécharger en version PDF).
Pour en savoir plus : consultez
les vidéos ou le
site de la Harvard Green Campus Initiative
Bordeaux EM en partenariat avec la Caisse
d'Epargne pour des programmes d'enseignement et de recherche
sur le thème "Développement Durable &
Responsabilité Globale des Organisations"
Bordeaux Ecole de Management et la Caisse
d'Epargne viennent d'annoncer un accord concrétisant
plusieurs années de partenariat consacrées à
la formation de "managers responsables". La Caisse
d'Epargne s'engage ainsi à nouveau pour trois ans dans
:
- Le parrainage (soutien de l'équipe pédagogique,
encouragement à l'intervention de personnalités
…) et le financement de la Chaire "Management Ethique
et Responsabilité Globale" de Bordeaux Ecole de
Management qui accueille chaque année une trentaine
d'étudiants.
- La poursuite du programme de
recherche et développement comprenant la conception
d’un nouveau cas pédagogique "Caisse d'Epargne
et Responsabilité Globale", ainsi que la création
d’un Doctorat professionnel (DBA) visant à faire
travailler des cadres d'entreprise sur des projets de responsabilité
globale au sein de leur organisation,
- L'animation de groupes de réflexion avec les responsables
de la formation de la Caisse d’Epargne sur le thème
: "quelle approche de la responsabilité globale
de l'entreprise dans la formation executive", dans la
perspective de l’ébauche de sa future université
d'entreprise.
Rappelons que Bordeaux Ecole de Management et la Caisse d'Epargne
Nord Aquitaine ont des relations étroites depuis juin
2004, date à laquelle elles ont formé l'un des
13 binômes Ecoles/Entreprises sélectionnés
par l'ONU pour devenir des établissements pilotes en
matière de responsabilité globale, dans le cadre
du programme "globally responsible leaders".
Contact : guillaume.barbat@bordeaux-bs.edu
ou par tel. : 33 (0)5 56 84 22 32
Un groupe scolaire du Val-de-Marne se
lance le défi énergétique zéro énergie
En septembre 2007, un groupe scolaire
situé à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) se lance le défi énergétique
de produire autant d'énergie, voire plus, qu'il n’en consomme.
Ce groupe scolaire français "zéro énergie" devra pour cela
produire son énergie mais surtout réduire ses consommations
de façon drastique. Parmi les projets : renforcement de l'isolation
des salles de classes et suppression des ponts thermiques,
installation d'eau chaude solaire (couvrant les 3/4 des besoins),
mise en place d'une pompe à chaleur, révision de l'éclairage
du bâtiment avec priorité à la lumière naturelle, cellules
et graduateurs adaptant l'éclairage à l'intensité lumineuse
selon les moments de la journée, etc. L'initiative reste locale
et "c'est le projet le plus avancé en France", selon Alain
Bornarel, du bureau d'études techniques Tribu, spécialisé
en haute qualité environnementale (HQE). "Cette réalisation
fera date. Ce sera une référence", renchérit Hubert Pénicaud,
architecte, ingénieur, spécialiste des problèmes d'énergie.
Le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol, espère pour
sa part que l’école fabriquera plus d’énergie qu’elle en consomme
et qu’elle sera bénéficiaire. En effet, EDF sera tenue de
lui racheter le kW/h à 15 euros alors qu'elle le lui vendra
à 6 centimes. Le gain devrait atteindre 6 000 euros par an.
En dépit de ce bénéfice, la commune ne s'enrichira pas pour
autant car l’investissement nécessaire pour construire une
telle école représente un coût considérable. En effet, les
seules photopiles et leur installation coûteront 350 000 euros.
