rejoignez-nous !

avec le soutien

  • Bouygues Construction
  • Caisse des Dépôts
  • Ademe

Vous avez déjà un compte ?

identifiez-vous

créer un compte !

Les Campus membres

UNIVERSITÉS

ÉCOLES DE MANAGEMENT

ÉCOLES D’INGÉNIEURS

ÉTABLISSEMENTS SPÉCIALISÉS

avec le soutien

L'Etudiant
REFEDD
Des Enjeux et des Hommes
AEF
Comité 21
Néoplanète

GENERALI FRANCE

A PROPOS DE GENERALI FRANCE

 

Generali France est aujourd’hui l’un des principaux assureurs dans l’Hexagone. Le chiffre d’affaires de la compagnie, dont l’implantation en France remonte à 1832, atteint 12,3 milliards d’euros en 2014. Generali France s’appuie sur plus de 10 000 collaborateurs et agents généraux pour offrir des solutions d’assurances à 7 millions de clients, particuliers ou bénéficiaires de garanties dans le cadre de leur activité, ainsi que 800 000 entreprises et professionnels.

 

A PROPOS DU GROUPE GENERALI

Le Groupe Generali est l’un des principaux assureurs au monde. Son chiffre d’affaires en 2014 s’élève à 70 milliards d’euros. Avec 78 000 collaborateurs à travers le monde au service de 65 millions de clients dans plus de 60 pays, le Groupe figure parmi les leaders sur les marchés d’Europe occidentale, et occupe une place d’importance croissante en Europe Centrale et Orientale ainsi qu’en Asie.

 

 

GENERALI France  et la #RSE

 

Assurances et RSE : a priori, le lien entre ces deux domaines parait improbable. Et pourtant, le secteur des assurances peut être un levier démultiplicateur pour la RSE dans les entreprises : au moins de 4 façons. Explications.

A l’heure de la préparation de la COP21 à Paris, les initiatives et annonces foisonnent en faveur de l’environnement, du Développement Durable, de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO). On sait bien, pourtant, que le changement climatique ne pourra se résoudre avec les seules décisions qui en sortiront. La solution ne peut venir d’un seul type d’acteurs : les Etats sont endettés, les acteurs du territoire voient leurs crédits réduits, les ONG et associations font face à des coupes des budgets publics, les entreprises sont confrontées à la crise, les citoyens ont besoin de fédérer leurs initiatives. Face aux risques et aux enjeux qui ont changé d’échelle, de nouvelles alliances doivent être trouvées. Et c’est sur la durée qu’il faudra inscrire l’action de tous pour limiter les effets du réchauffement.

La durée : voilà l’horizon naturel des assureurs. Ils doivent faire fructifier les sommes qui leurs sont confiées par leurs clients sur des durées longues, jusqu’à un demi-siècle, comme dans le domaine des retraites complémentaires par exemple1. Par le rôle central qu’il joue dans l’économie tout autant que par les mesures qu’il est en droit de demander pour garantir des risques, le secteur des assurances est en capacité d’aider à promouvoir des pratiques responsables et donc de contribuer aux avancées de la RSE. Elle dispose de plusieurs leviers pour cela.

 

Levier de développement de la RSE #1: les investissements financiers du secteur de l’assuranceRien qu’en France, l’assurance investit chaque année 1300 milliards dans l’économie, principalement en obligations d’état ou de grandes entreprises, mais aussi en actions. De nouvelles méthodes de sélection d’actifs ont vu le jour : l’Investissement Socialement Responsable (ISR), l’intégration de critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) ; l’Impact investing. Les grands groupes d’assurance peuvent faire pression sur des secteurs entiers de l’économie par leur pouvoir de financement…ou de non financement. 

 

Levier de développement de la RSE #2 : le bâti et les investissement immobiliers des assureurs

Les assureurs sont aussi des investisseurs naturels du secteur immobilier. Ils construisent des programmes d’immeubles d’habitations ou de bureaux. En se lançant dans des modes de construction durable, il peuvent donc peser sur le secteur du bâtiment – qui, on le sait, est l’un des grands pollueurs – avec des cahiers des charges de plus en plus exigeants. Objectif : réduction de l’impact environnemental des immeubles, des ressources consommées avec, comme conséquences de ces charges réduites, un loyer plus élevé qu’ils peuvent demander aux locataires. Pour redistribuer des rendements plus élevés à leurs clients, notamment en épargne.

L’un des premiers et des plus vastes programmes de bureaux HQE d’Ile de France a été financé par Generali : l’immeuble EOS, à Issy les Moulineaux qui est devenu le siège européen de Microsoft. D’autres initiatives peuvent aussi être imaginées : ainsi le BeeoTop, immeuble que nous avons dédié aux acteurs de l’ESS, aux ONG et Entrepreneurs responsables, situé porte de Clichy, comprend un centre de Coworking pour incuber les initiatives responsables, comme par exemple Circul’R : deux jeunes partis faire un tour du monde des initiatives de l’économie circulaire.