Le coût des travaux tournera autour des 5 millions d'euros
dont 1,6 million de surcoût par rapport à un bâtiment normal.
source : www.actualites-news-environnement.com/20060421-ecole-zero-energie.php
L'Institut Montaigne publie un rapport
iconoclaste intitulé "Ouvrir les grandes écoles
à la diversité"
« Frotter et limer sa cervelle
à celled’autrui », disait Montaigne. Aujourd’hui,
rares sont les élèves de « milieux modestes
» à pouvoir mettre en pratique cette recommandation
au sein de nos grandes écoles. Intégrer ces
établissements prestigieux relève pour eux aujourd’hui
sinon de l’exploit, au moins de l’exception. Ils
ont en tout cas 20 fois moins de chances d’y parvenir
que les fils et filles de « milieux supérieurs
», et leur représentation ne cesse de baisser
depuis 30 ans. Cette situation bafoue la promesse républicaine
d’égalité des chances et illustre jusqu’à
la caricature la panne de l’ascenseur social. Pour faire
sauter le verrou social qui existe à l’entrée
de ces « fabriques » à élites, le
groupe de travail « Diversité des grandes écoles
» de l’Institut Montaigne a formulé dans
ce rapport, publié début 2006, une série
de propositions concrètes. Avec un seul objectif :
favoriser des recrutements plus diversifiés, mais toujours
méritocratiques.
Pour en savoir plus, connectez-vous au site
de l'Institut Montaigne ou téléchargez directement
le rapport
en version PDF.
L'EFMD publie un rapport "Globally
Responsible Leadership : a call for action"
L'organisme international d'accréditation
des business schools EFMD (European Foundation for
Management Development, qui a notamment développé
la certification EQUIS - European Quality Improvement System)
a publié fin 2005 un rapport dans le cadre de son initiative
Globally Responsible Leaders, lancée en 2004 avec un
certain nombre d'entreprises et d'écoles, parmi lesquelles
Bordeaux Ecole de Management, l'INSEAD ou l'ESSEC pour les
campus situés en France. Pour mémoire, l'objectif
de l'initiative, menée avec le soutien du Pacte Mondial
des Nations-Unies, est notamment d'étudier comment
la responsabilité globale peut devenir à terme
un critère d'accréditation pour les écoles
de commerce, mais aussi de faire échanger les entreprises
(certaines, comme Lafarge ou Caisse d'Epargne, font également
partie du projet) et les grandes écoles sur la façon
de former les dirigeants responsables de demain.
Pour en savoir plus, téléchargez la
version PDF du rapport "Globally responsible leadership
- a call for action", connectez-vous sur www.globallyresponsibleleaders.org
et téléchargez le dossier
de presse réalisé par Bordeaux EM pour annoncer
leur participation à l'initiative.
Avec Génération Solaire,
Greenpeace mobilise les universités sur l'efficacité
énergétique
Lancée par Greenpeace en
2005, l’opération Campus Vert vise à transformer
les universités en modèles de bonne gestion
énergétique - dans le cadre de la campagne internationale
Solar Génération qui a pour but depuis 2003
la sensibilisation des étudiants aux énergies
renouvelables et est déjà active en Allemagne,
en Suisse, en Californie, aux Philippines, en Inde, en Chine
et aux Pays-Bas. En 2004, un tour de France du bar «
Solar Génération » - buvette gratuite,
alimentée par photovoltaïque et baptisée
"le soleil paye sa tournée" pour souligner
la gratuité de l'énergie solaire - a constitué
une première étape de sensibilisation.
L’objectif est désormais d’aller au-delà
pour réduire au minimum l’impact du campus sur
le climat - avec des actions portant aussi bien sur l’utilisation
de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale)
pour la construction ou la rénovation des bâtiments,
le recours à l’éolien ou à la cogénération,
la mise en place du tri sélectif, l’utilisation
de papier recyclé, ainsi que la promotion de gestes
individuels comme éteindre les lumières en sortant
d’un amphi ou éviter les gobelets jetables. "Ce
sont les étudiants qui se mobilisent et créent
la demande, en exerçant une pression, soit auprès
de leur directeur d’école soit auprès
de leur président d’université" précise
Laetitia de Marez, responsable du programme climat chez Greenpeace.
Sur le campus du Mont Saint-Aignan, à Rouen, l’installation,
en avril 2005, d’une ferme éolienne s’est
déroulée en présence du président
de l’Université. A Rennes, l’association
étudiante Ar Vuez, après une première
rencontre avec la direction du site de Beaulieu, est désormais
en relation avec les responsables eau, électricité
et chauffage du service technique immobilier (STI). Mi-décembre
2005, dix sites "pilotes" vont être sélectionnés
: ils bénéficieront d'un suivi et d'un soutien
privilégiés. Elle consistera à "les
faire profiter du maximum de moyens, matériels et équipements
conçus pour cette campagne. D’autres seront fabriqués
à la demande. Et des rendez-vous réguliers seront
de plus programmés toutes les six semaines, afin de
favoriser l'échange d'expériences, les bonnes
pratiques entre campus lauréats. Le premier prévu
est un séminaire "d’intégration"
des 10 représentants étudiants, organisé
fin janvier 2006.
Pour en savoir plus : www.solargeneration.fr
Le Comité 21 lance un programme
Agenda 21 scolaires
Le Comité 21 accompagne depuis
dix ans les démarches Agenda 21 des collectivités
(Agenda 21 local), plans d’action pour le développement
durable à l’échelle d’un territoire
(environ 120 actuellement en France, du local au régional).
Il souhaite désormais mobiliser sur une démarche
similaire des établissements scolaires, de l’école
au campus universitaire, en mobilisant l’ensemble des
acteurs qui partagent un même lieu de vie et interagissent
sur son évolution : élèves et leurs parents
pour les plus jeunes, communauté éducative et
représentants de l’Etat, collectivités
territoriales, personnel et entreprises qui interviennent
sur le site…
Concrètement, le Comité 21 propose depuis fin
2005 un programme d’expérimentations sur la démarche
Agenda 21 scolaires, avec un appui méthodologique à
une dizaine d’expérimentations, sur la période
2005-2006, sur la base d’une démarche volontaire
portée à la fois par les établissements,
les Académies et les collectivités, et d’un
« échantillon » le plus représentatif
possible : écoles, collèges et lycées,
sites urbains et péri-urbains, établissements
généralistes et professionnels…Parmi les
établissements candidats à l’expérimentation,
on compte notamment HEC et Bordeaux Ecole de Management, qui
sont aussi engagés dans la campagne Campus Responsables
et depuis peu membres du Comité 21, mais aussi plusieurs
lycées (Lycée et Collège Bergson à
Paris 19ème, Lycée Modeste Leroy à Evreux,
Lycée Guy de Maupassant de Fécamp, etc.) et
même l’Ecole Primaire Quinet-Rollin à Lille
Pour en savoir plus, téléchargez la présentation
du programme Agenda 21 scolaires ou www.comite21.org
Le campus de Luminy se met au covoiture
(source : Metro, 28/10/05)
A Marseille et dans les environs, la grève des traminots
de la RTM favorise le développement du covoiturage.
Ainsi, Voiture & co, une association créée
en 1995 sur le campus de Nanterre (à l'occasion d'une
grève de la RATP !) et désormais installée
sur le campus de Luminy, en profite pour encourager le covoiturage.
Un moyen de transport économique puisqu’on partage
les frais de carburant, selon son responsable marseillais
Léandre Gautier, mais surtout "un excellent moyen
de faire connaissance avec d'autres étudiants."
Après avoir travaillé sur la mise en relation
d'une cinquantaine d’étudiants intéressés
par cette formule, son association a inauguré en octobre
une Maison des transports située en face du restaurant
universitaire et qui propose notamment des locations de vélo.
Et Voiture & co envisage en 2006 d’étendre
son action aux autres campus de la ville.
Renseignements : 04 91 26 21 80 ou maisondestransports.org
Audencia Nantes publie un premier rapport
sur ses engagements Global Compact
Audencia Nantes, qui est comme quelques établissements
français signataire du Pacte Mondial des Nations-Unies
(ou Global Compact), a publié en juin 2005 un premier
rapport sur les initiatives prises pour faire face à
ces engagements et a créé un blog sur cette
thématique.
Le rapport : http://resgloblog.typepad.com/audencia/2005/06/premier_rapport.html
ou à télécharger en version
PDF ici.
Le blog : http://resgloglog.typepad.com/audencia
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