 

Levier de développement de la RSE #3 : les assurances et leur gestion de la prévention

Derrière ce mot un peu abstrait, on trouve tout ce qui relève des conseils et des mesures pour que les risques encourus ne se réalisent pas. Ainsi, dans les entreprises qui sont ses clientes, un assureur peut inciter les décideurs à être vigilants aux atteintes à l’environnement dans leur processus de production, conseiller la mise en place de politiques de réduction des déchets toxiques ou encore adopter des politiques de formation pour réduire les accidents du travail.

 

Levier de développement de la RSE #4: le rôle du secteur des assurances pour encourager la responsabilité des entreprises et pour générer un effet démultiplicateur

Le secteur de l’assurance mutualise des risques. Il doit aussi aujourd’hui mutualiser les bonnes pratiques pour développer les comportements responsables.

 Voilà le levier sans doute le plus puissant pour développer la RSE. Le secteur des assurances a parmi ses mécanismes fondamentaux la mutualisation des risques au sein de la communauté de ses assurés. Elle peut et doit aujourd’hui aussi mutualiser les bonnes pratiques et les donner en exemple pour essaimer les comportements responsables parmi ses assurés et, plus généralement, les publics avec lesquels elle est en relation. Prenons l’exemple des professionnels et des entreprises : ce sont des centaines de milliers qui sont assurées auprès des grands groupes d’assurance. Chez Generali France, 800 000. C’est là que nous avons mis dès 2006 notre énergie, au cœur de notre business model. Nous avions acquis la conviction que nous ne pouvions agir seuls pour lutter contre les dérèglements climatiques. Nous devions trouver des effets d’entrainement avec nos clients qui, eux, ont des activités industrielles et de transformation.

Dans ces secteurs, la réduction de l’empreinte environnementale et de l’empreinte carbone est encore plus pertinente. Dès 2006, nous avons innové en intégrant des critères de RSE dans la façon d’analyser les risques des entreprises. Au-delà des mesures de prévention classiques d’un assureur (sprinklers, extincteurs contre l’incendie ; analyse des processus de fabrication, etc.), nous avons intégré de nombreux autres critères : la chaine d’approvisionnement, la sous-traitance, la politique sociale de l’entreprise, la manière dont elle a recours à l’écoconception, son ancrage territorial…Depuis, nous avons entrainé une centaine de belles PME et ETI pour qu’elles renforcent leurs pratiques exemplaires d’entreprise responsable.

 

Nous avons imaginé de labéliser les meilleures d’entre elles. Une simple reconnaissance de notre part qui valorise leurs pratiques et leur donne droit à des services supplémentaires gratuits (assistance à la gestion de crise, plan de continuité de l’activité, la stabilité des tarifs même en cas de sinistre grave…). Cet accès à des services supplémentaires sont liés au fait que ces entreprises responsables sont aussi plus rentables pour nous assureurs. Nous avons constaté au sein des entreprises les plus responsables que les accidents auxquels elles devaient faire face étaient moindres et moins fréquents que dans les autres entreprises. Pour nous, moins de sinistres à payer…Tout le monde y gagne, l’entreprise labélisée, ses équipes, ses parties prenantes ; nous assureurs, et la planète, moins dégradée par des activités négligentes.

 

Mettre en place et déployer sa stratégie RSE, un long chemin pour les entreprises

Toutes les entreprises ne sont pas au même niveau de conscience en RSE, bien sûr. C’est ce que nous avons observé avec le baromètre que Generali réalise tous les 2 ans avec le mouvement Entrepreneurs d’avenir et l’institut d’études CSA. En 2013, seulement 25 % des PME interrogées s’estimaient en pointe en matière sociale et environnementale (cf graphique) mais les dirigeants intègrent de plus en plus le sociétal dans la stratégie de leur entreprise (59% d’entre eux, + 16% par rapport au baromètre de 2011).

 

 

Ce qui nous importe, ce n’est pas tant de l’évaluer à un instant T que de voir le chemin sur lequel elle s’engage. En matière de RSE et de gouvernance, très peu d’entreprises peuvent se targuer de ne pouvoir être prises en défaut.

Pour ma part, je crois à la politique « des petits pas ». Chaque entreprise peut et doit trouver son chemin vers des pratiques plus responsables. A nous assureurs de les accompagner sur ce chemin. Depuis 10 ans, Generali a vu qu’un assureur était légitime pour apporter un « conseil augmenté » intégrant la RSE. Comme le dit Lao-Tseu « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ».

 

1 – Si l’on compte en moyenne 20 ans de période de cotisations et 25 ans de durée de versement de cette retraite, on atteint des durées proche de 50 ans